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Saint Jean, l’apôtre du témoignage par excellence

JOHN
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"Je suis chargée de témoigner, pas de vous faire croire", déclare Bernadette Moriau, 70e miraculée de Lourdes. N'est-ce pas la meilleure façon d'évoquer la foi ? Saint Jean nous le montre dans son évangile, ses lettres et dans l'Apocalypse, où le mot apparaît près de cinquante fois.

L’Évangile de saint Jean, le plus tardif et le plus original des quatre, comporte un leitmotiv : la notion de témoignage, qui nous ramène à l’essence même de la foi chrétienne. Jugez plutôt. Dès les premières lignes, il fait de Jean Baptiste le premier témoin du Christ :

« Il y eut un homme envoyé par Dieu ; son nom était Jean.
Il est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui.
Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière. » (Jn 1, 6-8)

Témoigner revient ainsi à annoncer la venue du Christ, cette « vraie Lumière » qui brille dans les ténèbres et éclaire les hommes. Auprès de la délégation de prêtres juifs envoyés par Jérusalem pour savoir qui il est, il rend ce « témoignage » : il n’est pas le Christ, mais une « voix qui crie dans le désert » pour « redresser le chemin du Seigneur » (1Jn 19-23).

Pour saint Jean Baptiste, témoigner est enfin révéler qui est le Christ quand il lui apparaît, le désignant comme le fils de Dieu :

« Alors Jean rendit ce témoignage : “J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et il demeura sur lui.
Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit : ‘Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, celui-là baptise dans l’Esprit Saint.’
Moi, j’ai vu, et je rends témoignage : c’est lui le Fils de Dieu.“ » (Jn 1, 32-34)

Le Père et le Fils, témoins mutuels

Si les hommes ont pu recevoir le témoignage du prophète, le Christ a pour lui un témoignage plus solide encore : « Moi, ce n’est pas d’un homme que je reçois le témoignage, mais j’ai pour moi un témoignage plus grand que celui de Jean », dit-il aux pharisiens qui l’interrogent. Les vérités qu’il proclame lui viennent de Dieu dont il rend témoignage, tout comme Dieu rend témoignage au Christ : ce témoignage, « ce sont les œuvres que le Père m’a donné d’accomplir ; les œuvres mêmes que je fais témoignent que le Père m’a envoyé ». (Jn 5)

« Tu te rends témoignage à toi-même, ce n’est donc pas un vrai témoignage », lui rétorquent encore les Juifs endurcis dans leur scepticisme. Refusant de voir en Jésus le fils de Dieu, il ne peuvent comprendre en quoi ils peuvent être des témoins mutuels. C’est ce qu’explique le Christ dans sa réponse :

« Oui, moi, je me rends témoignage à moi-même, et pourtant mon témoignage est vrai, car je sais d’où je suis venu, et où je vais ; mais vous, vous ne savez ni d’où je viens, ni où je vais. (…) il est écrit dans votre Loi que, s’il y a deux témoins, c’est un vrai témoignage. Moi, je suis à moi-même mon propre témoin, et le Père, qui m’a envoyé, témoigne aussi pour moi. »

Rendre témoignage, c’est annoncer

Mais tous ne furent pas incrédules comme les pharisiens et parlèrent du Christ autour d’eux, lui rendant témoignage. C’est encore en ces termes que Jean l’évangéliste rapporte l’épisode de la rencontre entre Jésus et une Samaritaine qui le reconnait comme le Christ : « Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus, à cause de la parole de la femme qui rendait ce témoignage : “Il m’a dit tout ce que j’ai fait.“ » (Jn, 4-39) L’expression revient encore une fois lors du récit de la résurrection de Lazare, miracle dont la nouvelle est vite colportée : « La foule rendait témoignage, elle qui était avec lui quand il avait appelé Lazare hors du tombeau et l’avait réveillé d’entre les morts. » (Jn 12, 17)

Rendre témoignage ne se limite pas à raconter les miracles, mais à annoncer la Bonne Nouvelle dans sa totalité, faisant le récit de l’évènement de la venue du Christ parmi les hommes. C’est à quoi sont appelés tous les apôtres, à qui Jésus dit « vous aussi, vous allez rendre témoignage, car vous êtes avec moi depuis le commencement »(Jn 15, 27). Pour cette raison, les disciples connaîtront le martyr, mot grec qui signifie « témoin ».

Cette mission, saint Jean l’accomplit en écrivant son Évangile, et, parlant de lui à la troisième personne, s’adresse directement au lecteur : « Celui qui a vu rend témoignage, et son témoignage est véridique ; et celui-là sait qu’il dit vrai afin que vous aussi, vous croyiez. » (Jn 19, 35)

Croire, c’est recevoir le témoignage

L’évangéliste nous invite donc à croire, c’est-à-dire à recevoir le témoignage du Christ par les Écritures, car « celui qui reçoit son témoignage certifie par là que Dieu est vrai » (Jn 3, 33). Cet acte volontaire d’adhésion au témoignage ne peut être imposé, et c’est pourquoi tout chrétien, comme le dit Bernadette Moriau comme sous l’égide de saint Jean, ne peut pas « faire croire », mais seulement « témoigner ». C’est bien là l’essentiel.

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