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Jouissez sans entraves !

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Donc tuez l’ego.

L’homme et la femme naissent incomplets, Dieu l’a voulu ainsi, Lui qui amalgame masculin et féminin, en effet : « Dieu créa l’homme à son image, il le créa homme et femme » (Genèse 1, 27). Depuis l’homme et la femme cherchent peut-être à retrouver le paradis perdu, ce jardin d’Eden de la plénitude amoureuse, où ils ne firent qu’un. Si l’être humain possède une âme, un esprit et un corps, c’est bien de celui-ci dont nous parle la Genèse : « Alors le Seigneur Dieu modela l’homme avec la poussière tirée du sol » (Genèse 2, 7). Comment dès lors, l’union sexuelle peut-elle se conformer au dessein de Dieu ?

La sexualité ou le désir d’altérité

L’union des corps masculins et féminins qui concrétise le mariage comble les manques de notre nature imparfaite. Elle est une vocation commune, où l’égoïsme, l’ego, n’a pas sa place, sous peine de conduire tôt ou tard à l’impasse. Les amours intègres (la sexualité maîtrisée) de deux adultes exigent la maturité et le don de soi. Voilà ce que devrait signifier le « Jouissez sans entraves » des soixante-huitards : ne vous laissez pas aveugler par votre ego. Loin des désirs déréglés, l’union des corps appelle ce mouvement vers l’autre, jusqu’à l’admiration, pourquoi pas, et à l’oubli de soi.

Belinda Cannone dans Petit éloge du désir décrit très bien cela : « Assomption de l’altérité. Tu attaches deux significations au mot Désir : d’une part il désigne l’appétit qui gît en soi, nous disposant à la rencontre intime d’un autre corps (…). D’autre part, il représente le mouvement qui fait distinguer et élire un autre choisi pour lui-même, pour ce qu’il est d’autre, différent de soi ou de quiconque, et désiré, c’est-à-dire, aimé pour son altérité même. Et ce désir serait-il fugace, il n’en est pas moins distinction et élection – tu trouves une très humaine et noble beauté à cette élévation d’autrui. »

La vraie jouissance, si proche du soleil de la mort, c’est l’orgueil qui meurt, cet obstacle à la rencontre. La vraie Jouissance, est cet instant où tout se fond et se confond, celle qui donne la vie. La vraie jouissance, comble du lâcher prise, est détachement de soi.

L’autre : un prolongement de son propre corps

Quand Dieu décida de créer la femme à partir de l’homme, il fit une chose étrange : « Alors le Seigneur Dieu fit tomber sur lui un sommeil mystérieux, et l’homme s’endormit. » Ce « sommeil mystérieux » est une petite mort, une léthargie, une anesthésie qui s’empare de l’homme. Il ne souffre plus de la déchirure de sa chair. « Le Seigneur Dieu prit une de ses côtes, puis il referma la chair à sa place. Avec la côte qu’il avait prise à l’homme, il façonna une femme et il l’amena vers l’homme. »  (Genèse 2, 21-22) Ainsi, l’homme doit s’effacer un instant pour que la femme advienne. Il n’était pas bon que l’homme restât seul : à son côté elle lui est désormais nécessaire, et elle-même sera à jamais tributaire de cette côte masculine. Dans la relation intime cela invite d’autant mieux au respect du corps de l’autre, à le considérer toujours comme un prolongement de son propre corps.

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