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Le casse-tête chinois des activités extra-scolaires

© Mathilde de Robien
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"Et vous, il fait quoi votre fils comme activité ?"

Nous sommes au mois de septembre, mois de la rentrée des classes et de la reprise des « activités ». Alors vous n’échapperez pas à la fameuse question :

« Qu’est-ce qu’il fait, votre fils, comme activité ? »

Et voilà ce que je répondais l’année dernière :

– Il n’en fait pas.
– Comment ça ? Il ne fait pas d’activité extra-scolaire ?
– Bah non. Il est en maternelle, il n’est pas particulièrement demandeur, donc franchement, je ne vais pas me rajouter des trajets, pile au moment de la sieste des « petites », pour une activité dont il se lassera au bout de trois semaines, mais à laquelle je devrais le traîner quand même parce qu’on n’abandonne pas en cours de route, question de principe !
– Mais alors qu’est-ce qu’il fait le mercredi ? Il ne s’ennuie pas ? Et vous n’avez pas peur, s’il ne fait pas d’activité sportive, qu’au niveau moteur, il ait des petits soucis ?
– Non, non et NON.

Ça, c’était l’année dernière. Cette année, nous avons fait le grand saut et avons découvert un monde parallèle : celui des « activités des enfants ». Un véritable casse-tête chinois.

1. Que choisir comme activité ?

C’est la première décision à prendre. Au départ, votre fils voudra faire du foot, parce que tout le monde, dans sa classe, fait du foot. Et qu’il y a eu l’Euro. Mais là, son père intervient : « Non, du rugby, c’est mieux ! ». Mais bien sûr, il n’y a pas de club de rugby dans votre patelin. Ou alors, votre enfant est attiré par une activité sensée plaire d’abord au sexe opposé, une fille qui voudrait faire de la boxe ou un garçon de la danse. Là encore, chez certains parents, ça coince.

Alors quoi ? De la voile ? On n’est pas au bord de la mer. Du poney ? Le club le plus proche est à vingt bornes. De la natation ? Ah non, il y a suffisamment de microbes à l’école, on ne va pas en plus lui coller des rhino à répétition. De la musique ? Ni vous, ni votre mari n’êtes musiciens, et vous voyez venir gros comme une maison la galère du conservatoire, du solfège, du travail tous les soirs et des fausses notes qui vous cassent les oreilles alors qu’en fin de journée, vous ne supportez plus aucun bruit. Du tennis ? Oui, pourquoi pas ? C’est bien ça, le tennis. Et puis « il faut savoir jouer ».

2. Quand ?

Ah la la ! Une fois que vous avez élu l’activité parfaite qui rallie tous les cœurs, reste à trouver à quel moment la caser… Le jour de l’inscription, vous êtes au club, au centre, à l’accueil, et on vous propose des créneaux… Moult créneaux, là n’est pas le problème, mais aucun ne va. Mercredi 14h ? Impossible, qu’est-ce que je fais des « petites » qui sont censées dormir à cette heure-là et qui, si elles ne dorment pas, seront insupportables tout le mercredi ? Merci bien. Le samedi matin ? Ah non. Pas de fil à la patte, on part souvent les week-ends ! Jeudi 18h ? Euh, ça ne m’arrange pas franchement, c’est l’heure des bains, du dîner, ce sera le rush, non, y a pas autre chose ? 7h le mardi ? Quoi, du matin ?! Allez, c’est super ça, va pour le mardi 7h du matin ! C’est son père qui l’emmènera !

Deux conseils. Visez la simplicité : une seule activité pour commencer, c’est très bien. Et soyez à l’écoute des souhaits de votre enfant (le secret d’une histoire qui dure !), tout en essayant de les concilier avec votre agenda…

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