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Notre-Dame de Lourdes ou l’Évangile continué

GROTTE DE LOURDES; MASSABIELLE
© Shutterstock - Dolores Giraldez Alonso
La grotte de Lourdes.
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En priant la Vierge Marie "salut des infirmes", les chrétiens reconnaissent la puissance de sa prière sur le cœur de son Fils auprès des malades. Marie aide aussi à nous unir à ceux qui souffrent dans leur chair pour le salut du monde.

Le 11 février 1858, la Vierge Marie apparaissait pour la première fois à Bernadette Soubirous, une pauvre habitante de Lourdes. Ce sera le début d’une aventure qui fera de la petite ville des Hautes-Pyrénées une des capitales religieuses de l’Europe.

Pour l’homme de la rue, Lourdes est synonyme de miracles. Et de miracles opérés sur les corps de personnes souffrantes ou atteintes d’un handicap. C’est la raison pour laquelle Lourdes est la capitale mondiale des malades. À ce titre, la vocation de la cité mariale est en consonance parfaite avec l’Évangile. Le Christ a eu souci en effet de la santé corporelle des hommes durant son ministère public. Son activité de thaumaturge ne s’est pas cantonnée aux lois de la nature inanimée et aux éléments. Elle s’est exercée également sur les pauvres corps souffrants de l’humanité. Car le salut qu’il apportait ne concernait pas seulement les âmes, mais aussi la guérison physique des personnes qui le suppliaient. Certes, pour lui, le péché est une maladie plus grave que l’infirmité corporelle. Toutefois, il n’a jamais refusé de guérir les malades qui s’approchaient de lui avec confiance.

Un salut intégral

Si les évangiles regorgent à ce point de guérisons physiques, alors que Jésus insiste tant sur la priorité du salut des âmes, la raison en est que le corps, pour l’anthropologie biblique, fait partie intégrante de l’identité de l’homme. On est loin ici du dualisme grec, pour lequel le corps est une prison, complètement étranger à la vie de l’esprit.

Selon la mentalité hébraïque, qui était celle de Jésus et de la Révélation, il n’existe pas, en nous, d’un côté un esprit, et d’un autre côté, une réalité biologique avec laquelle il faudrait se débrouiller tant bien que mal. En prenant soin de nos infirmités physiques, le Christ manifeste au contraire que l’homme est un tout, à la fois corps et esprit. En tant que thaumaturge, le salut qu’il apporte est intégral. Il touche toutes les dimensions de notre être.

L’office d’intercession de la Vierge

Jésus étant LE salut des infirmes, pourquoi les pèlerins de Lourdes viennent-ils prier la Vierge Marie pour leur guérison ? Le salut n’est-il pas l’œuvre de Dieu ? Lui seul est tout-puissant, capable de retarder les lois de corruption de la nature, loi d’entropie et de mort. Là-dessous, tout le monde s’accorde. Cependant, si l’Église nous recommande de prier la Vierge, cela tient à ce que l’office qui est celui de Notre-Dame depuis son Assomption consiste à intercéder en notre faveur. En nommant la Vierge « salut des infirmes », ses fidèles reconnaissent la toute puissance de sa prière sur le cœur du Très-Haut. Répartition des tâches : à elle la prière, à Dieu la puissance d’exaucer nos demandes… à la demande de la mère de Jésus.

Une vérité attestée par l’Écriture

Ce ne sont pas là des conjectures téméraires sur le fonctionnement du monde céleste. Cet office de la Vierge est attesté par l’Écriture sainte. Si l’Évangile selon saint Jean prend bien soin, en relatant le miracle des noces de Cana, de souligner la place de Marie lors du premier signe de Jésus, n’est-ce pour souligner que cette disposition ne concerne pas seulement la prière ponctuelle de la Vierge à son Fils à l’occasion de cette noce, mais que son intercession est de l’ordre de la révélation, c’est-à-dire qu’elle se poursuit durant tout le temps de l’Église ?

En signalant la présence de la mère du Christ sur les lieux mêmes où Jésus a accompli son premier signe public, l’Écriture veut nous enseigner sa place de médiatrice entre Jésus et nous. De même que le Christ a accompli son premier miracle à Cana à la demande de la Vierge, de même l’intercession de celle-ci reste-t-elle toute puissante afin de nous obtenir la grâce de Dieu.

Lors de ce mariage, au début du ministère public de Jésus, Marie a détecté la détresse du couple au sujet du vin qui venait à manquer. À plus forte raison connaît-elle les infirmités qui nous font souffrir dans notre chair. Complètement ajustée au cœur miséricordieux de Dieu, la Vierge est toujours prête à nous venir en aide. Les pèlerins de Lourdes le savent d’instinct, eux qui viennent confier leurs peines à celle qui est apparue à Bernadette.

Demander la sagesse à la Vierge

Cependant Dieu ne guérira pas toutes nos infirmités. Celles-ci représentent souvent le signe des souffrances du monde, un monde enfoncé dans son péché, et qui s’y complaît parfois obstinément. Aussi le chrétien doit-il supporter les siennes avec patience, sachant qu’en les portant, il complète en sa chair ce qui manque à la Passion du Christ pour son corps qui est l’Église. Raison de plus pour demander à la Vierge l’intelligence de cette co-rédemption à laquelle nous pouvons prendre part en portant nos infirmités. Mais plus important encore que cette intelligence est le cœur capable de dire « oui », avec zèle et amour, à une telle mission.

Il est naturel de prier le Seigneur de nous délivrer de nos souffrances physiques. Cependant, si le conseil divin a décidé que telle écharde plantée dans notre chair peut contribuer mystérieusement au salut du monde, le chrétien doit prier l’Esprit saint afin qu’il l’éclaire au sujet de la connexion entre ses souffrances et la Rédemption, et surtout afin qu’il mette en son cœur le feu de la charité qui lui fera porter sa croix avec les sentiments qui furent ceux de Jésus au Calvaire. C’est aussi cela que les pèlerins viennent apprendre, sans dolorisme aucun, devant la grotte de Massabielle.

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