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« Petit catho n’aie pas peur du râteau » : cinq conseils pour vivre son célibat dans la foi

YOUNG MAN
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C’est avec un ton mordant, spontané et résolument ancré dans son temps que Benoît, 46 ans, aujourd’hui marié et père de quatre jeunes enfants, raconte son histoire, ses doutes et surtout son cheminement sur les routes du célibat parisien.

« Je me souviens de m’être senti très libre à l’approche de la trentaine. Un moment où je me suis dit : « En fait, me marier, ça me soule. […] Soyons clair : le mariage est pour moi une chose irremplaçable. Mais avant d’y arriver, il y a des petites étapes. » Et quelles étapes ! Marié l’année de ses 40 ans, Benoît, aujourd’hui père de quatre enfants, a décidé de prendre la plume pour raconter son parcours, celui d’un célibataire « tiraillé entre le désir de se donner pleinement dans le mariage et les aléas de la vie moderne ». Intitulé Célib’à terre, ce témoignage s’adresse aux célibataires qui se posent des questions sur le chemin qu’ils suivent mais aussi aux couples, jeunes ou moins jeunes, qui se sont engagés sur la voie du mariage.

Trouver sa vocation, sa place

« Je ne connais ni la beauté ni le bonheur, mais des hommes heureux et des choses belles », écrivait Saint-Exupéry dans Citadelle. Il en va de même pour la vocation, écrit Benoît au début de son ouvrage. « Chercher LA vocation, c’est comme chercher LA femme. Ça n’existe pas. Vous êtes sûr de ne pas trouver. Vous le savez plus ou moins au fond de vous sans oser vous l’avouer, mais pour rien au monde vous n’abandonnez la recherche. Chercher LA vocation c’est le plus sûr moyen de ne jamais la trouver », explique-t-il. « Je n’ai pas LA vocation au mariage, non. En revanche, je peux m’attacher à telle fille, cheminer avec elle et me dire au bout d’un temps que j’ai envie de vivre avec elle ce projet particulier qui s’appelle le mariage. »

S’il est nécessaire de discerner et de réfléchir à quoi chacun est appelé (vocation religieuse, mariage, métier…), il ne faut pas l’imaginer comme quelque chose de flou et extérieur à nous : « LA vocation n’existe pas. La vocation est une chose incarnée, personnelle, qui tient compte des goûts de la personne, de son passé, etc ».

Faire l’expérience de la liberté

Pour être pleinement soi et grandir en vérité, il ne faut pas se contenter de fréquenter les mêmes cercles (d’amis, de réflexion etc). « Peut-être somme-nous tous aveugles. Peut-être qu’ailleurs ils sont tous sourds. Et un aveugle n’est d’aucun secours pour un aveugle. Alors qu’un sourd pour un aveugle… Ou l’inverse ?, s’interroge Benoît. Il faut prendre le risque de partir seul et de faire le point. Pour éventuellement revenir, différent, différemment, ou trouver un chemin ailleurs. »

Cette ouverture à l’altérité s’accompagne nécessairement d’une expérience de la liberté. Attention, il ne s’agit pas de rejeter en bloc tous les conseils et suggestions que l’on peut nous faire. Il s’agit surtout de ne pas demander à quelqu’un d’autre de choisir à sa place : « Je ne peux refiler à Untel la liberté que Dieu m’a donnée. […] car c’est le premier cadeau qu’il m’a fait. C’est le premier jalon pour aimer. »

Pour cultiver cette liberté il faut savoir écouter, se renseigner, découvrir mais ne pas passer « des heures à écouter des gens qui font des choses extraordinaires au lieu de prendre un petit risque pour faire une chose ordinaire. »

Mettre une dose de légèreté dans son quotidien

« Eh oui petit catho, n’aie pas peur du râteau », s’amuse Benoît. Qu’il peut paraître long le chemin vers la simplicité et la légèreté ! Pourtant, il faut « être capable d’aborder une fille simplement car c’est une chose simple. […] et ne pas craindre de s’entendre dire non, parce que cela n’a rien de grave ».

Détaillant plusieurs expériences – échecs – personnels, Benoît résume ce qui n’a pas marché en ces termes : « Le problème n’était pas que je sois sérieux dans mes intentions, mais dans certains cas il ne faut pas trop le montrer. En tout cas pas trop vite. C’est une évidence, cela, que les deux n’avancent pas à la même vitesse. » Finalement, selon lui, « être d’accord sur les valeurs, l’amour selon Jean-Paul II, etc., c’est une chose possible avec pas mal de femmes, en fait. Piquer un fou rire à deux pour trois fois rien est sans doute plus significatif ».

Porter sereinement le poids de la solitude

« Solitude bénie des moments de calme, volés à notre vie d’agité… solitude heureuse des temps spirituels, choisi pour respirer Dieu… solitude requise par des pensées profondes élaborées dans le silence… mais aussi… solitude imposée du célibat durable, non choisi, rempli d’attentes… », a écrit en préambule de ce livre Mgr Ravel, archevêque de Strasbourg. Cette solitude du célibat a été pour Benoît « à la fois nécessaire et pesante ».

« Je ne crois pas qu’il y ait beaucoup de pièges liés à la solitude, si ce n’est le découragement et l’isolement », explique le père de famille. « Célibataire, j’ai ressenti plus d’une fois avec angoisse qu’il était possible de vivre sa vie sans beaucoup se servir de sa capacité d’aimer, ce qui m’a toujours paru le meilleur moyen de la rater ».

Savoir sortir de la « zone grise »

Ça y est ! Il ou Elle a dit oui et c’est le début d’une jolie histoire. Mais arrive un jour où l’évidence des débuts n’est plus. Se pose alors la question du « Pourquoi il/elle et pas un( e ) autre ? ». Ces interrogations, que Benoît appelle « le gris », revient à accepter de ne pas savoir à l’avance et de dire à l’autre : je ne suis pas sûr, mais cela vaut la peine d’essayer.

Pour les fans de voile, l’auteur a trouvé une formule assez juste : « Si vous voulez virer de bord avec le vent dans le nez, il faut d’abord prendre de la vitesse dans une autre direction. La condition d’avoir le choix d’une direction, c’est d’accepter d’avancer un peu plus qu’on ne voudrait, la peur au ventre dans certains cas. Mais passé ce seuil, je peux choisir d’aller à droite comme à gauche sans me forcer ».

Parfois, si la tempête se fait trop forte et les interrogations trop nombreuses, il faut savoir « poser un acte dans le brouillard mais dans la fidélité à une direction prise avant que le brouillard n’arrive ». Une décision qui permet d’affirmer – ou infirmer – : « Si je souhaite t’épouser, ce n’est pas que nous sommes destinés l’un à l’autre par je ne sais quelle force, mais parce que je le veux. Et je sais bien que ça pourrait coller avec une dizaine d’autres peut-être mais si tu le veux aussi, ce sera toi et pas une autre ».

Celib’ à terre, éditions Mame, sortie le 19 janvier 2018, 12 euros. 

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