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Le beau démarrage de « Pupille », film qui décrit une chaîne d’humanité

PUPILLE MOVIE
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En salles depuis le 5 décembre, "Pupille" a rencontré son public. Ce film retrace le parcours d’adoption d’un enfant abandonné, pupille de l’État, du début à la fin.

Le deuxième long-métrage de Jeanne Herry est sorti le 5 décembre dernier et a déjà enregistré 264.000 entrées lors de sa première semaine d’exploitation en salles. Ce succès tient aussi bien au talent de la scénariste et réalisatrice qu’au sujet qu’elle aborde, entre drame et comédie. Il traîne un peu longueur, mais il faut prendre son temps quand un enfant a été abandonné…

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L’adoption vue d’en-haut

L’adoption d’un enfant dont la mère se défait dès la fin de l’accouchement, c’est le début d’un parcours du combattant pour protéger l’enfant et lui promettre un avenir heureux. Un combat mené par des maillons d’humanité faits de sage-femmes, d’assistants sociaux, d’éducateurs spécialisés, de parents en demande d’enfants et de beaucoup d’attentions. Cet angle de vue est nourri par des personnages dévoués. Mais si le film est si juste, c’est aussi grâce à la qualité de direction d’acteur de la réalisatrice, qui fait aussi jouer sa mère, Miou-Miou, pour l’occasion. Les acteurs Gilles Lellouche, Élodie Bouchez, Sandrine Kiberlain et Olivia Côte se partagent les rôles principaux, dans un climat de bienveillance et d’urgence pour sauver l’envie de vivre du petit Théo. Des tranches de vie se croisent et se mêlent, s’esquivent et se confrontent, dans une interdépendance telle que chacun a besoin de l’autre.

Gilles Lellouche incarne un éducateur social et père de famille attentif, prêt à baisser les bras face à la difficulté d’accueillir des enfants au passé tourmenté. Mais il accepte, comme tous les autres, de relever le défi de mettre ses doutes de côté pour donner à Théo sa chance. Quant à Alice, jouée par Elodie Bouchez, son parcours de femme fait d’échecs, de fragilité, de désespoir surmonté et d’envie imprenable de pouvoir s’occuper d’un enfant, nous offre un exemple de vie gagnée à la force de la générosité et de l’acceptation de la vulnérabilité. Les vies de chacun sont faites d’embûches, car l’idéal n’est pas « d’avoir une vie lisse », comme le dit l’une des assistantes sociales, mais de surmonter les épreuves, de trouver un élan et de permettre la vie.

Le bien-être de l’enfant, plus important que la souffrance des adultes

Plusieurs scènes très touchantes illustrent la capacité de l’enfant, dès sa naissance, à comprendre ce qui lui arrive. On lui parle et il ressent la portée des mots, et leur sens. Sa vie en dépend finalement. C’est aussi la force de ce film de permettre de donner à la parole une très belle place, ou plutôt la sienne véritable, aussi bien entre adultes qu’à l’adresse des enfants. La parole peut guérir, sauver ou tuer, comme le silence, selon leur signification. Souvent, Jeanne Herry donne ainsi à ses dialogues la bonne mesure et beaucoup d’humanité.

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Théo a besoin de temps pour se renforcer. Les adultes n’en ont pas forcément, comme sa propre mère. Pour certains, il est trop tard pour pouvoir adopter, pour d’autres, le temps est compté. On prend d’autant plus conscience ici du rythme de la vie et de ses lois. Surtout quand la mobilisation du personnel social ne compte pas ses efforts pour trouver le meilleur remède à Théo, la meilleure place. Son bien-être est plus important que la souffrance des adultes ou de la souffrance tout court. Et la question de l’abandon se transforme bientôt en point d’interrogation au sujet du don. Qui voudra bien lui donner ce dont il a besoin ? À qui pouvoir le confier ? À qui pourra-t-il donner aussi ?

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Finalement, ce film interroge aussi bien sur le parcours de l’abandon à l’adoption, à partir d’un accouchement vécu sous le secret, que sur celui de la maternité ou de la parentalité. N’est pas parent qui veut. Quoi qu’il en soit, le sort d’un nouveau-né semble bien assurer son rôle dans la cohésion touchante des relations humaines. Même s’il faut savoir s’abandonner aux aléas de la vie, rebondir à chaque chute et s’incliner face à cette si grande vulnérabilité. Savoir regarder son propre cœur aussi. N’est-ce pas en somme le message de Noël, ce chemin lié à une naissance?

Pupille, (2018) de Jeanne Herry, avec Gilles Lellouche, Elodie Bouchez, Sandrine Kiberlain et Miou-Miou, 107 minutes, en salles.

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