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Saint Jean-François Régis, le marcheur de Dieu

Saint Jean-François Régis
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Missionnaire de l'Ardèche, saint patron des jésuites de France et des dentellières, "l'apôtre du Velay et du Vivarais" est fêté ce 16 juin.

Nul ne sait combien de paires de souliers il a usé sur les contreforts du Massif central, ad majorem dei gloriam (« pour la plus grande gloire de Dieu », la devise de son ordre, la Compagnie de Jésus). Né en 1597 près de Narbonne, saint Jean-François Régis rendit son âme à Dieu le 31 décembre 1640, à l’âge de 43 ans, au terme d’un ultime voyage, dans les neiges et la misère du petit village de Lalouvesc (Ardèche). Son tombeau devint immédiatement lieu de pèlerinage et jamais les villageois ne consentirent à se séparer des cendres du « Père des pauvres ».

Les Cévennes, le Velay et le Vivarais, provinces des montagnes auvergnates, étaient devenues protestantes au XVIe siècle. Elles furent le théâtre d’un siècle et demi de guerres de religion, de répressions et de massacres. La paix viendra avec la victoire remportée par le cardinal de Richelieu et Louis XIII au siège de Privas en 1629. Le printemps de l’Église est venu qui verra éclore les œuvres exemplaires de Vincent de Paul, François de Sales et Jean-François Régis. Ce dernier, entré dans la Compagnie de Jésus à l’âge de 15 ans, est affecté par ses supérieurs aux missions de France pour la conversion des protestants, si chère au cœur du Roi. Le père Jean-François qui rêve d’horizons lointains est nommé catéchiste dans la ville du Puy et deviendra « missionnaire de l’intérieur ».

L’apôtre du Vivarais

Le jeune prêtre met à profit la rude saison hivernale pour l’évangélisation des montagnards de la région, « le temps le plus commode aux peuples lorsque les glaces et les neiges les empêchent de travailler et leur donne plus de loisir pour vaquer à leur salut ». La très grande pauvreté matérielle et spirituelle des paysans renforce son ardeur et son zèle apostolique.

On le voit partout, il prêche sans arrêt. Sa haute silhouette (il mesure près d’un mètre quatre-vingt-dix) vole de village en village, d’hôpital en prison. Son « visage épanoui » ainsi qu’un « abord gai, riant, franc et familier » attirent à lui les foules. Sa force de la nature lui sera précieuse pour prendre la défense des prostituées du Puy contre leurs souteneurs, quoi qu’en pensent ses ouailles. Il obtiendra pour celles qu’il tire de la rue une source de subsistance inespérée : la confection de la dentelle dite du Puy. Celle-ci est rétablie et « l’appellation » protégée par son entremise. Il instaure aussi un « bouillon populaire » pour lutter contre la famine. Le père Régis parcourut cinq années le Velay, le Vivarais et les Cévennes, prêchant, animant des missions et cherchant à ramener les protestants au catholicisme.

L’ultime voyage

En décembre 1640, parvenu brûlant de fièvre à Lalouvesc après un périple sur les sentiers couverts de neige, Jean-François Régis prêche et célèbre les sacrements pendant trois jours, confessant sans relâche. Terriblement affaibli par la fatigue et les privations, il doit prendre le lit où son agonie dure cinq jours. Le 31 décembre, il souffle « Je vois Notre Seigneur et Notre Dame qui m’ouvrent le Paradis » avant de rendre l’esprit. « Le saint est mort ! » crie la foule qui fait abattre aussitôt un énorme châtaignier et évider le tronc pour y glisser le corps du missionnaire.

Canonisé en 1737 par le pape Clément XII, ses reliques jetées dans la Loire à la Révolution en 1793 furent providentiellement retrouvées et pieusement conservées. La basilique de style néobyzantin de Lalouvesc est dédicacée à ce très grand saint jésuite du cœur de la France.

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