Recevez la newsletter d'Aleteia chaque jour!

Vous ne souhaitez pas faire de don ?

Voici cinq façons d'aider Aleteia:

  1. Prier pour notre équipe et le succès de notre mission
  2. Parler d'Aleteia dans votre paroisse
  3. Partager les articles d'Aleteia avec vos amis et votre famille
  4. Désactiver votre bloqueur de pub quand vous êtes sur Aleteia
  5. S'abonner à notre newsletter gratuite et la lire tous les jours

Je vous remercie!
L'équipe d'Aleteia

 

Souscrire

Aleteia

Processions de la Fête-Dieu : une tradition populaire et séculaire

© Libre de droit
6 juin 2010 : procession pour la fête Dieu appelée aussi Solennité du Saint Sacrement : paroisse et ville de La Farlède (83), France.
Partager

La Fête-Dieu, aussi appelée fête du Saint-Sacrement, remonte au XIIe siècle. Par ses grandes processions, elle devint rapidement l’une des fêtes les plus chères du peuple chrétien. Elle est célébrée le jeudi suivant la fête de la Trinité, sauf en France où elle est décalée au dimanche suivant.

C’est le pape Jean XXII, en 1318, qui a instauré ce cortège solennel. La tradition se répand dans tout l’Occident aux XIVe et XVe siècles. Le concile de Trente (1515-1563) confirme l’institution de cette procession, la considérant comme une profession publique de foi en la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie.

Comment se déroule la procession ?

Traditionnellement, le prêtre, vêtu de ses plus beaux ornements blancs, arpente les rues et les places de sa paroisse en portant l’Eucharistie dans un ostensoir somptueux, sous un dais qui l’abrite du soleil ou de la pluie et porté par quatre hommes. Le cortège des fidèles les suit, au rythme du Lauda Sion, chant composé par le docteur angélique, saint Thomas d’Aquin. L’ouverture de la marche est une mission souvent confiée aux petits enfants : on leur confie des petits paniers remplis de pétales de fleurs dont ils tapissent le sol avant le passage du prêtre. La procession est ponctuée d’un ou de plusieurs arrêts devant des reposoirs couverts de fleurs. Chacune de ces stations est aussi l’occasion de bénir la foule présente.

Pourquoi tant de fastes ?

Ostensoirs luisants, dais brodés de fils d’or, pluies de fleurs, voilà qui ne met pas en avant l’esprit de pauvreté cher à l’Église diront certains. Quel besoin d’opulence pour adorer Dieu ? Pourtant ces honneurs sont ceux que l’on rend aux rois. Voici donc ce que répond le concile de Trente à ces objections :

« Le saint Concile déclare très pieuse et très sainte la coutume qui s’est introduite dans l’Église, de consacrer chaque année une fête spéciale à célébrer en toutes manières l’auguste Sacrement, comme aussi de le porter en procession par les rues et places publiques avec pompe et honneur. Il est bien juste, en effet, que soient établis certains jours où les chrétiens, par une démonstration solennelle et toute particulière, témoignent de leur gratitude et dévot souvenir envers le commun Seigneur et Rédempteur, pour le bienfait ineffable et divin qui remet sous nos yeux la victoire et le triomphe de sa mort.

Ainsi fallait-il encore que la vérité victorieuse triomphe du mensonge et de l’hérésie, de telle sorte que ses adversaires, au sein d’une telle splendeur et d’une si grande joie de toute l’Église, perdent courage et sèchent de dépit, ou, touchés de honte et de confusion, viennent enfin à résipiscence ».

Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous
Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]