Recevez la newsletter d'Aleteia chaque jour!
Commencez la journée de la meilleure des manières : recevez la newsletter d'Aleteia
Je m'inscris!

Vous ne souhaitez pas faire de don ?

Voici cinq façons d'aider Aleteia:

  1. Prier pour notre équipe et le succès de notre mission
  2. Parler d'Aleteia dans votre paroisse
  3. Partager les articles d'Aleteia avec vos amis et votre famille
  4. Désactiver votre bloqueur de pub quand vous êtes sur Aleteia
  5. S'abonner à notre newsletter gratuite et la lire tous les jours

Je vous remercie!
L'équipe d'Aleteia

 

Souscrire

Aleteia

Explosion rue de Trévise : le récit du sauvetage héroïque du troisième pompier

Carl LABROSSE / AFP
Quelques instants après l'explosion de gaz, rue Trevise, à Paris, le 12 janvier.
Partager

Commandant de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris, le général Jean-Claude Gallet revient dans « Le Parisien » sur l’explosion de la rue Trévise, l’intervention des pompiers et le sauvetage de l’un d’entre eux, bloqué par des gravats.

À chaque intervention, ils mettent leur vie en balance. Samedi 12 janvier, deux pompiers sont morts dans l’explosion d’un immeuble situé rue de Trévise, dans le IXe arrondissement parisien, où ils intervenaient pour une fuite de gaz. Dans un entretien accordé au Parisien le général Jean-Claude Gallet, commandant de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP), est revenu sur les circonstances de leur décès ainsi que sur l’incroyable sauvetage d’un autre pompier, qui était resté à l’intérieur, bloqué sous des gravats.

« La question est implicite, la décision, collective »

« Un dessinateur de la brigade, qui avait interrogé deux camarades survivants, a réussi à localiser sur un croquis l’endroit où pouvait être ce pompier », explique l’officier au quotidien. « Est-ce que la brigade accepte de perdre six pompiers pour le localiser, sans savoir s’il est encore vivant et qu’il a déjà deux camarades tués sur le coup ? La question est implicite, la décision, collective. Cela se fait au regard. Et ça se traduit par : on y va, et on assume ».

© E. Thépault I BSPP
À chaque intervention, les pompiers mettent leur vie en jeu.

Le général Jean-Claude Gallet rappelle la complexité d’une telle intervention : « Il passe sur une échelle, une autre, cherche, ne trouve pas, ça s’écroule… ». Et puis soudain, la découverte : « On trouve un homme enseveli. A sa tenue, on sait que c’est lui ! La seule solution était le déblaiement des gravats à la main, mais on entend craquer l’immeuble et on voit des fissures horizontales, la structure est atteinte ». Finalement, « le sapeur-pompier a pu être extrait verticalement, en barquette », se réjouit l’officier avant de préciser : « On a quatre personnes décédées dont deux pompiers mais lui est vivant, sauvé dans des conditions inouïes… C’est une victoire contre la mort ».

On estime que ces deux pompiers ont sauvé en tout une vingtaine de vies. Jeudi matin, ils ont été faits chevaliers de la légion d’honneur à titre posthume. Leurs noms résonneront désormais tous les lundis matin lors de la cérémonie d’hommage des morts au feu dans les 80 casernes de la brigade.

Ils ont donné leur vie pour les autres en 2018
Tags:
pompiers
Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous
Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]