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La fièvre hémorragique Ebola fait son retour en RDC

AP
Au Sierra Leone lors du pic de la fièvre hémorragique en 2014.
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La République démocratique du Congo (RDC) est en proie à une renaissance de l’épidémie de fièvre hémorragique Ebola. Elle a déjà fait 17 morts depuis plusieurs semaines.

Il est de retour. Quatre ans après avoir ravagé l’Afrique de l’Ouest le virus Ebola frappe de nouveau en Afrique. Et cette fois c’est en République démocratique du Congo que le virus a choisi de s’implanter, plus particulièrement dans la province de l’Équateur, dans le nord-ouest du pays. 17 personnes atteintes de la maladie ont déjà trépassé depuis cinq semaines. Le ministère de la santé a annoncé, mardi 8 mai, avoir recensé “21 cas de fièvre avec des signes hémorragique et 17 décès”, soit un taux de létalité de 80%. Le communiqué alerte sur l’urgence de santé publique de portée nationale”, même si “aucun décès n’a été rapporté depuis le 3 mai dernier”.

Un foyer d’épidémie difficile à atteindre

Située dans une zone forestière équatoriale, le foyer de l’épidémie se trouve à environ 600 kilomètres de Kinshasa, à la frontière avec le Congo voisin. Une délégation du ministère de la santé, soutenue par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et Médecins sans frontières, s’est rendue sur place, dans la ville de Bikoro. « Cinq échantillons prélevés chez les cas suspects ont été envoyés pour analyse à l’Institut national de recherches biologiques de Kinshasa le 6 mai. Deux se sont révélés positifs », précise le ministère.

Apparue pour la première fois dans l’ex-Zaïre (actuelle RDC) en 1976, la fièvre hémorragique Ebola vient d’un virus qui se transmet par contact physique avec des liquides corporels infectés. Depuis, neuf épidémies ont été décomptées, dont la plus grave entre 2013 et 2016 a causé la mort de plus de 11.300 personnes dans l’Afrique de l’Ouest.

Quand l’Église menait le fer contre le virus

En 2014, au plus fort de la crise sanitaire qui rongeait l’Afrique, l’Église avait fait preuve de courage pour rester aux côtés des populations. Alors que les lignes aériennes pour l’Afrique équatoriale fermaient unes à unes, le nonce apostolique du Libéria, Mgr Miroslav Adamczyk avait choisi de rester. Dans un pays particulièrement touché, comptant 3.000 cas au 28 août 2014, dont 630 décès, l’Ordre hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu avait perdu plusieurs frères durant cet épisode. Mais pourtant, l’Église était restée, consciente de sa mission évangélique et humanitaire.

En 2016 également, le Saint-Siège avait procédé à un renforcement des structures médicales, éducatives et pastorales dans les pays particulièrement touchés. Au delà d’atténuer l’impact de l’épidémie sur les populations et les communautés, les religieux avaient tenté de regarder vers l’avenir et de réduire l’éventuel impact d’une nouvelle épidémie de la maladie. C’est ce qu’avait précisé le cardinal Peter Turkson, président du Conseil pontifical Justice et Paix, lors d’un forum organisé en décembre 2016 avec l’ambassade des États-Unis et Caritas International.

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