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Les 5 règles du bon chrétien pour supporter quelqu'un d'insupportable

© Ollyy / Shutterstock

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Sœur Theresa Aletheia Noble - Publié le 17/09/16

Grandir en sainteté, selon Jésus, c'est apprendre à accepter les personnes et les situations qui nous dérangent.

Comment améliorer notre rapport aux personnes dites « difficiles » ?

Certaines personnes, dans notre existence, sont difficiles tout simplement par défi ou parce qu’elles sont différentes. Lorsque nous vivons ensemble, la proximité amplifie les petites manies et c’est parfois nous qui sommes difficiles, qui agaçons. Peu importe la raison, pour grandir en sainteté nous devons apprendre à accepter les personnes et les situations qui nous dérangent, qui nous semblent inopportunes ou nous agacent. De les accepter, non seulement comme un bien nécessaire, mais comme une grâce reçue.

L’essayiste américaine Heather King dit ceci : « Quand nous sommes ouverts et réceptifs à tout ce que le monde nous offre alors tout s’éclaire en nous. Nous voyons que tout est, ou peut être, relié à notre quête de beauté et d’ordre ». Voir les personnes difficiles sous un autre angle, de manière positive, n’est pas facile. Mais nous pouvons commencer par apprendre à nous rapporter aux autres en imitant Jésus dans sa manière de faire.

Les Écritures nous apprennent comment Jésus affrontait ces personnes :

Jésus pose des questions

Jésus pose beaucoup de questions dans les Écritures ; des questions parfois rhétoriques et contraignantes, mais il lui arrive aussi d’en poser pour avoir un retour d’information. Comme au chapitre 12 de l’Évangile de Luc, où on lui demande de résoudre une dispute familiale. « Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage. »Jésus lui répondit : « Homme, qui donc m’a établi pour être votre juge ou l’arbitre de vos partages ? »Puis, s’adressant à tous : « Gardez-vous bien de toute avidité, car la vie de quelqu’un, même dans l’abondance, ne dépend pas de ce qu’il possède. » En posant des questions, Jésus souligne son ouverture aux autres.

Or nous, êtres humains, paradoxalement, nous avons tendance à ne pas poser beaucoup de questions. Nous prenons position, pontifions, parlons, observons, interrompons et jugeons, mais posons rarement des questions à notre prochain. En utilisant souvent la « question » comme méthode d’approche, Jésus dessine le portrait d’un bon communicateur, une personne suffisamment proche de l’autre pour le défier et interagir avec lui.

Jésus ne se laisse jamais impressionner

Au chapitre 6 de l’Évangile de Luc, Jésus se promène avec ses disciples qui ramassent des épis de blé dans le champ. Les pharisiens arrivent et les accusent d’enfreindre le Sabbat mais Jésus n’est en rien troublé par leur intervention. Il n’a jamais peur des personnes qui tentent de le piéger ou pensent du mal de lui. Tout simplement parce que sa préoccupation principale n’est pas ce que les autres pensent.

Il arrive que des personnes fassent pression sur nous par leurs idées et leurs jugements, et nous commençons à nous demander si leur regard sur nous est plus objectif que le nôtre. Évidemment, il est difficile d’accepter que parfois les autres ne nous comprennent pas ou ne prennent pas le temps de nous comprendre. Mais, faisons comme Jésus, évitons de nous voir comme les autres nous regardent. Notre identité réside Dieu, pas en ce que les gens cherchent à nous attribuer.

Jésus sait quand il doit ignorer

Vous souvenez-vous du jour où Jésus a mis en colère tous ses anciens voisins et amis dans sa Nazareth natale ? Ils étaient si furieux qu’ils avaient décidé de le jeter au fond d’un ravin. Mais lui, voyant qu’il n’y avait pas moyen de raisonner avec ces personnes, avait poursuivi son chemin.

Parfois, les personnes difficiles se mettent en colère, parlent durement ou traitent mal les autres (on le voit beaucoup sur Internet). C’est le signe que nous devons faire marche arrière et nous en aller. Comme Jésus, sachons prendre du recul. Bien sûr, si nous devons affronter quelqu’un, un face-à-face peut toujours aider. Mais après…

Jésus n’est jamais sur la défensive

Au chapitre 10 de l’Évangile de Marc, Jacques et Jean disent à Jésus : « Ce que nous allons te demander, nous voudrions que tu le fasses pour nous ». Jésus n’a pas peur de dépasser les limites. Il sait quand il doit dire oui ou non, et ne se reproche rien quand il ne peut satisfaire les autres.

Il arrive que des gens nous demandent plus que ce que nous pouvons leur donner. Ils essaient de nous convaincre en suscitant chez nous un sentiment de culpabilité. Avant même de réaliser, nous nous retrouvons à essayer de satisfaire le besoin d’une personne agressive qui sera difficilement satisfaite. Jésus ne cherche pas à plaire aux personnes. Il n’a pas besoin de se défendre des autres ; la volonté de Dieu le rend sûr de lui. Il n’a donc aucune raison d’être sur la défensive.

Jésus est flexible

Au chapitre 15 de l’Évangile de Matthieu, une cananéenne demande à Jésus de guérir sa fille. Au début, Jésus refuse, puis, ému par la réponse de la femme, il change d’avis et la guérit. Cet épisode nous montre que Jésus possède un esprit ouvert. Il laisse le Saint-Esprit agir en lui afin de lutter contre ses instincts.

De la même manière, quand une personne difficile s’approche de nous, nous pouvons penser « Et voilà, c’est reparti ! », ou « Je sais comment ça va se terminer ». Cependant, n’oublions pas que l’Esprit peut intervenir sur nous pour nous secouer. Demeurer fermé aux autres nous rend sourd à l’Esprit Saint qui pourtant travaille en nous et agit aussi sur les autres.

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