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À quel âge faire baptiser son enfant ?

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8 janvier 2017 : Le pape François baptise un bébé dans la chapelle Sixtine au Vatican. DIFFUSION PRESSE UNIQUEMENT EDITORIAL USE ONLY. NOT FOR SALE FOR MARKETING OR ADVERTISING CAMPAIGNS. January 8, 2017: Pope Francis leads a special Baptism ceremony at the Sistine Chapel, Vatican.
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Vaut-il mieux faire baptiser son bébé juste après sa naissance, attendre quelques mois pour bien organiser l'évènement ou patienter jusqu'à ce qu'il soit en âge de comprendre ce sacrement essentiel ? Élements de réponse...

Quel est le moment idéal pour faire baptiser son enfant ? Pourquoi certains parents font-ils le choix de tout organiser dans ses premières semaines de vie ? Est-ce possible d’être baptisé à tout âge?

Pour tenter de répondre à ces différentes questions, nous avons interrogé plusieurs mamans souhaitant élever leurs enfants dans la foi catholique ainsi que le père Hubert de Richemont, prêtre au Diocèse du Mans, pour avoir son éclairage sur ces questions.

À quel moment faire baptiser son jeune enfant ?

1. Un baptême juste après la naissance

Beaucoup de parents, catholiques pratiquants, désirent faire baptiser leur enfant dans les premières semaines de sa vie. Le baptême est alors vécu comme une deuxième naissance, spirituelle cette fois.

Clotilde a baptisé ses cinq enfants « entre un et deux mois après leur naissance. » Elle nous explique ce choix : « Après avoir mis au monde notre enfant, nous voulons le remettre à Dieu ! Ce sont deux naissances tellement liées, naissance physique et naissance spirituelle. Pour moi, en tant que maman, cette naissance spirituelle, ce baptême, est une vraie délivrance, une action de grâce pour le Seigneur qui nous a confié cet enfant et à qui nous le rendons. »

Marguerite, maman de deux jeunes enfants, explique qu’elle prépare le baptême avant même la naissance de ses enfants : « Les deux fois, la date a été fixée très vite après la première échographie. J’ai besoin de savoir que s’il arrivait quelque chose mon bébé serait baptisé. » nous confie-t-elle.

Bertille surabonde en ce sens : « Nous les faisons baptiser le plus tôt possible ! Ils naissent avec le péché originel dans l’âme, alors forcément nous avons envie qu’ils soient le plus vite possible en état de grâce : l’âme toute belle, toute pure, enfant de Dieu ! »

Pour Raphaëlle, la question ne se pose pas : « Dès le début, on les présente à papa et maman, alors il est normal de les présenter à Dieu aussi… De même on leur donne à manger dès leur naissance, pourquoi les priver de nourriture spirituelle ? »

2. Un baptême dans les mois suivant la naissance

Certains paramètres entrent également en compte dans le choix d’une date « parfaite » : disponibilité du prêtre, de la famille, fatigue de la maman, santé de l’enfant… Ce qui peut demander un peu plus temps pour choisir une date.

« Nous avons une famille un peu éclatée géographiquement » confie Bertille, « il faut donc trouver « la » date où tous pourront être là. ».

Albane, maman prévoyante qui avait pourtant tout prévu avant la naissance de sa fille, a eu quelques complications médicales et recommande la prudence : « Mieux vaut prévoir le baptême à une date ou on est sûre d’être remise de la naissance, parce que les complications ça arrive ! Sans jusqu’à cet extrême, on n’a pas toujours de parents pour aider, il faut être un minimum en forme pour assurer l’organisation et tenir la journée. Bien sûr, si le choix d’un baptême dans l’intimité familiale est posé, cela est plus facilement réalisable tôt. »

Gabrielle est du même avis : « Nos petits ne seront pas perdus s’ils ne sont pas baptisés dans la minute qui suit leur venue au monde. Je trouve tellement important ce jour que je préfère attendre quelques jours de plus pour que tous les proches soient présents plutôt que de le célébrer dans l’intimité, très rapidement… Je ne pense pas qu’on se fasse remonter les bretelles là haut car on a baptisés nos enfants à 3 semaines, 3 mois, 6 mois, 3 ans… »

Philippine, elle, vous répondra qu’on ne choisit pas toujours ! « Pour ma deuxième, c’était en urgence avant le passage au bloc opératoire… elle a embaumé le bloc avec sa douce odeur de saint Chrême ! Je me rattraperai pour lui organiser une belle fête pour ses 1 ans de naissance/ baptême.

3. Un baptême après la première année de vie

D’autres parents préféreront attendre que l’enfant ait 1, 2, 3 ans voir plus, afin que ce dernier puisse participer activement à son baptême. Il arrive fréquemment que plusieurs enfants d’une même fratrie soient baptisés en même temps, à la fin d’un parcours de catéchuménat des parents par exemple.

Clémentine, mère de 3 garçons, nous explique qu’elle a hésité à « attendre que l’enfant soit en âge de comprendre et de demander le baptême. » La jeune maman, baptisée elle-même à l’âge adulte, a trouvé que le catéchuménat était un « parcours très riche » et est « convaincue que Dieu [l’] aimait tout autant avant [son] baptême ! »

Pour Stéphanie, pas question de les baptiser tout-petits. Elle nous explique son choix : « Je souhaite que mon enfant soit préparé, conscient, qu’il puisse exprimer son accord. Je ne veux pas lui « imposer » un baptême avant même qu’il soit capable de parler. Je vais peu à la messe malgré une éducation religieuse. Je crois en Dieu et j’espère que mes enfants croiront en Lui également, c’est la raison pour laquelle je souhaite les faire baptiser… mais on a le temps ! »

Comment choisir le bon moment pour faire baptiser son enfant ?

On l’a compris, le baptême est l’occasion pour beaucoup de parents de présenter leur enfant à leurs proches : cercle familial mais amical également. Cette joie de présenter son enfant aux proches est tellement naturelle est compréhensible. Le baptême est donc vu comme une urgence pour certains, comme une grande fête pour d’autres, comme un choix à poser par l’enfant pour d’autres… Mais comment faire son propre choix ?

Le père Hubert de Richemont nous répond très simplement : « Certaines familles font l’admiration des pasteurs par leur vie et leur engagement chrétien. Pour elles, la recommandation de l’Église s’applique sans hésitation : l’Église encourage les parents à faire baptiser leur enfant « au plus tôt après la naissance ». Sans cela, ils priveraient l’enfant « de la grâce inestimable de devenir enfant de Dieu » (CEC 1250).

Le père de Richemont s’adresse ensuite aux nombreux parents ayant le souhait de faire baptiser leur enfant mais ayant une pratique religieuse assez irrégulière : « Un enfant peut être baptisé à tout âge, à condition que ses deux parents y consentent. Des préparations sont prévues pour les parents, comme pour les enfants avec des préparations adaptées selon leur âge. Le baptême d’un enfant nécessite que les parents soient bien conscients de la responsabilité qu’ils prennent à faire grandir leur enfant dans la foi en Dieu. C’est d’ailleurs le but de la préparation au baptême vécue dans les paroisses : les parents vont être renouvelés eux-mêmes dans la grâce de leur propre baptême, à travers la démarche de leur enfant. »

Il est donc important, avant de faire baptiser son enfant, d’être au clair avec le sens du baptême et l’éducation religieuse que l’on souhaite inculquer à nos enfants. Baptiser son enfant implique une démarche de la part des parents, une prise de décision de leur part de cheminer vers Dieu, avec leurs enfants.

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