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Nous sommes des chrétiens IKEA

ASSEMBLY
By Monkey Business Images | Shutterstock
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Sur un plan pratique, nous avons peut-être trop tendance à vivre notre foi de la même façon que lorsqu'il s’agit de monter un meuble Ikea. Sans prendre la peine de lire le mode d’emploi.

C’est un conseil donné dans le Manuel de combat spirituel ; conseil directement venu du ciel un soir où j’allais donner un enseignement pour un groupe de prière se préparant à la Pentecôte… Tout était prêt, j’avais soigneusement travaillé mon enseignement quand, passant en voiture devant un magasin Ikéa, une parole intérieure imprima dans mon esprit : « Vous êtes des chrétiens Ikéa ». Qu’elle ne fut pas ma surprise devant une telle association d’idées. Durant le court trajet qui me restait à faire, voilà ce qui m’a été donné de comprendre, et voilà quel fut le message délivré durant la soirée.

Nous avons à peu près tous fait l’expérience de flasher sur un meuble dans un magasin et d’apprendre ensuite qu’il est en kit — c’est-à-dire à monter soi-même. On l’a bien dans l’œil. On rentre chez soi. On déballe et là, premier indice qui devrait éveiller notre méfiance, un temps de montage est indiqué sur l’emballage : 30 minutes. À la fin de l’après-midi on y est encore. Il reste des éléments, la porte est montée (un peu) de travers… Avec notre chance habituelle, on est tombé sur un meuble qui a un petit défaut… et comble de tout, notre conjoint vient voir comment le montage avance. Quand c’est enfin terminé — quelques heures plus tard —, on a le droit à la remarque du genre : « tu ne trouves pas que les portes sont un peu de travers ? » Tout cela pourquoi ? Parce qu’on n’a pas pris la peine de regarder le plan de montage ! On croyait savoir… Et bien, sur le plan spirituel, nous sommes pareils !

Thérèse d’Avila dit dans le Livre des Demeures que nous souffrons beaucoup par manque de connaissances.

« Ô Dieu tenez nous compte de tout ce que le manque de connaissances nous fait souffrir dans ce chemin spirituel. De là proviennent certaines afflictions …» (4D 1,9)

Nous ne savons pas comment nous fonctionnons. Comment « monter » et faire grandir notre foi. Le Christ nous a donnés un mode d’emploi dans les Évangiles, mais nous ne le lisons pas. Pourtant Jésus a déployé un trésor de pédagogie par rapport à ses disciples. Il y a un ordre dans la manière d’agencer notre vie. Or nous, nous nous obstinons à l’agencer au gré de nos envies, de nos pulsions et de nos appétits.

Quelles sont les deux opérations essentielles de notre plan de montage selon l’Évangile ? Premièrement de mettre Jésus à la première place dans notre vie.

«Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. » (Lc 14,26)

Devant le peu d’intérêt qu’on accorde à cette demande, on doit se dire que Jésus était mal luné ce jour-là, que la belle-mère de Pierre avait raté le p’tit déj., ou qu’il faisait une crise affective et que ça allait lui passer. Or ce choix est fondamental car c’est en mettant Jésus à la première place dans notre vie que son action peut s’étendre dans « toute » notre vie et sur toutes les personnes avec lesquelles nous sommes en lien.

Deuxièmement, travailler avant tout pour Dieu.

« Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît. » (Mt 6, 33).

Or, nous passons notre temps à nous occuper du surcroît. C’est-à-dire de la nourriture et des vêtements. En fin de compte, Jésus nous fait comprendre que nous avons une mentalité de païens (6, 32). Il est donc essentiel de changer le motif pour lequel nous allons travailler chaque matin. Le conseil de celui qui est surnommé le « cuisinier mystique », le frère carme Laurent de la Résurrection, nous est d’un grand secours : « Faire pour Dieu, ce que nous faisions jusqu’à présent pour nous-mêmes ».

Si nous ne mettons pas les choses dans l’ordre, il ne faut donc pas s’étonner que les étagères de notre âme soient bancales et que régulièrement tout dégringole dans notre vie spirituelle et malheureusement parfois, matérielle ! Alors, bon montage ou bon démontage, mais surtout bon (re)montage.

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