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Pape François : « Marie est une femme qui écoute… »

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À l’audience générale, le Saint-Père se concentre sur Marie, mère de l’espérance.

Marie est « la mère de l’espérance » qui « enseigne la vertu de l’attente confiante, même quand tout semble privé de sens (…) frères et sœurs, regardons-la (…)  Elle est là encore pour accompagner les premiers pas de l’Église, dans la lumière de la Résurrection, au milieu des disciples tellement fragiles », a exhorté le pape François devant environ 15 000 fidèles et pèlerins rassemblés place Saint-Pierre pour la traditionnelle audience générale du mercredi. Poursuivant sa série de catéchèses sur l’espérance chrétienne, le souverain pontife a évoqué le courage « extrême » de Marie qui a dit « oui » à l’invitation de l’ange, « sans rien savoir du destin qui l’attendait », accueillant en elle « l’histoire d’un homme nouveau à naître », et « restant là » au pied de la croix de son Fils, « à l’heure de la nuit la plus extrême », quand celui-ci est cloué sur le bois de la croix, et alors que « une bonne partie de ses amis se sont volatilisés par peur ».

Cette femme fut si courageuse, a souligné le Pape, que « nul ne peut dire quelle fut la passion la plus cruelle » : celle d’un homme innocent qui meurt sur la croix, ou l’agonie d’une mère qui accompagne dans les derniers instants la vie de son fils. D’où l’indignation du Saint-Père, exprimée samedi dernier devant des milliers de jeunes, que l’on puisse appeler “mère de toutes les bombes” la plus puissante bombe d’un arsenal non nucléaire. « On appelle cet engin mère, que se passe-t-il ? », s’était-il indigné .

Pas d’espérance sans écoute

Dans les évangiles, Marie est cette femme qui « médite chaque parole et chaque événement dans son cœur, qui écoute et qui accueille l’existence telle qu’elle se livre, avec ses jours heureux et avec ses drames », a résumé en français le Saint-Père pour les francophones présents à l’audience. Et de développer en italien : « C’est une femme qui ne déprime pas devant les incertitudes de la vie, surtout quand rien ne semble aller comme on le voudrait. Ce n’est pas non plus une femme qui proteste avec violence, qui s’élève contre le destin de la vie qui nous révèle souvent un visage hostile. C’est au contraire, une femme qui écoute ». Ah l’écoute ! « N’oubliez pas ! », a exhorté le Pape, « ce grand rapport entre l’espérance et l’écoute ! Marie est une femme qui écoute… ». Et c’est pourquoi « nous l’aimons comme mère », et que nous savons que nous pouvons compter sur elle pour « soutenir nos pas, dans les moments difficiles ».

À la veille de Fatima

La Vierge Marie, mère de l’espérance, enseigne que « toute l’obscurité du monde ne peut éteindre la lumière de la bougie de l’espérance, quand elle est alimentée par la foi et par la confiance en Dieu qui ne déçoit jamais », a insisté François en saluant les pèlerins de langue arabe, tout particulièrement ceux en provenance d’Irak, de Jordanie, du Moyen Orient, après sa catéchèse. À la veille de son pèlerinage à Fatima (12-13 mai) pour le centenaire des apparitions de la Vierge, le Saint-Père a rappelé l’objectif profond de sa visite : « Confier à la Vierge Marie le destin temporel et éternel de l’humanité et implorer les bénédictions du Ciel « . Il a demandé aux milliers de pèlerins d’être eux-mêmes « des pèlerins d’espérance et de paix », en « joignant leurs mains » aux siennes et  priant pour le bon déroulement de ce voyage.

Lundi dernier, 8 mai, en recevant les membres du Collège pontifical portugais de Rome, le Pape avait tout particulièrement invité les prêtres à « chercher refuge » sous le manteau de la Vierge, à voir en elle  « comme une mère » qui prend par la main son enfant et lui enseigne à « grandir dans l’amour du Christ et dans la communion fraternelle ». Évoquant son voyage à Fatima, il a invité ses interlocuteurs à se confier à Marie comme le firent les trois bergers, à Fatima, à se laisser regarder par Marie « pour apprendre à suivre la Parole de Dieu avec humilité et courage », et savoir « accueillir l’étreinte de son Fils Jésus », et ainsi « aimer chaque personne à l’exemple et la mesure du cœur du Christ ».

Contre l’expression « la mère des bombes »

Le 6 mai dernier, devant quelque 7 000 jeunes participants à « l’Ecole de paix », un programme soutenu par le ministère de l’éducation nationale, le pape a dit avoir eu « honte » de l’expression « mère de toutes les bombes » utilisée pour définir un engin explosif, tel que celui qui a été largué par L’US Air Force  dans l’est de l’Afghanistan le mois dernier. « J’ai eu honte du nom d’une bombe, qu’ils ont appelée la mère de toutes les bombes », alors que « la mère donne la vie et qu’elle donne la mort », a déclaré le pape qui recevra le président américain Donald Trump au Vatican le 24 mai prochain. « On appelle cet engin mère, que se passe-t-il ? « , s’est indigné le Saint-Père avant d’appeler les jeunes à prendre leur courage à deux mains pour lutter contre la culture de la destruction qui frappe notre monde.

 

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