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Comment accepter l’idée de vieillir ?

© Shutterstock
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Les années passent, et chaque bougie supplémentaire à ajouter à son gâteau d’anniversaire peut être synonyme de stress et de déprime. Comment bien affronter le temps qui file et son emprise sur notre corps et nos capacités ?

Prendre une année de plus peut engendrer chez certains un gros stress. Sentiment que le temps passe trop vite, impression d’avoir manqué des occasions, conscience des marques physiques laissées par les années qui passent… Auteur du cahier « No stress ! Exercices pour rester zen en toutes circonstances » (Larousse), Gilles Diederichs, relaxologue, sophrologue et musicothérapeute, explique, sur un plan psychologique, comment passer sereinement ce cap.

Comment expliquer que, dans leur tête, certains jeunes sont vieux et certains vieux sont jeunes ?

Gilles Diederichs : Le fait d’être vieux dans sa tête peut provenir de plusieurs facteurs. Familiaux tout d’abord. Cela peut arriver par exemple à des personnes qui ont été responsabilisées très tôt dans l’enfance. Leurs parents attendaient d’eux qu’ils aident et obéissent. C’est le cas aussi dans les familles monoparentales où la mère a besoin d’être secondée et sollicite beaucoup ses enfants.
Les épreuves de la vie provoquent aussi une certaine gravité qui peut s’installer très jeune et « mouler » une mentalité et un comportement de vieux. Pour ces personnes éprouvées par la vie, le monde devient stressant et il faut s’en protéger.

Surtout, l’amour peu ou mal donné et reçu engendre des personnalités manquant de recul sur les événements. Elles ne savent ni lâcher prise, ni faire confiance ou se faire confiance pour affronter les circonstances de la vie. Elles ont tendance à être en réactivité passive ou à aplanir plutôt que de résoudre.

En revanche, pour ceux qui ont un tempérament d’adaptation réactive et de recul, la confiance en soi demeure, quoi qu’il arrive. La vie devient un terrain d’expérience dont le stress fait normalement partie. On peut donc être plus jeune dans sa tête à 99 ans qu’à 20 !

Certaines personnes sont-elles plus disposées que d’autres à ressentir ce stress ?

Gilles Diederichs : Le stress de vieillir provient surtout du fait de sentir ses facultés diminuer et d’avoir du mal à accepter que la mort arrivera, quoi qu’on fasse. Je trouve d’ailleurs que c’est une faute d’éducation majeure que de ne pas enseigner le caractère inéluctable de la mort. Avec le sentiment d’impuissance, un stress important peut grandir, lié aussi à un rapport au corps difficile, à l’anxiété de perdre ses facultés intellectuelles et au regret ou au remords de ce qui a été mal accompli et de ce qui ne pourra plus être fait. D’autre part, avec l’âge, le corps réagit plus difficilement au stress en général. Donc cette période qui devrait être celle de la sagesse se change en combat intérieur.

Lire aussi : Au secours, mon conjoint prend sa retraite !

D’où peut venir le stress de vieillir ? Comment l’identifier ?

Gilles Diederichs : Si nous pensons que vieillir est un naufrage, nous nous noierons, c’est certain. Vieillir devrait être perçu comme la possibilité d’accorder son système de vie avec les besoins de son corps et l’évolution de son esprit. Et non pas comme une course aux occupations pour ne pas penser et ne pas se responsabiliser.

Au contraire, une bonne manière de vieillir, c’est une alimentation saine, des pensées saines (positives), la réflexion sur l’après-vie, l’ouverture à soi et aux autres. C’est aussi bénéficier des enseignements essentiels de la vie, se dire que l’on a le droit de se construire un joli magot de connaissances avant de partir, que l’on ne perdra rien de ce qui a été réalisé et savoir le transmettre autour de soi tant qu’on est là… Toute personne qui se tourne vers soi pour apprendre ne ressent pas le stress comme oxydatif, mais comme un stimulant ! Même chose en se tournant vers l’extérieur de soi et en allant vers l’autre.

Quels sont conseils pour voir la vieillesse d’un bon œil ?

Gilles Diederichs :Il faut envisager la vieillesse comme un pêcheur qui peu à peu remonte ses lignes. Et une bonne pêche, cela se prévoit ! Il faut trouver les bons coins, les bonnes lignes, connaître ce que l’on peut trouver dans telle rivière, etc. Prospecter et agir en se disant que plus tard les bons résultats seront au rendez-vous.

Avoir un fil conducteur de vie, ne pas penser sa vie comme une simple occupation ou une succession d’anecdotes, mais se donner tous les moyens de conduire sa barque. Cela implique de faire la différence entre « être une poire » et « être responsable » (en tant que parent, grand-parent). Il faut savoir aussi parfois faire des sacrifices mais pas sur l’essentiel. Sinon, vieillir devient vite à la fois la course au rattrapage et l’envie de ne rien perdre… L’idée d’impermanence doit être inscrite dans le fait de vieillir. Vieillir et mourir sont inéluctables, autant en faire un chemin constructif.

> No stress ! Exercices pour rester zen en toutes circonstances, de Gilles Diederichs, 5,95 euros, Larousse.

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