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« Je ne joue plus ! », « C’est nul, ce jeu ! », « C’est de la triche ! » (alors que pas du tout !). Quel parent n’a jamais entendu ces phrases ? Ou bien, si les réactions de vos enfants ressemblent plus à des démonstrations de force qu’à des logorrhées verbales, vous avez peut-être déjà assisté à des pugilats fratricides ou à une éruption soudaine de cartes et de pions dans toute la pièce ? Même si le parent éberlué n’y est pour rien dans ce déchaînement de larmes et de cris, causé par une banale partie de petits chevaux ou de Qui est-ce ? , il en va de sa responsabilité d’adulte d’intervenir pour calmer le jeu ! Mais que dire pour consoler un enfant mauvais perdant ? Le livre Petites phrases à dire pour les aider à grandir (Albin Michel) offre une panoplie de paroles bienveillantes pour affronter ce genre de situation de la vie quotidienne.
Avant de vous fournir les clés qui transformeront les parties de Uno de vos enfants en une conversation galante entre frères et sœurs, soulignons l’importance de trouver les mots justes. « Tout mot mal prononcé fait du mal à l’âme », disait déjà Platon. Les paroles agissent sur les enfants, soit en les stimulant, soit en inhibant leurs forces. Employer les mots justes est une clé essentielle en matière d’éducation. Dans le cas d’un mauvais perdant, l’objectif sera d’habituer l’enfant à s’amuser paisiblement avec les autres et à accepter les règles, base de toute vie en société et l’inviter à accepter de ne pas pouvoir tout maîtriser, notamment lors des jeux de hasard.
Rejoindre l'enfant
Bernadette Lemoine et Diane de Bodman invitent tout d’abord à rejoindre l’enfant dans sa colère ou sa déception, en commençant par dire : « Je te comprends, c’est dur de perdre » ou « Je comprends que tu sois déçu… » Ensuite, les auteurs proposent de rappeler à l’enfant qu’il est là pour jouer : « Nous jouons pour nous amuser, nous détendre, passer un bon moment ensemble, pas pour gagner ! ».
Il est important de lui rappeler que vous, ses parents, continuez de l’aimer malgré tout : « Tu es autant digne d’être aimé si tu perds ! » ou « Que tu gagnes ou que tu perdes, je t’aime toujours autant. » Enfin, ces instants sont l’occasion de lui faire comprendre que les échecs peuvent l’aider à progresser : « Même si tu as perdu, tu as appris quelque chose ». C’est ce qui faisait dire à Nelson Mandela : « Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j’apprends. »
Pratique
