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Une rencontre entre le pape François et Kim Jong-un ?

POPE KIM JONG
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Après Cuba, la Colombie, la Centrafrique, le pape pourrait-il faire la différence dans la crise intercoréenne ?

L’année 2019 sera peut-être marquée par un événement historique sur le plan diplomatique : le pape François pourrait en effet se rendre en Corée du Nord afin de rencontrer son dirigeant suprême, Kim Jong-un. L’idée pourrait faire sourire s’il ne s’agissait d’une proposition très sérieuse, émanant du chef d’État nord-coréen en personne.

Une nouvelle ère a été inaugurée entre les deux Corées ces derniers mois, notamment avec la rencontre historique entre Kim Jong-un et le président américain Donald Trump en juin dernier. Après une première rencontre en avril, Kim Jong-un et Moon Jae-in, président sud-coréen, se sont de nouveau retrouvés fin septembre. Alors qu’il accueillait son homologue sud-coréen à Pyongyang, le jeune dirigeant du Nord lui a affirmé  qu’il accueillerait « chaleureusement le Pape » si celui-ci se rendait en Corée du Nord. Et Kim Jong-un a joint le geste à la parole en remettant à Moon Jae-in une lettre d’invitation officielle destinée au pontife. Le Sud-Coréen remettra la missive lors d’une rencontre au Vatican avec l’évêque de Rome le 18 octobre prochain.

Prières à la « reine de la Corée »

Cette main tendue du dirigeant nord-coréen constitue en elle-même un petit miracle par son caractère inédit. Et ce d’autant plus que son pays est considéré comme la nation la plus fermée du monde, gouvernée par la dictature la plus répressive, notamment envers les chrétiens.

Il faut sans doute y voir en premier lieu le fruit de l’investissement spirituel du pape François depuis plus d’un an. Le 10 juin dernier, il avait ainsi prié la Vierge Marie, « reine de la Corée », pour qu’un « futur de paix » soit possible dans la péninsule, après des mois de fortes tensions sur fond de programme nucléaire nord-coréen. Il avait également assuré aux évêque de Corée du Sud prier chaque jour pour la réconciliation entre les deux voisins.

Dès lors, une question se pose : Jorge Mario Bergoglio pourrait-il encore faire avancer le processus de paix enclenché entre les deux Corées, par une visite ? Le scénario semble plus que jamais envisageable tant le pontife argentin n’en est pas à sa première prouesse sur le plan diplomatique.

N’a-t-il pas déjà été à la manœuvre derrière le rapprochement inespéré entre les États-Unis et Cuba en 2014 ? La normalisation des relations avait d’ailleurs été annoncée un 17 décembre, en l’honneur du pontife qui fêtait ce jour là son 78e anniversaire. La visite de Barack Obama sur l’île en mars 2016 était d’ailleurs intervenue seulement un mois après celle du pape François. Celui-ci y avait d’ailleurs rencontré le patriarche orthodoxe de Moscou, une première.

Qui aurait même imaginé que le Pape contribuerait à ce point à la paix en Colombie après des années de guerres civiles larvées entre l’État colombien et les groupes paramilitaires FARC ? Ou encore qu’il ose se rendre en Centrafrique en novembre 2015, alors que le pays sortait à peine d’un nouveau conflit fratricide ?

Une étape en Corée du Nord techniquement faisable

Rien donc n’empêche de voir la Corée du Nord s’ajouter à cette liste d’avancées diplomatiques. Un arrêt dans le royaume ermite pourrait par exemple advenir à l’aller ou au retour d’un voyage apostolique au Japon, annoncé pour 2019 par le pape lui-même.

Toutefois, avant de prendre une telle décision, l’évêque de Rome évaluera attentivement les raisons de cette invitation… Il tâchera de s’assurer en particulier que le jeune dictateur ne veuille pas simplement ‘redorer son blason’ en apparaissant aux-côtés du plus grand responsable religieux du monde. Peut-être y verra-t-il au contraire un premier pas vers une véritable transformation.

Si jamais une telle rencontre venait à se concrétiser, elle représenterait alors l’occasion ou jamais d’exaucer le souhait le plus cher aux catholiques de Corée du Sud : ni plus ni moins la conversion du leader nord-coréen. Un retournement, avait déclaré un prélat sud-coréen au plus fort des tensions, qui pourrait permettre au leader suprême de choisir « une nouvelle route afin de construire la coexistence et surtout la réconciliation » dans la péninsule.

Quoi qu’il en soit, le successeur de Pierre reçoit chaque année des dizaines d’invitation. Et quelques unes seulement sont honorées. La France, pour ne citer qu’elle, invite régulièrement le pape argentin depuis plusieurs années et attend encore sa visite.

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