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Le Pape revient sur ses visites en Birmanie et au Bangladesh

Vincenzo Pinto | AFP
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À l’audience générale ce 6 décembre, le Saint-Père a fait l’impasse sur sa catéchèse habituelle pour évoquer ces deux pays qu'il vient de visiter où la situation des chrétiens interpelle.

« Celui qui ne souffre pas avec son frère souffrant doit s’interroger sur la sincérité de sa foi et de son humanité. Peu importe sa race, sa religion, sa langue ou sa culture… », a déclaré le pape François ce mercredi matin, devant une foule de fidèles et de pèlerins venus assister à l’audience générale du mercredi. Quatre jours après son voyage en Birmanie et au Bangladesh, le Saint-Père est revenu sur les temps fort de sa visite, confiant sa joie d’avoir pu y rencontrer une communauté catholique aussi « vivante et fervente », « levain du Royaume de Dieu » malgré son petit nombre (1% au Myanmar contre une majorité de bouddhistes ; et 0,2% au Bangladesh contre une majorité musulmane).

 

 

En descendant l’allée centrale pour rejoindre l’estrade, dans la Salle Paul VI, le Saint-Père s’est longuement attardé pour saluer les groupes de pèlerins, particulièrement les enfants, les personnes âgées et les religieux. Parmi les personnes présentes, à l’audience, des fidèles du Bangladesh. Le pape s’est spontanément tourné vers eux, semblant particulièrement heureux de voir des habitants de ce pays où il était du 30 novembre au 2 décembre, rapporte l’agence I-Media.

Parler des rohingyas

Fraternité, paix, et dialogue entre les religions… C’est ce qu’a souhaité et développé le Pape lors de ses différentes rencontres au cours de ces deux visites. Dans ses salutations en différentes langues, spécialement celles en arabe, le souverain pontife est revenu sur la situation tragique de la minorité rohingya, un des grands thèmes de ce voyage. « Très touché » par sa rencontre avec seize représentants de l’ethnie rohingya, il a rappelé la demande de pardon qu’il leur a faite « pour nos manques et nos silences », et son appel à la communauté internationale afin que celle-ci « aide et secourt tous les groupes opprimés et persécutés dans le monde ». « Que le Seigneur vous bénisse tous et vous protège du malin ! », a souhaité le Pape en conclusion.

S’il avait tu, en Birmanie, leur nom très controversé, le Pape avait lancé depuis le Bangladesh, un appel clair, au terme d’une prière inter-religieuse et œcuménique pour la paix, à Dacca, insistant sur « les efforts de pacification » à déployer en incluant « toutes les composantes de la nation, sans exclusion ». À Dacca, a-t-il rappelé « j’ai souligné l’importance de l’ouverture des cœurs comme fondement d’une culture de la rencontre, de l’harmonie et de la paix… Comme signe d’espérance pour le Bangladesh, pour l’Asie et pour le monde ». Sur les visages des jeunes, plein de joie, rencontrés pendant son voyage, « j’ai vu le futur de l’Asie, un futur qui n’appartient pas à ceux qui fabriquent des armes mais qui sèment la fraternité », a-t-il ajouté.

Saint Nicolas pas oublié

En s’adressant aux pèlerins francophones, le Saint-Père a rappelé l’entrée dans le temps de l’Avent qui prépare à Noël, recommandant à tous d’ouvrir les coeurs à l’amour de Dieu et l’amour du prochain. Dans la foule, une délégation venue de Lorraine. Depuis 1477, cette région est sous le patronage de saint Nicolas, célébré le même jour a rappelé le Pape. Outre ce groupe, le Pape a aussi salué des représentants du scoutisme catholique.

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