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«La joie de l’Évangile se vit en famille»

FAMILIES
Carl Court AFP
En 2015, la Rencontre Mondiale des Familles a eu lieu à Philadelphie.
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La Rencontre mondiale des familles s’ouvre ce 22 août à Dublin, en Irlande. Durant cinq jours, les participants sont invités à réfléchir et à échanger autour du thème : «L’Évangile de la famille : joie pour le monde». Pour le père Denis Metzinger, vicaire épiscopal pour la famille, c’est une occasion unique de « prendre un bain d’Église universelle ».

Du 22 au 26 août, la ville de Dublin, en Irlande, accueille la Rencontre mondiale des familles sur le thème : « L’Évangile de la famille : joie pour le monde ». Organisé par le Vatican, ce rassemblement, qui a lieu tous les trois ans depuis 1994, est une occasion privilégiée pour prier et réfléchir sur le sens du mariage et la place de la famille dans nos sociétés, nos vies et au sein de l’Église. « C’est une occasion de voir et de comprendre comment l’Évangile du Christ a quelque chose à dire à la famille quelles que soient ses peines et ses difficultés », explique à Aleteia le père Denis Metzinger, délégué diocésain de la Pastorale familiale de Paris et membre de la délégation française participant à cette rencontre.

METZINGER
Pierre-Louis Lensel / Diocèse de Paris
Le père Denis Metzinger, délégué diocésain de la Pastorale familiale de Paris.

Aleteia : À quoi sert la Rencontre mondiale des familles ?
Père Denis Metzinger : Il y a deux dimensions à cette Rencontre mondiale des familles. La première est de permettre à la société de réaliser que la famille est une entité importante qui la compose. Quelle que soit la culture du pays, c’est une réalité anthropologique essentielle. Pour les chrétiens, c’est une occasion de voir et de comprendre comment l’Évangile du Christ a quelque chose à dire à la famille quelles que soient ses peines et ses difficultés. Le danger existe d’être enfermé dans nos problèmes du quotidien, d’être en revendication permanente… Or, l’Évangile libère notre cœur, il donne à chacun un espace nouveau.

Après les affaires de pédophilie au sein de l’Église irlandaise révélées tout au long des années 1990 et 2000, le vote sur l’avortement en Irlande… Cette rencontre revêt-t-elle un caractère particulier ?
Nous avons, nous, l’Église en Europe mais aussi des différents continents, un devoir de soutenir l’Église d’Irlande profondément blessée par le péché de ses membres. L’Irlande a été profondément frappée mais elle est en train de se remettre. Notre devoir est de la soutenir. Se rendre à cette Rencontre des familles à Dublin est un acte de miséricorde vis-à-vis de ses membres blessés. L’Irlande n’est pas la brebis galeuse mais le frère blessé que je viens encourager.

Qu’attendez-vous, à titre personnel, de cette rencontre ?
Je pense que c’est très important pour nous, Français, de prendre un bain d’Église universelle. Nous sommes trop souvent enfermés dans notre paroisse, notre association ou notre diocèse. Cette Rencontre, que va vivre la quarantaine de personnes de la délégation de Paris, est une véritable Pentecôte. Ce sont des petites graines que l’on sème mais leurs témoignages auront certainement un effet boule de neige. La messe qui sera célébrée « pour la famille » ce 25 août à 10h à Dublin par Mgr Aupetit sera également un moment fort.

Que vous inspire le thème de cette rencontre, « L’Évangile de la famille : joie pour le monde » ?
Chez nous, en Europe, en France, dès qu’on parle de la famille c’est bien souvent pour n’en évoquer que les difficultés. Or, la joie de l’Évangile se vit en famille. Si la famille est porteuse de joie, c’est qu’elle est la vie ! Il y a un lien très étroit entre ces deux notions. Nous avons reçu la vie de Dieu. Elle est parfois difficile, parfois douloureuse mais c’est dans l’Évangile qu’on trouve le chemin qui va libérer notre cœur. Durant le Congrès (du 22 au 24 août, ndlr), nous allons travailler sur ce thème et sur l’exhortation du pape François Amoris laetitia. Cette joie de l’amour, c’est le message que veut porter l’Église dans une société blasée pour qui la famille apparaît comme secondaire. Que veut dire aimer quand on est parent ? Que signifie l’amour conjugal ? Que veut dire vivre dans la fidélité de l’Église même si on est blessé ?

La structure familiale a en effet beaucoup changé ces dernières années… Comment l’Église accompagne-t-elle les personnes divorcées, remariées ?
Il est important de les soutenir et de les encourager. Chacun doit s’interroger sur comment intégrer dans une communauté paroissiale les personnes en situation de divorce. Elles sont baptisées avant d’être divorcées, et le baptême est une source intérieure qui permet de se relever. C’est ce que font par exemple l’association Miséricorde et Vérité et la Communion Notre-Dame de l’Alliance qui accueillent des personnes divorcées. Il s’agit d’autant de chemins, de chemins de sainteté, pas faciles mais qu’il faut oser emprunter. C’est une réalité prégnante de la pastorale de l’Église. Il s’agit de soutenir, d’accompagner, d’intégrer, d’aider… De donner du sens, en fait ! Chacun essaye de faire au mieux et l’Église encourage en donnant un sens spécifique.

Quel regard portez-vous sur la famille en France ?
Je pense que les débats politiques qui ont traversé notre pays nous forcent aujourd’hui à avoir un regard beaucoup plus lucide sur la famille. Qu’est-elle ? La cellule de base de la société. Qui est ballotée, certes, mais qui est pleine d’espérance. On peut être blessé par celle dont on est issue ou par celle qu’on a construit, bien entendu, mais cette notion d’espérance ne doit pas être oubliée. Encore une fois, qu’il y ait des catholiques divorcés, remariés… oui on les voit. La question est : comment aider ces personnes à vivre l’essentiel qu’elles ont, à savoir leur force baptismale ? La séparation qu’ils ont vécue a été parfois brutale et ils portent souvent un regard négatif sur l’Église. Combien de fois ai-je entendu de leur bouche qu’ils étaient excommuniés ? Pas du tout ! À nous de les accompagner et de réfléchir avec eux sur la manière dont ils peuvent vivre en baptisés dans la situation qui est la leur. Les sacrements de l’Église sont un don merveilleux, pas un dû et ils doivent faire réfléchir l’ensemble de la communauté chrétienne. Nous sommes dans une situation ou ces chrétiens blessés osent le dire alors qu’autrefois ils se cachaient. C’est un terrain pastoral nouveau qui s’ouvre à nous et sur lequel on ne peut se tromper.

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