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La baguette de pain, une révolution pour les pauvres

FRENCH BAGUETTE
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Ce 15 novembre, le symbole du « pain égalitaire » fête ses 225 ans...

Avec sa mie blanche et moelleuse, sa croûte dorée et croustillante, les français raffolent de la baguette de pain. Et les étrangers nous l’envient. À vrai dire, c’est sans doute le seul héritage de la Terreur qui ne fait pas polémique. En effet, c’est à cette époque sombre qu’est né le concept d’un « pain égalitaire », incarnation d’une France soucieuse d’égalité entre tous les citoyens, après un fossé qui n’a cessé de se creuser entre le pain des pauvres et le pain des riches depuis le Moyen Âge.

Même taille et même poids pour tout le monde

Denrée de première nécessité, parfois l’unique aliment en période de disette, le pain a été taxé très tôt dans l’histoire de France. Au VIIe siècle, le roi Dagobert est la première autorité connue à faire usage de la taxation. Au XVIIIe siècle, le pain constitue 90 % de la nourriture française. On en consomme jusqu’à un kilo et demi par jour : le pain blanc, signe de pureté et d’élégance, pour les bourgeois et les aristocrates, et le pain brun pour les autres, voire très noir pour les pauvres.

Pratique héritée du Moyen Âge où l’art de la panification avait déjà ses codes et ses lois allant dans ce sens. Un décret de la convention nationale met fin à cette pratique le 15 novembre 1793, stipulant que tous les Français doivent dorénavant manger le même pain : « La richesse et la pauvreté devant également disparaître du régime de l’égalité, il ne sera plus composé un pain de fleur de farine pour le riche et un pain de son pour le pauvre. Tous les boulangers seront tenus, sous peine d’incarcération, de faire une seule sorte de pain : Le Pain Égalité ». Et gare à ceux qui dérogent à la règle. Les boulangers qui ne respectent pas le décret de la convention nationale risquent l’emprisonnement.

À sa naissance, la forme de la baguette n’est pas encore clairement définie. C’est Napoléon Bonaparte, en 1856, qui statue définitivement, optant pour une forme allongée, afin que les soldats puissent les transporter, dans une poche à l’arrière de leur habit, et pour une taille et un poids précis, 40 cm pour un poids total de 300 grammes contre les 80 cm pour 250 grammes aujourd’hui. Après la Seconde Guerre mondiale la baguette se généralise. Et son prix est fixé par arrêté préfectoral jusque dans les années 1980.

Un symbole toujours aussi fort

La baguette reste un symbole fort de la culture française. Sa consommation est estimée à 320 baguettes par seconde dans toute la France. Chaque année à Paris se déroule le Grand Prix de la baguette parisienne. Le vainqueur devient pour un an le fournisseur officiel de pain de l’Élysée. Et l’Église en joue aussi… Il y a deux ans, le diocèse de Rennes n’a pas hésité à se servir de son double symbole — le pain  spirituel et religieux ; le pain, symbole de fraternité — pour sa campagne du denier de l’Église. Sur les sachets de la baguette, une photo du pape François, le pouce tourné vers le ciel, répond « J’aime » à la question « Vous donnez à l’Église ? ».

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