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Le catho bashing, une réalité ?

MAN,PRAYING,CHAPEL
Shutterstock
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L’incendie d’origine criminelle survenu à l’église Saint-Sulpice s’ajoute à la longue liste de dégradations — et de profanations — qui visent les édifices catholiques depuis de nombreuses années.

En février, pas moins de cinq églises ont été vandalisées en une semaine. Le phénomène n’est d’ailleurs pas circonscrit à la région parisienne : des cas ont été recensés à Dijon et à Nîmes. L’hebdomadaire L’Express a même indiqué que cinq églises étaient profanées par jour en France. Un récent article paru sur le site de Libération montre que les chiffres fournis par le ministère de l’Intérieur sont plutôt flous. Il s’agirait plutôt de deux édifices religieux catholiques attaqués par jour. Même si les chiffres sont à manier avec précaution, cela dénote malgré tout un taux significatif d’actes anticatholiques en France, et aucune information ne semble disponible concernant les profils des vandales. Infâmes néo-nazis, sombres crétins anarchistes ou jeunes radicalisés ? Rien ne filtre. Silence radio place Beauvau. Tous les critères semblent d’ailleurs mélangés : il n’y a par exemple pas de nuance entre dégradations et profanations ou bien entre l’inscription d’insultes sur un mur d’église ou le saccage d’un autel.

La tenaille du communautarisme

Si quelques voix se sont élevées à droite, le silence politique et médiatique à l’égard de ces authentiques drames alimente les pires théories complotistes. Quand il n’est pas question des manipulations de la franc-maçonnerie, les théories les plus fumeuses affleurent et la bataille de chiffres plus ou moins fantaisistes s’engage sur la toile. Dès lors, une bataille victimaire mâtinée de paranoïa s’engage, entre les porte-voix numériques issus des différentes confessions, qui s’invectivent continument et cherchent à hurler plus fort que leur voisin pour se faire entendre. La victimisation à outrance concerne aussi les catholiques, souvent prompts à dénicher un fait divers pour justifier la haine d’une autre communauté de croyants. Elle n’est hélas que le résultat d’un communautarisme qui semble inarrêtable depuis plus de quarante ans : la juxtaposition des différentes communautés en France mène à la défiance et au repli. Les querelles que nous soulevons depuis le début de notre propos n’en sont que la pathétique conséquence.

Le courage de la cohérence

La place du christianisme en France est néanmoins centrale, pour ne pas dire unique. Même si elle est parfois frondeuse, elle n’en demeure pas moins sa fille aînée. Chaque village s’est développé autour de son clocher. La pensée chrétienne infuse chaque millimètre de notre territoire, et s’en prendre à un symbole catholique est de facto une attaque contre les racines culturelles, spirituelles et patrimoniales de notre pays. Si de plus en plus de catholiques surjouent la victimisation pour exister, c’est aussi parce que la France n’assume plus son héritage le plus précieux, y compris au plus haut sommet de l’État. Le silence assourdissant des autorités à l’égard des profanations d’églises en sont un exemple parmi d’autres.

Les catholiques dérangent. Le passé catholique de la France dérange encore davantage. Lorsqu’un catholique s’engage pour le climat ou pour les réfugiés, il est bien accueilli. Lorsqu’il se montre cohérent et prend la parole sur les sujets qui touchent la défense de la famille ou la protection de la vie, il est vilipendé. Les dégradations d’églises et les plaintes qui s’ensuivent illustrent la difficulté d’exister de la part des catholiques au sein de la cité.

N’ayez pas peur !

Partagés entre l’impossibilité de défendre sereinement leurs lieux de culte immémoriaux et la surdité de la société face à leur désarroi, les catholiques ne parviennent pas à résoudre l’équation proposée par l’époque, car cette dernière comporte trop d’inconnues. Comment assumer sa foi et défendre l’histoire chrétienne de la France sans verser dans la surenchère ? Comment s’assumer catholique de manière publique, en faisant preuve de cohérence ? Comment exprimer une douleur, sans tomber dans le dolorisme ?
Face à ces dilemmes, les premières paroles du pontificat de Jean Paul II résonnent encore plus fortement : « N’ayez pas peur ! Ouvrez, ouvrez toutes grandes les portes au Christ ! À sa puissance salvatrice ouvrez les frontières des États, les systèmes économiques et politiques, les immenses domaines de la culture, de la civilisation, du développement. N’ayez pas peur ! Le Christ sait “ce qu’il y a dans l’homme” ! Et Lui seul le sait ! »

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