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Charles de Foucauld, les fruits du grain tombé en terre

Public Domain
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Il y a 160 ans naissait le Bienheureux Charles de Foucauld, dont l'existence, obscure à vue humaine, continue à susciter des vocations.

En 2018, la Famille spirituelle Charles de Foucauld compte vingt groupes qui se réclament de l’héritage du Bienheureux. Mais il en existe au moins le double si l’on en croit Laurent Touchagues, président des Amitiés de Charles de Foucauld. Le « Marabout de Tamanrasset », comme l’appelaient les Touaregs chez qui il s’était établi, continue à susciter des associations de laïcs et des Congrégations du Canada français au Centrafrique, de l’Italie à Haïti. Et il en existe même dans l’Église anglicane.

Un échec à vue humaine

Pourtant l’assassinat du Père Foucauld, qui reste sans successeur au cœur du Sahara algérien, signe à vue humaine l’échec de sa mission. Malgré plus de dix ans passés dans le désert, au contact de ses habitants, il n’a pas baptisé plus de deux personnes. « Une vieille dame et un nourrisson », écrit-il dans ses correspondances. Et encore… Le nourrisson s’est converti par la suite à l’islam !

Pressentant probablement son destin, Foucauld voyait plus loin que son passage sur Terre. Il voulait créer une congrégation religieuse, et en rédigea la règle. Une règle d’une rigueur inouïe, qui ne fut jamais approuvée. Il appelait sans cesse à la création de groupes unissant laïcs et religieux, persuadé que l’évangélisation ne pouvait pas dépendre des seuls consacrés. Il avait ainsi créé L’Union des frères et des sœurs du Sacré-Cœur de Jésus, qui ne comptait que 48 membres à sa mort en 1916.

Une fécondité jamais démentie

Sa fécondité se révéla après sa mort. Dès 1922, Suzanne Garde, édifiée par la lecture de la biographie de Foucauld par René Bazin, décida de fonder une association d’infirmière dédiée à l’accueil des personnes démunies. Cette initiative fut suivie de beaucoup d’autres, et en particulier de la fondation de la première congrégation se réclamant explicitement de Foucauld en 1933, les Petites soeurs du Sacré-Coeur du père de Foucauld. Beaucoup d’autres ont suivis, et plus récemment, les Petits frères de la moisson, créés en 1998 et les Petites sœurs de la consolation, créées en 1989, s’inspirent aussi du Bienheureux. Enfin, le personnage a aussi suscité des vocations, comme celle de la Vénérable Madeleine Delbrêl, qui se réclamait de son héritage.

Un docteur de l’Église ?

Au sein des Amitiés de Charles de Foucauld, on ne doute guère de sa canonisation. Un miracle, attribué au Bienheureux a déjà été authentifié par l’Église. Il en faudrait un second pour parvenir à déclarer Foucauld « saint », or deux cas de miracles possibles sont en ce moment même examinés à l’échelon diocésain. On voit même plus loin, car les recherches des Amis de Charles de Foucauld les ont convaincus qu’il pourrait devenir le 37e Docteur de l’Église !

« C’est tout à fait sérieux », précise Laurent Touchagues. « On connaît bien les écrits scientifiques de Charles de Foucauld, et ils font autorité auprès des ethnologues qui s’intéressent à la culture touarègue. Mais son œuvre spirituelle a un volume bien plus important. »

« Je sème, mais je ne verrai pas la récolte »

Pour finir, il y a un domaine dans lequel la fécondité de Charles de Foucauld est aussi importante qu’impossible à évaluer. L’Algérie est probablement le pays à majorité musulmane qui compte le plus de conversions au christianisme, juste derrière l’Iran. Quand il vivait à Tamanrasset Foucauld écrivait : « Je sème mais je ne verrai pas la récolte. Il faudra probablement plus d’un siècle pour que ce peuple accueille l’Évangile ». C’était dans les années 1910, et on peut difficilement imaginer que celui qui avait accepté de mourir comme le grain que l’on jette en terre, et qui fut enterré en terre algérienne, ne soit pour rien dans ce mouvement de conversions.

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