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Votre enfant pleure la nuit et vous n'en pouvez plus ?

©Travel_Master/Shutterstock

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Mathilde de Robien - Publié le 18/10/16

Aleteia vous aide à garder patience et sérénité.

Votre enfant a plus de 6 mois, n’est pas malade, a reçu la même éducation et la même affection que les aînés, s’il en a, mais voilà, un beau jour, ou plutôt, une belle nuit, – enfin belle, à voir… ! – peut-être vers ses 8-9 mois (âge où il prend vraiment conscience de son environnement et où apparaît le sentiment de peur), il se met à se réveiller toutes les nuits, et hurle si vous ne le prenez pas dans vos bras ou dans votre lit…

Si vous êtes dans ce cas, je vous envoie toute ma compassion, car pour être passée par-là, c’est une période exténuante, physiquement et nerveusement, déroutante, puisqu’aucune méthode livrée par les médecins, les proches, les bouquins… ne marche, culpabilisante (« Qu’est-ce qu’on a fait, ou pas fait, pour en arriver là ?! ») et bouleversante, car lorsque vous bercez sans interruption votre bébé de 2h à 4h du matin, votre esprit fatigué peut être traversé par des idées en totale contradiction avec votre cœur de mère ou de père : dans ces moments-là, il se peut que vous ne supportiez plus votre enfant parce qu’involontairement, il vous fait vivre un véritable calvaire et plombe indirectement vos journées ternies par votre manque de sommeil. Je vous avoue franchement m’être demandée pourquoi il n’existait pas de garderie ou de crèche de nuit ! Mais bon, si une crèche de nuit soulagerait les parents, cela ne solutionnerait pas le « problème » ! Car si cette situation perdure, elle devient un problème.

Pourquoi votre enfant pleure-t-il ?

Ce serait facile, si les parents savaient ! Mais on ne sait pas. C’est pourquoi Véronique Lemoine Cordier, psychologue et psychothérapeute, ayant constaté par expérience que les troubles du sommeil sont souvent liés à une séparation passée mal vécue par l’enfant, propose, dans son Guide de survie à l’usage des parents, la méthode suivante : raconter à l’enfant (même âgé de 8 mois ! Ils comprennent tout !) les absences, petites ou grandes, qui ont marqué le début de sa vie, et les lui expliquer (pourquoi vous êtes-vous absenté(e) à ce moment-là, pourquoi l’avez-vous confié à la nourrice/à la crèche…) tout en insistant bien sur l’amour que vous lui portez (« Ce n’est pas parce que je suis retourné(e) au travail que je ne t’aime plus ») et sa sécurité (« ce week-end là, nous t’avons confié à tes grands-parents et tu es en sécurité chez eux »).

Après avoir ainsi pris le temps d’essayer d’identifier avec lui l’origine de son angoisse de séparation, soit vous-même, soit avec un psychologue adepte de la théorie de l’Angoisse de Séparation élaborée par Bernadette Lemoine, vous pouvez faire de ces quelques phrases un rituel du coucher. Chaque soir, répétez-lui : « Tu es en sécurité. Tu peux t’endormir tranquillement car, même si je ne suis plus avec toi, je continue à t’aimer et à veiller sur toi. Tu peux être certain que nous nous retrouverons demain matin, et que tout va bien. Dormir permet de grandir ». (Guide de survie à l’usage des parents, V. Lemoine Cordier). En espérant sincèrement que vos enfants (re)trouvent la paix !

Profiter de chaque minute

Pour finir, et pour vous aider à prendre patience sereinement, je vous invite à lire (ou relire !) un extrait de l’émouvant billet d’une mère de famille américaine, posté sur son blog www.yourbestnestindy.com, (article en anglais) en décembre 2015.

« Je sais qu’un jour viendra où plus personne n’aura besoin de moi. Je sais qu’un jour viendra où mes bébés seront partis depuis longtemps, bien occupés dans leurs vies respectives. Peut-être que je serais assise seule, dans une maison de retraite aux murs blanchis, et que je regarderais mon corps s’effacer peu à peu. Alors, plus personne n’aura besoin de moi. Peut-être même que je serais devenue un fardeau. Bien sûr, ils viendront me rendre visite, mais mes bras ne seront plus leur abri. Mes baisers ne seront plus leur réconfort. Il n’y aura plus de boue à enlever de leurs petites bottes, plus de ceintures à boucler. Je n’aurais plus d’histoire à leur raconter avant de dormir. Plus de sacs à remplir de goûters. Je suis sûre qu’alors, mon cœur vieillissant se souviendra avec nostalgie de ces petites voix qui disaient : »Maman, quelqu’un a besoin de toi ! ».

Alors pour l’instant, je trouve de la beauté dans cet instant, quand je lui donne le biberon à 4 heures du matin dans sa petite chambre douillette. Dehors, la neige tombe sans un bruit, et un lièvre fait sa trace sur cette toile parfaite, lisse et blanche. Il n’y a que moi et mon petit bébé, dehors tout est sombre et figé. Nous sommes les seules à être témoins du lever de la lune, pâle, qui fait danser les ombres dans la chambre. Elle et moi sommes les seules à entendre la chouette qui hulule au loin, dans les peupliers. Nous nous enfonçons dans les couvertures, et je la berce pour qu’elle se rendorme. Il est 4 heures et je suis épuisée et frustrée, mais tout va bien, elle a besoin de moi. Rien que de moi. »

Megan Minnerman Morton, Maman, quelqu’un a besoin de toi ! Retrouvez le billet traduit en français ici.

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