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Père Jacques Mourad : « Les prières font des miracles »

© MARIO OSORIO / NOTIMEX/ AFP
51210095. Roma, 10 Dic. 2015 (Notimex-Mario Osorio).- El religioso Jacques Mourad, miembro de la comunidad sirio-catÛlica del monasterio Deir Mar Musa, en la ciudad siria de Al Quariatain, relatÛ su cautiverio en manos del Estado Isl·mico.
NOTIMEX/FOTO/MARIO OSORIO/COR/HUM/
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Emprisonné par Daesh, la foi et la prière l’ont protégé.

« Le temps de ma détention a été une expérience extrêmement douloureuse », raconte le père Jacques Mourad, Syrien enlevé par Daesh et retenu en otage pendant cinq mois. Mais comme nous l’explique le magazine allemand PRO, avec plus de recul, il considère désormais cette époque comme une sorte de grâce. Il perçoit en effet que ces personnes qui torturent et qui tuent gardent en elles une forme d’humanité. Quand ils s’appliquaient à faire souffrir Mourad avec des mots qu’il ne « pouvait effectivement à peine supporter », ce dernier s’efforçait de regarder ses tortionnaires dans les yeux et d’y voir leur nature d’hommes.

« Ma foi et la prière m’ont aidé à ne pas tomber dans l’angoisse ». Grâce à cette force, Mourad a vécu cet épisode vraiment comme une personne humaine. C’est avec le sourire qu’il rencontrait ses ravisseurs. Petit à petit, leur attitude vis-à-vis de lui s’est transformée. Une semaine après le début de cette captivité, celui qui lui apportait sa nourriture lui a même demandé ce dont il avait besoin. Et lorsque le père Mourad est tombé malade, il est venu pour le soigner.

Mourad ne peut pas dire si d’autres otages de Daesh ont pu vivre une expérience comme la sienne. Il est bien conscient que Daesh est une organisation terroriste extrêmement dangereuse. En tant que prêtre chrétien, il reste un des pires adversaires de cet islamisme terroriste.

« Nous sommes tous appelés, nous chrétiens, à faire sentir au monde entier l’amour de Jésus, indépendamment de leur religion. »

Ce prêtre catholique avait en charge une paroisse de la petite ville syrienne de Quaryatein dans la région de Homs lorsqu’il a été enlevé par Daesh avec ses paroissiens. Plus tard, ce sont des musulmans de sa région qui l’ont sauvé avec l’aide de bédouins. Il avait toujours eu de bonnes relations avec ses voisins musulmans. La plupart des chrétiens de sa région vivent aujourd’hui à Homs.


Lire aussi : Père Jacques Mourad : « Je me suis enfui déguisé en islamiste »


En ce qui concerne l’appréhension de nombreux européens vis-à-vis des réfugiés musulmans, il rappelle la vertu d’espérance qui redonne toute confiance en l’avenir : « Je n’ai pas peur pour le christianisme, Jésus nous a promis que son Église était établi en lui. Il n’y a aucun risque qu’elle soit détruite ». Voilà donc selon lui la seule solution, aujourd’hui comme hier, pour affronter les périls : « Nous sommes tous appelés, nous chrétiens, à faire sentir au monde entier l’amour de Jésus, indépendamment de leur religion ». Les musulmans ne sont pas inhumains : « Tous les Syriens méritent d’être sauvés. Chacun risque la mort ».

Créer l’occasion d’un échange sur le plan religieux

Avec les attentats, les Européens ont de plus en plus peur des musulmans. Ceux-ci risquent de leur côté de se placer en retrait de la société. Selon le père Mourad, l’Église a là un grand rôle à jouer. De son expérience en Syrie, il sait que les échanges d’idées sur le plan religieux peuvent être très intenses avec des musulmans. Le père Mourad encourage ainsi les paroisses chrétiennes à s’ouvrir intensément aux musulmans et à leur donner la possibilité de participer à des événements paroissiaux.

L’écrivain Navid Kermani, récompensé par le prix de la paix des libraires allemands, avait demandé dans son discours de remerciement que l’on prie pour le père Mourad et sa paroisse. Quand on demande au père si ce moment l’a aidé, il répond par l’affirmative : « Les prières font des miracles ». Parmi ces miracles, le sauvetage de 250 chrétiens syriens, qui, malgré toutes les peines ont gardé la foi et refusé de se convertir à l’islam. « Les prières du monde entier nous ont aidés », dit le père Mourad avant de conclure : « L’Église est une famille, c’est comme ça qu’elle est belle ».

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