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Soyez prêts pour l’Avent !

© Claire Guillaumet
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Riche de promesses, l’Avent revivifie l’espérance de la béatitude céleste.

Pas à pas les santons prennent place près du sapin, au milieu des lumières scintillantes de Noël. Comme chaque année ils sont invités à cheminer vers la crèche. Certes, les politiques ont quelques difficultés à accepter la tradition ; pourtant cela fait plus de 700 ans qu’inlassablement les hommes décorent leurs églises et leurs maisons d’une étable, sobre ou sophistiquée, de petite taille ou grandeur nature.

On peut se rappeler l’habitude des enfants de faire avancer leur petit mouton au gré de leurs efforts quotidiens. Du moins on peut s’en inspirer et suivre nos santons sur le chemin montant à la crèche. Pas d’hibernation pour les chrétiens ! L’Avent est avant tout l’occasion de prendre un nouveau départ. Saint Paul sonne le réveil : « L’heure est venue de sortir de votre sommeil. La nuit est bientôt finie, le jour est tout proche » (Romains 13, 11-12).

Le prophète Isaïe nous montre aussi les peuples en marche, animés d’une grande soif de Dieu : « Venez, montons à la montagne du Seigneur, au temple du Dieu de Jacob » (Isaïe 2, 3). Ancien ou Nouveau Testament, l’enjeu est bien d’accueillir le Messie dans notre monde, notre maison et notre vie. L’Avent prépare ainsi au rendez-vous d’amour entre Dieu et les hommes : l’incarnation du Fils bien-aimé, manifestée concrètement par la naissance de ce bébé fragile, semblable à tant d’autres.

Un exercice de patience

La joyeuse nouvelle qu’annonce le Ravi de la Crèche est aussi celle du salut qu’attendaient les Anciens d’Israël. C’est la raison d’une joie profonde, déjà contenue dans l’Avent et s’épanouissant à Pâques. Dieu accomplit ce qu’Il a promis, en embrassant tout l’univers. L’allégresse se trouve dans l’attente de la plénitude pascale et l’espérance du salut. Espérance dont parle Charles Péguy, dans Le porche du mystère de la deuxième vertu : « L’Espérance est une petite fille de rien du tout. Qui est venue au monde le jour de Noël de l’année dernière. Qui joue encore avec le bonhomme Janvier. Avec ses petits sapins en bois d’Allemagne couverts de givre peint. Et avec son bœuf et son âne en bois d’Allemagne. Peints. Et avec sa crèche pleine de paille que les bêtes ne mangent pas. Puisqu’elles sont en bois. »

Pourtant comme l’exprime plus loin ce poète, la petite espérance s’avance sur un chemin raboteux, chemin charnel et salutaire. Les santons témoignent : l’avancée n’est pas aussi facile et rapide qu’espéré, pour aller se prosterner devant le bébé roi. L’Avent exerce ainsi notre patience par rapport au salut qui semble tarder à venir ; et vis-à-vis de nous-mêmes qui peinons à grimper vers la sainteté, malgré la grâce de Dieu, présent à nos côtés. Saint Jacques nous exhorte à la persévérance dans la foi : « Ayez de la patience et soyez fermes, car la venue du Seigneur est proche » (Jacques 5, 8).

Riche de promesses, l’Avent revivifie l’espérance de la béatitude céleste. Il nous reste à en vivre pendant les prochaines semaines, et à en faire un programme de vie chrétienne, jusqu’à ce que Jésus vienne.

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