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Une transformation du monde du travail digne de la personne humaine

BUSINESS MEETING
By Matej Kastelic | Shutterstock
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Pour saisir le sens du travail, il faut entrer dans une réflexion approfondie sur ce qu’est la personne humaine.

Le travail est aujourd’hui profondément transformé par l’essor du numérique : de nouveaux domaines d’activité s’ouvrent, les conditions de travail sont parfois grandement améliorées mais des postes sont aussi supprimés et de nombreux dispositifs de protection sociale deviennent caduques. Les formations sont à repenser…

La dimension fortement personnaliste du travail

Dans ce chantier il faut d’abord prendre conscience de la dimension fortement personnaliste du travail. Le travail est d’abord une action humaine, c’est-à-dire une action dont le sujet est une personne humaine. C’est une action qui transforme non seulement le monde matériel, mais aussi la personne qui pose cette action. C’est une action qui, en transformant le monde, a aussi un impact sur toutes les personnes qui habitent ce monde et aussi les générations futures.

Dans la perspective du développement de tout l’homme et tous les hommes

Dans la doctrine sociale de l’Église, depuis l’encyclique Populorum progressio du pape Paul VI, jusqu’à Laudato Si du pape François, en passant par Caritas in Veritate de Benoît XVI, un guide s’est imposé petit à petit pour penser les évolutions sociales justes :  le développement intégral et solidaire des personnes humaines.

Le travail, notamment, ne trouve son sens que s’il est au service du développement intégral et solidaire des personnes, c’est-à-dire le développement de « tout l’homme et tous les hommes ». Dans cette ligne, les innovations sont bénéfiques.

Il faut viser « tout l’homme » parce que fondamentalement, l’homme est « un » et on ne peut développer vraiment une caractéristique essentielle de son être au détriment des autres. Il faut s’intéresser à « tous les hommes » parce que tant qu’on sélectionne les uns et rejette les autres, on place un critère des sélections au dessus de l’humanité dont on bafoue alors le caractère transcendantal.

Mieux comprendre la personne humaine pour mieux comprendre le sens du travail

Pour répondre plus précisément encore à la question du sens du travail, il faut entrer dans une réflexion plus approfondie sur ce qu’est la personne humaine. On peut en identifier diverses caractéristiques essentielles : l’unité et l’ouverture à la transcendance, dont on vient de parler ; mais aussi la liberté, c’est-à-dire à la fois la créativité, la capacité de prise en charge de son avenir, la responsabilité de ses actions et de soi-même ; l’égalité de tous en dignité ; la socialité.

Toutes ces dimensions sont traversées par le travail. Elles donnent alors autant de critères pour organiser et développer le travail de façon juste. Ainsi le pape François peut-il écrire : « Le travail devrait être le lieu de ce développement personnel multiple où plusieurs dimensions de la vie sont en jeu : la créativité, la projection vers l’avenir, le développement des capacités, la mise en pratique de valeurs, la communication avec les autres, une attitude d’adoration » (Laudato Si, 127).

Concrètement, par exemple, ne serait pas juste une organisation du travail qui, en précisant de façon trop minutieuse les procédures à suivre, ne laisserait aucune place pour la créativité des personnes.

Intégrer solidarité et fraternité dans l’organisation du travail

Pour ce qui est de l’égalité de tous en dignité, c’est une caractéristique des personnes à comprendre à la lumière de l’unicité de chacun, si bien que c’est la solidarité et la fraternité qu’il faut intégrer dans l’organisation juste du travail. En effet, « la solidarité est le principe de planification sociale qui permet aux inégaux de devenir égaux, et la fraternité est celui qui permet aux égaux d’être des personnes différentes » (Message du pape François à l’Académie pontificale des Sciences sociales, 24 avril 2017).

Ainsi faut-il, par exemple, se méfier des excès auxquels peut conduire la culture de la compétitivité qui donne trop d’importance à la valeur objective du travail par rapport aux valeurs proprement humaines de solidarité et de fraternité.

L’objectif, c’est un travail pour tous

En travaillant, nous devenons davantage des personnes. Le travail est ainsi un droit fondamental. Nous pouvons considérer les transformations technologiques du monde du travail sans peur, mais avec responsabilité. Il ne faut pas se résigner à imaginer un monde où seulement quelques uns travailleront tandis que les autres seront entretenus par une allocation sociale. Le véritable objectif à atteindre n’est pas un « revenu pour tous », mais le « travail pour tous ».

Pour une spiritualité du travail

La foi offre des perspectives plus riches encore sur le sens du travail : être entrepreneur, homme politique ou agriculteur est une vocation, un appel et une grâce de Dieu à collaborer avec lui à son œuvre de Création, mais aussi de Rédemption.

Comme l’explique Jean-Paul II dans Laborem exercens, dans le travail, nous retrouvons une petite part de la croix du Christ et dans le travail, grâce à la lumière dont nous pénètre la résurrection du Christ, nous trouvons aussi « une lueur de la vie nouvelle », du « bien nouveau ». Nous trouvons « comme une annonce des cieux nouveaux et de la terre nouvelle ».

Puissent les chrétiens creuser cette spiritualité du travail et y puiser l’énergie nécessaire à une transformation du monde du travail digne de la personne humaine.

Le sanctuaire Notre-Dame de Montligeon organise depuis 4 ans un colloque sur la question du travail. Cette année, les Rencontres de Montligeon auront lieu au Sanctuaire les 28 et 29 avril. Évènement gratuit et ouvert à tous.

Tags:
travail
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