Recevez la newsletter d'Aleteia chaque jour!
Démarrez la journée avec la newsletter d'Aleteia
Je m'abonne gratuitement !

Vous ne souhaitez pas faire de don ?

Voici cinq façons d'aider Aleteia:

  1. Prier pour notre équipe et le succès de notre mission
  2. Parler d'Aleteia dans votre paroisse
  3. Partager les articles d'Aleteia avec vos amis et votre famille
  4. Désactiver votre bloqueur de pub quand vous êtes sur Aleteia
  5. S'abonner à notre newsletter gratuite et la lire tous les jours

Je vous remercie!
L'équipe d'Aleteia

 

Souscrire

Aleteia

Qu’est-ce que le pain bénit ?

BLESSED BREAD
© Alain PINOGES/CIRIC
7 mars 2010 : Pains bénit lors de la liturgie de la parole, célébration oecuménique, à la paroisse du Sacré Coeur de Saint Ouen, avec la participation de la communaute copte orthodoxe. Saint Ouen (93) France.
Partager

Si dans le langage courant l’expression de « pain bénit » est encore très usitée, cette tradition sacramentelle est tombée en désuétude dans nos églises. Retour sur un rituel séculaire.

La pratique des sacramentaux est encore très largement répandue : eau bénite, scapulaires, ou encore bénédiction des médailles, des véhicules et des habitations sont pratiqués quotidiennement. Mais la traditionnelle distribution de pain bénit à l’issue de la messe dominicale est quant à elle très largement tombée dans l’oubli.

Ce pain, bénit pendant la célébration eucharistique et distribué à son issue occupait une fonction non négligeable, au-delà de la convivialité du partage : il marquait la rupture du jeûne eucharistique. Car l’Église prescrit de s’abstenir de tout aliment et boisson à l’exception de l’eau et des médicaments au moins une heure avant de recevoir la Sainte Communion. Autrefois, le jeûne prescrit débutait à minuit et les fidèles en bonne santé étaient même invités à se priver d’eau.

Une tradition encore vive dans les églises d’Orient

Le pain était apporté comme une offrande par les fidèles et bénit par le prêtre célébrant, puis consommé au moment de sa distribution et partagé, ou bien ramené à la table du foyer familial. Il faut donc préciser que le pain bénit n’est en rien du pain consacré, l’hostie qui devient véritablement le corps du Christ vivant et est administrée en tant que sacrement lors de la Communion. C’est pourquoi le pain bénit n’est qu’un sacramental mineur, et en aucun cas un sacrement.

Si cette tradition se perd quelque peu dans nos contrées, elle est encore vive dans les églises d’Orient, et notamment dans les églises catholiques de rite byzantin. Car le pain (« prosphore ») qui a vocation à être consacré est préalablement découpé lors du rituel de la « proscomidie ». Le restant, qui n’est pas destiné à être consacré, est alors bénit lorsque le chœur et l’assemblée chantent le Notre Père, et plus précisément la phrase : « Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour ». Le prêtre prend pour ce faire le plateau contenant le pain et touche avec celui-ci la patène et le calice qui contiennent les espèces consacrées. Il est alors servi après la Communion, puis à l’issue de la liturgie.

Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous
Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]