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Infertilité : être épanouie sans enfant, est-ce possible ?

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Zyta Rudzka - publié le 07/09/17 - mis à jour le 26/02/24

Quand l'infertilité ou la stérilité empêchent une femme de devenir mère, il lui est difficile de ne pas être assaillie de pensées négatives... Sentiment d'injustice, isolement, culpabilité : comment faire face ?

Votre sœur, votre meilleure amie ou encore votre collègue vient de vous annoncer qu’elle attend un heureux évènement, mais vous avez du mal à vous réjouir de cette bonne nouvelle ? Au contraire, vous retenez vos larmes et vous vous sentez inutile, coupable, perdue et isolée ? C’est ce que vivent de nombreuses femmes qui ne parviennent pas à donner la vie. Au fil des ans, la plupart de vos amies ont eu des enfants et les sujets de conversations tournent immanquablement autour de la vie de famille. Sans oublier la pression constante de la famille et la question lancinante qui revient à chaque fête ou anniversaire : “C’est pour quand le bébé ?”. Votre entourage peut vous faire sentir en permanence, sans avoir conscience du mal que cause l’infertilité, que puisque vous n’avez pas d’enfant, vous êtes égoïste, carriériste, de mauvaise volonté, et cela peut être compliqué à supporter.

Vous cherchez à vous persuader que vous devez absolument avoir un enfant, au risque d’être sinon malheureuse jusqu’à la fin de votre vie. Et vous êtes sur la “bonne voie”, si la peur vous étreint petit à petit, si le sentiment d’infériorité vous envahit, ou encore si l’infertilité vous isole de plus en plus du monde environnant. Une grande souffrance s’empare de vous progressivement, insidieusement. Mais est-ce vraiment la seule attitude à avoir ?

Un défi à relever

Vous imaginez peut-être que c’est un don naturel de la vie qui ne vous est pas accordé, que vous passez à côté de quelque chose et que cela a forcément des conséquences sur le reste de votre vie. Bien vite un sentiment d’impuissance peut nous entraîner à nous lamenter sur notre sort, à culpabiliser. En réalité, mettre au monde un enfant, tout comme ne pas pouvoir le faire, représente un défi à relever.  Il vaut parfois mieux faire face à la réalité au lieu de la fuir ou de la maudire, même si c’est loin d’être évident. Ne pas pouvoir donner la vie, ce n’est ni une honte, ni un vice, ni une infirmité. Cela peut arriver, malheureusement. Nous devons tous faire face à des expériences parfois douloureuses qui marquent notre vie entière. Ce n’est pas seulement une croix à porter mais un chemin qui nous permet de nous ouvrir aux autres au lieu de nous enfermer dans notre souffrance. Attention, il ne s’agit pas de nier la souffrance provoquée par l’absence d’enfant mais de faire le choix de prendre sa vie en main.

La foi à son secours

Ne pas pouvoir avoir d’enfant peut briser une vie, mais ce n’est pas irrémédiable, à condition de ne pas entretenir son désespoir. Le défi à relever va alors se transformer en mission à remplir. Jean Paul II a écrit dans son exhortation apostolique Familiaris consortio qu’ “Il ne faut cependant pas oublier que même dans les cas où la procréation est impossible, la vie conjugale garde toute sa valeur. La stérilité physique peut en effet être pour le couple l’occasion de rendre d’autres services importants à la vie de la personne humaine, tels que l’adoption, les œuvres variées d’éducation, l’aide à d’autres familles, aux enfants pauvres ou handicapés”.

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