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L’abbatiale de Saint-Germer-de-Fly rouvre après 13 ans de fermeture

SAINT GERMER DE FLY
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Les habitants de l'Oise n'en finissaient plus d'attendre. Après treize ans de fermeture pour cause de travaux, l'abbatiale de Saint-Germain-de-Flyr vient de rouvrir ses portes.

L’abbatiale de Saint-Germain-de-Flyr, imposant édifice médiéval construit au cœur d’une petite commune de 1 800 âmes, vient de rouvrir ses portes pour le plus grand bonheur des habitants et des visiteurs. Avec ses 63,75 mètres de longueur et ses 19,70 mètres de hauteur, elle fait partie des édifices les plus monumentaux du département mélangeant subtilement styles roman et gothique, caractéristique des tout premiers édifices gothiques construits en France.

Fondée au VIIe siècle par saint Germer, cette ancienne abbaye bénédictine a connu de nombreuses vicissitudes au cours de l’Histoire et sera reconstruite à plusieurs reprises. Active jusqu’à la Révolution française, les bâtiments sont vendus puis détruits, mis à part l’abbatiale et la plus petite chapelle qui y est accolée. Au début du XIXe siècle, les édifices sont rendus au culte et l’abbatiale transformée en église paroissiale.

SAINT GERMER DE FLY
Chatsam I CC BY-SA 3.0

Une abbatiale extrêmement endommagée

En 2005 et le passage d’une commission de sécurité, l’abbatiale doit fermer ses portes pour des raisons de sécurité. D’importants travaux de restauration sont lancés afin de consolider l’édifice tout prêt de s’effondrer. Le pignon de l’entrée principale est restauré afin d’éviter une chute de pierres, la voûte est consolidée, les centaines de pigeons réfugiés à l’intérieur sont délogés et des kilos de fientes retirés.

Mais le plus dangereux demeurait les piliers soutenant le clocher. Leurs pierres commençaient à éclater. Après des recherches, les architectes de Bâtiments de France se sont rendus compte que les piliers étaient creux, seulement remplis avec des fragments de silex. Les architectes ont donc décidé d’injecter de la résine dans ces quatre grands piliers sous peine qu’ils ne résistent pas à la pression du clocher. Cette partie des travaux a été la plus coûteuse. Aux restaurations du bâtis s’est ajoutée la mise en conformité du système de sécurité qui a pris beaucoup de temps : extincteurs, équipements électriques etc.

Un chantier titanesque

Le chantier a été extrêmement coûteux : 1,5 millions d’euros ont été dépensés pour redonner à l’abbatiale tout son éclat. Pour financer ce projet, la mairie a reçu des aides provenant en partie de l’État et du département. Sans ces subventions, la petite commune n’aurait jamais pu financer un tel projet. La mairie a également obtenu le soutien de l’association des amis de l’abbaye qui compte plus de 300 membres. Créée en 2013 par un petit groupe ayant constaté l’état déplorable de l’abbaye, les adhérents, toujours plus nombreux, se sont investis sans relâche pour nettoyer l’abbatiale. Aujourd’hui éclatante, l’église peut désormais accueillir à nouveau des fidèles et des amateurs de musique pour des concerts.

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