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Un pèlerin part sur les traces de sainte Thérèse de Lisieux

Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897), dite sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus.
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Évocation de la jeune carmélite à travers les lieux où elle a vécu.


Lire aussi : Sainte Thérèse de Lisieux à travers ses plus belles lettres !


La sainte au sablier, c’est Thérèse de Lisieux, sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face. Sous ce titre ni une vie, ni un essai spirituel : le « carnet d’un pèlerin ». Sous-titre modeste pour une délicate entreprise : évoquer la jeune carmélite à partir des lieux où elle a vécu, des objets qu’elle a laissés, de ses cahiers, de ses dessins, de ses photos, pour saisir le secret de sa sainteté.

Philippe Le Guillou, un homme de foi

Quand on connaît un peu le métier, on devine tout ce qui a précédé le premier mot sur le papier : d’abord la lente et fervente imprégnation, ensuite la conception de l’ensemble et l’agencement du détail. L’absence de table incite le diligent lecteur à reconstituer lui-même la subtilité de ce jeu de construction, temps et lieux étant soigneusement notés. Alors intervient l’écriture.

Pour connaître un peu l’œuvre et son auteur, je crois que Philippe Le Guillou est l’un des rares écrivains d’aujourd’hui, peut-être le seul, à qui convient et revient cette gageure. D’abord parce qu’il est romancier, romancier de race (avec quelque 25 romans majeurs), et qu’il est homme de foi, qui puise souvent son inspiration dans le génie du christianisme (breton, il a écrit un beau livre sur Chateaubriand) et suit avec attention la vie de l’Église d’aujourd’hui face au monde.

Saisir tous les endroits fréquentés par Thérèse

C’est le romancier qui à Lisieux, à Paris, en Italie, partout où est passée Thérèse avant le Carmel, saisit les signes de la réalité présente pour leur demander ce que « la petite reine » a vécu en son temps. « Je revois les primevères, les jonquilles des Buissonnets, le scalp mystique, le pied poli de saint Pierre à la cathédrale, les objets de Thérèse, ses jouets, les crochets de la balançoire et ici l’encrier, les sabots, la croix de la tombe… » – et le sablier, mesure de tout instant au Carmel. Et ces images (Thérèse avait une passion pour les images pieuses) l’amènent au secret de la carmélite : l’absolue dépossession de soi et du monde pour ne laisser place qu’au pur Amour. Par la « petite voie », « l’esprit d’enfance » (Bernanos), si facile en apparence, mais d’héroïque et vertigineuse souffrance à l’heure de la nuit de l’âme.

Dans sa liberté de création et la finesse de son écriture, ce livre prend rang parmi les meilleurs sur sainte Thérèse. Oui, c’est par la littérature que Philippe Le Guillou nous amène à sainte Thérèse. La raison de ce choix, je la vois quand il déclare que pour lui la vocation première de Thérèse est « celle d’un écrivain fulgurant, lyrique et visionnaire, cueilli au plus pur de l’enfance spirituelle ». Intuition confirmée le 19 octobre 1997 lorsque la « sainte au sablier » fut élevée par Jean-Paul II au rang de docteur de l’Église – la plus jeune en ce rang, avec ses 24 années de vie.

 

 

© Éditions Salvator
© Éditions Salvator
© Éditions Salvator

Philippe Le Guillou, La Sainte au sablier : carnet d’un pèlerin, Salvatore, 160 pages, 17 euros.

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