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« Je veux partager votre peine ». Le Pape a rencontré les proches des victimes de l’attentat de Nice

© VALERY HACHE / AFP
A woman stands by the new makeshift memorial in tribute to the victims of the deadly Bastille Day attack at the Promenade des Anglais on July 19, 2016 in Nice, after it was moved from the pavement of the road to the seafront so that the street can be re-opened.
The Islamic State group claimed responsibility for the truck attack that killed 84 people in Nice on France's national holiday, a news service affiliated with the jihadists said on July 16. Tunisian Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, 31, smashed a 19-tonne truck into a packed crowd of people in the Riviera city celebrating Bastille Day -- France's national day. / AFP PHOTO / Valery HACHE
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Pour le Saint-Père , "répondre aux assauts du démon" passe par une conversion du cœur.

Il en avait exprimé le souhait, et cela s’est fait. Le pape François a reçu au Vatican, une importante délégation de familles des victimes de l’attentat terroriste survenu à Nice (France) le 14 juillet dernier, les assurant de sa profonde « compassion », « proximité » et « prières », pour eux et pour tous les « responsables » de ce « cher pays » qu’est la France.

L’attentat, le soir du feu d’artifice, sur la Promenade des Anglais, avait fait 86 morts et plus de 400 blessés. Mohamed Lahouaiej Bouhlel, un Tunisien de 31 ans, avait foncé dans la foule avec un camion. L’attentat avait été revendiqué par le groupe État islamique.

L’ambiance dans la salle Paul VI était chargée de gravité et de tristesse, rapporte l’agence I-Media. « Je veux partager votre peine, a déclaré d’emblée le pape François, une peine qui se fait encore plus vive lorsque je pense aux enfants, parfois aux familles entières, dont la vie a été arrachée à l’improviste et de façon si dramatique ». Parmi les 1000 représentants des familles, des proches de « personnes blessées », « parfois atrocement mutilées dans leur chair ou dans leur âme », qui n’ont pu assister à l’audience car toujours hospitalisées, et pour lesquels le Saint-Père a également exprimé le soutien et l’affection de toute l’Église.

Contre la tentation de répondre à la haine par la haine

Face aux participants, issus de différentes confessions chrétiennes et religions, juifs et musulmans principalement, le souverain pontife a réaffirmé la nécessité d’un « dialogue sincère » et de « relations fraternelles », nécessité devenue d’autant plus « urgente » que « la tentation de répondre à la haine par la haine se fait grande », a-t-il estimé en s’adressant tout spécialement aux  responsables politiques et religieux. « Une vraie conversion du cœur est nécessaire », a-t-il insisté, et ne saurait passer que par « le pardon, le respect et l’amour du prochain », que sont « les œuvres de Dieu » , elles  seules capables, a-t-il rappelé, de « répondre aux assauts du démon ».

Après avoir assuré encore une fois les familles en deuil et les rescapés de sa « tendresse » et de « ses prières », le Pape a salué un par un les 1000 participants. Au cours de l’audience Christian Estrosi, l’ancien maire de Nice et président du Conseil régional de Provence-Alpes Côte d’Azur, a offert au pape François 86 œillets, correspondant au nombre de victimes. Deux jours après l’attentat, le Pape lui avait téléphoné personnellement pour qu’il transmette ses pensées et prières aux niçois et victimes de l’attentat.

Au début de la rencontre, l’évêque de Nice, Mgr André Marceau, a remercié le Pape pour son « geste d’amour paternel, de réconfort et de paix », et rappelé le sens de cette année jubilaire centrée sur la miséricorde, qui invite à « ne pas céder au désir de haine », et ne pas se « laisser envahir par l’indifférence », mais plutôt à marcher « dans les pas du Christ », à « contempler sa Croix » et à « construire des ponts qui unissent les peuples ».

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