Recevez la newsletter d'Aleteia chaque jour!
Démarrez la journée avec la newsletter d'Aleteia
Je m'abonne gratuitement !

Vous ne souhaitez pas faire de don ?

Voici cinq façons d'aider Aleteia:

  1. Prier pour notre équipe et le succès de notre mission
  2. Parler d'Aleteia dans votre paroisse
  3. Partager les articles d'Aleteia avec vos amis et votre famille
  4. Désactiver votre bloqueur de pub quand vous êtes sur Aleteia
  5. S'abonner à notre newsletter gratuite et la lire tous les jours

Je vous remercie!
L'équipe d'Aleteia

 

Souscrire

Aleteia

Pologne : le maire de Gdansk meurt après une attaque au couteau

PAWEŁ ADAMOWICZ NIE ŻYJE
Wojciech Stróżyk/REPORTER
Partager

Le maire du grand port polonais de Gdansk (nord) Pawel Adamowicz, 53 ans, est mort, lundi 14 janvier, après avoir été poignardé dimanche soir lors d’un événement public, a annoncé Lukasz Szumowski, ministre de la santé. Pawel Adamowicz a été longuement opéré dans la nuit, mais n’a pas survécu à ses blessures. L'archevêque de Varsovie, Mgr Kazimierz Nycz, célébrera ce soir une messe en présence du président polonais Andrzej Duda, et du premier ministre Mateusz Morawiecki. Partout dans le pays des veillées de prière s'organisent.

Cliquez ici pour ouvrir le diaporama

Personnalité très populaire en Pologne, maire de Gdansk depuis 1998, Pawel Adamowicz a été frappé de plusieurs coups de couteau peu avant 20 heures dimanche, devant plusieurs centaines de personnes lors d’un évènement caritatif destiné à recueillir des fonds pour une organisation finançant l’achat d’équipements pour des hôpitaux.

L’agresseur a été rapidement neutralisé par la sécurité de l’évènement avant d’être interpellé par les forces de l’ordre. Selon une porte-parole de la police de Gdansk, il s’agit d’un habitant de la ville âgé de 27 ans. Les médias indiquent que cet homme a purgé une peine de plus de cinq ans de prison pour quatre attaques à main armée contre des banques à Gdansk. Toujours selon eux, sa santé psychique se serait fortement dégradée lors de son séjour en prison.

La Pologne en émoi

Un enregistrement vidéo de l’attaque, publié sur YouTube, montre l’homme faire irruption sur un podium. Après avoir attaqué le maire avec un grand couteau, il gesticule triomphalement en levant les bras et en agitant son arme, puis s’empare du micro pour affirmer avoir été jeté en prison, alors qu’il était innocent, et « torturé » par la Plateforme civique, principal parti d’opposition et soutien de la candidature de Paul Adamowicz aux municipales de l’automne dernier – que ce dernier avait remporté avec plus de 64% des voix. « C’est pourquoi Adamowicz meurt », ajoute-t-il.

L’agression a provoqué un choc en Pologne, pays qui n’a pratiquement pas connu d’attentat violent de ce genre depuis la chute du communisme il y a trente ans. Peu après l’attaque, le président polonais, Andrzej Duda, le premier ministre, Mateusz Morawiecki, et la quasi-totalité des responsables politiques polonais, au pouvoir et dans l’opposition, ainsi que plusieurs hauts responsables européens dont le président du Conseil européen, le Polonais Donald Tusk, avaient exprimé leur émotion et leur solidarité avec l’édile. « Repose en Paix, Adieu Pawel » a ainsi tweeté le Prix nobel de la Paix, Lech Walesa.

« Pawel Adamowicz, maire de Gdansk, homme de solidarité et de liberté, un Européen, mon bon ami, a été assassiné. Qu’il repose en paix » a souligné Donald Tusk, président du Conseil européen et ancien premier ministre polonais, né à Gdansk.

Andrzej Duda, président de la Pologne a également fait part de son émotion : « Pawel Adamowicz nous a quitté. L’adversité et la violence a donné la plus tragique des conséquences. Je prie Dieu pour sa famille. »

Découvrez les regrets les plus souvent entendus sur le lit de mort :
Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous
Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]