Recevez la newsletter d'Aleteia chaque jour!
Démarrez la journée avec la newsletter d'Aleteia
Je m'abonne gratuitement !
Aleteia

Deux internautes sur trois sont dépendants aux écrans

ANGRY
Pathdoc - Shutterstock
Partager

Selon un sondage, 67% des internautes reconnaissent un sentiment de dépendance vis-à-vis de leur écran de téléphone, de tablette ou d’ordinateur.

Ce sondage, réalisé auprès de 1.033 personnes de 18 ans et plus, posait la question suivante : « Diriez-vous que vous êtes dépendant vis-à-vis de vos outils connectés (smartphone, tablette, ordinateur…) ? ». Ce à quoi 38% des sondés ont répondu « un peu dépendant », et 29% « totalement dépendant », ce qui donne un total de 67% de personnes qui reconnaissent une forme d’addiction. À l’inverse, un tiers des sondés s’estimaient « peu dépendants » (19%) ou « pas du tout dépendants » (13%). Commandé par la fondation April, qui promeut la « santé autrement » et souhaite que chacun puisse être un acteur éclairé de sa santé, ce sondage a été réalisé en ligne par BVA.

Pour la majorité des internautes interrogés, l’exposition aux écrans a un « impact négatif » sur leur activité physique (57% d’entre eux), leur sommeil (56%) et essentiellement sur leur vision (76%). Ils déclarent en moyenne passer 4 heures et 22 minutes par jour devant un écran. 77% d’entre eux estiment qu’internet prend « la place qu’il faut » dans leur vie quotidienne tandis que pour 22%, cette place est jugée « trop importante ».

Pour Pierre Wolff, médecin généraliste et membre du conseil d’administration de la fondation, ces résultats indiquent une tendance à « l’hyperconnexion numérique » chez les Français. Il alerte sur les dangers que cela représente pour la santé : troubles du sommeil et de l’alimentation, activité physique insuffisante.

Le père Tanguy Marie Pouliquen, qui a publié en 2017 Fascination des nouvelles technologies et transhumanisme, propose dans son ouvrage dix « commandements » pour bien vivre avec ses écrans. Il suggère entre autres d’apprendre à s’en séparer, de ne pas les utiliser pour se détendre, de créer des espaces de sevrage, de protéger son hygiène de vie mentale…