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Les Polynésiens ratent un record du monde mais font une démonstration d’unité

UKULELE
Gregory BOISSY / AFP
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6.302 polynésiens se sont réunis samedi dans le plus grand stade de Tahiti pour tenter de battre le record du monde du plus grand nombre de joueurs de ukulélé. Ils ont échoué, mais leur initiative résonne comme une victoire.

La Polynésie française est passée tout près d’un nouveau record du monde. À Tahiti, les habitants de la collectivité d’outre-mer ont tenté de battre samedi 24 février un record du monde que Hong-Kong leur avait ravi il y a un an : celui du plus grand nombre de joueurs de ukulélé. En 2017, Les Hong-Kongais avaient aligné 8.065 joueurs de ukulélé au même moment. Un « affront » que les polynésiens avaient à coeur de réparer.

Après des mois de préparation, rendez-vous était donné samedi dans le grand stade Pater à Pirae de Papeete. Objectif : rassembler 10.000 personnes. Les Polynésiens ont afflué en tenues traditionnelle, vêtus de paréos ou de chemises à fleurs, tandis que les cheveux des femmes étaient ornés de couronnes d’hibiscus et de tiaré, la fleur emblématique de l’île. Pour mettre toutes les chances de leur côté, les organisateurs avaient battu jusqu’aux îles voisines de Bora Bora, Moorea ou Raiatea. Mais malheureusement, seulement 6.302 musiciens étaient massés à 17 heures dans les tribunes de l’enceinte sportive. C’était bien plus que lors de la démonstration de 2015 qui leur avait valu le record, mais trop peu pour reconquérir le record.

 

Une défaite qui résonne comme une victoire

Malgré son échec apparent, ce rassemblement est une réussite pour le président de la Polynésie française, Édouard Fritch : « À Hong Kong, ils étaient 8.065, mais ils sont plus de six millions d’habitants, alors que nous ne sommes que 275.000 ». Du côté des organisateurs, Mateata Maamaatuaiahutapu, la directrice de la chaîne locale Tahiti Nui TV (TNTV), se réjouit de l’unité polynésienne et des valeurs de communion qui ont dominé ce rendez-vous : « Ce qui est magnifique, c’est de réunir toutes les générations, toutes les communautés ethniques ou religieuses pour les faire chanter ensemble ».

S’il est un instrument profondément ancrée dans la culture en Polynésie, le ukulélé est pourtant originaire du Portugal. Ce sont des émigrés lusitaniens qui l’ont importé lorsqu’ils ont débarqué à Hawaii en 1879. Devenu incontournable dans les cérémonies festives à Tahiti, et dans les îles voisines, il est revenu à la mode dans le monde occidental grâce au succès du chanteur Israel Kamakawiwoʻole, avec son titre Somewhere over the rainbow.

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