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Saint Barnabé, l’homme qui introduisit saint Paul auprès des apôtres

SAINT PAUL BARNABE
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Sans la bienveillance et l’audace de saint Barnabé, dont c’est la fête ce 11 juin, saint Paul ne serait peut-être jamais devenu apôtre. Pourtant, ils se sont disputés et se sont même séparés.

Barnabé, Juif originaire de Chypre, est un chrétien des toutes premières communautés de l’âge apostolique. Il est qualifié du nom d’apôtre, pourtant il n’est pas un des douze apôtres choisis par Dieu. Et il ne s’appelait pas Barnabé mais Joseph avant que les apôtres n’en décident autrement et l’envoient diriger l’Église d’Antioche. Car grande était leur estime pour ce « fils de la consolation », comme suggère son nom. Si grande que c’est entre lui et Matthias, parmi les 72 fidèles disciples de Jésus, qu’ils ont hésité pour remplacer Judas Iscariote, mort après avoir trahi Jésus.

Barnabé a été témoin de la vie, de la mort et de la résurrection du Seigneur. Et à la Pentecôte, l’Esprit saint a soufflé sur lui comme sur toute l’assemblée présente. Comme tous les autres « il a été touché au cœur » et plus rien n’a été comme avant. Conformément aux règles de l’Église primitive à Jérusalem, pour marquer sa fidélité et son engagement, il a déposé aux pieds des apôtres l’argent de tous ses biens vendus qui seront redistribués aux indigents, se joignantalors à eux pour répandre le christianisme (Ac.4, 36-37).

Barnabé le bienveillant

Et c’est là qu’entre en scène Paul, son ami d’enfance, foudroyé par une apparition du Christ sur le « chemin de Damas » après avoir été un des grands persécuteurs des chrétiens. Après Damas, celui-ci serait allé en Arabie, poussé, dit-on, par son grand désir d’évangélisation ou celui d’une grande retraite, après sa conversion. Barnabé le retrouve à Jérusalem et a l’audace d’introduire cet ancien persécuteur auprès des apôtres. Le Maître lui-même, lui a confié Paul, l’a chargé d’une mission auprès des Gentils qu’il veut soumettre à l’approbation de Pierre, qui assume désormais son rôle de chef de l’Église.

Saint Barnabé est un « homme bon, plein de foi, remplit de l’Esprit saint », disent les Écritures. Il se porte garant de la sincérité de la conversion de son ami, alors que personne d’autre ne lui fait encore confiance. Il leur raconte « comment, sur le chemin, Saul avait vu le Seigneur, qui lui avait parlé, et comment, à Damas, il s’était exprimé avec assurance au nom de Jésus » (Ac 9, 27). Après les avoir convaincus, et sur approbation de saint Pierre, Barnabé associe Paul à la mission, qu’il a lui-même reçu du ciel à Antioche, de prêcher la Bonne Nouvelle aux païens, favorisant du coup la vocation missionnaire de son ami.

La séparation  

Douze ans s’écoulent entre leur premier voyage à Chypre et en Asie Mineure, et leur séparation après un différend suffisamment important pour que Barnabé retourne à Chypre sans Paul, et Paul poursuive ses voyages missionnaires dans d’autres lieux que ceux visités par son compagnon. Comment Paul et Barnabé en sont arrivés là ? Ce que l’on sait des Ecritures c’est qu’après le succès de leur première mission dans un grand nombre de villes et de pays, prêchant et réalisant de nombreuses conversions, ils ont voulu y retourner pour voir où en était la situation, mais ne se sont pas entendus sur la possibilité d’emmener avec eux un troisième compagnon, un certain Jean, probablement le futur auteur de l’Évangile de Marc : « Barnabé voulait emmener aussi Jean appelé Marc. Mais Paul n’était pas d’avis d’emmener cet homme, qui les avait quittés à partir de la Pamphylie et ne les avait plus accompagnés dans leur tâche. L’exaspération devint telle qu’ils se séparèrent l’un de l’autre… » (Ac 15, 37-39).

Barnabé était prêt à prendre un risque important pour une personne a priori peu digne de confiance. Mais n’est-ce pas ce qu’il a fait pour Paul, malgré ses lacunes ?  Doit-on y voir une question de tempérament ? L’un plus doux et bienveillant, l’autre plus autoritaire et sévère, présenté de plus en plus, au fil des Actes, sous les traits d’un futur leader. Dans les Actes, on parle d’ailleurs de moins en moins de « Barnabé et Paul » et de plus en plus de « Paul et Barnabé ». Paul est parti avec Silas, un autre disciple, pour la Syrie et la Cilicie, tandis que Barnabé et Marc sont repartis évangéliser Chypre. Et le récit des Actes des apôtres, ne se focalisera alors plus que sur Paul est ses voyages missionnaires, et plus du tout sur ceux de Barnabé.

Barnabé est mort à Chypre, sa patrie, martyrisé près de Salamine, l’actuelle Famagouste, par pendaison ou lapidation, selon les versions.  Son tombeau, découvert sous l’empereur Zénon, au Ve siècle, aurait contenu un exemplaire de l’Évangile de Matthieu

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