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La fin de l’islam takfiriste, « une nécessité » pour le monde arabe

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Le patriarche Bechara Rai, dénonce "la nouvelle forme de génocide" dont les chrétiens sont victimes.

Aujourd’hui les chrétiens du Moyen-Orient vivent « une nouvelle forme de génocide », surtout en Syrie et en Irak. « Une extermination commise à l’intérieur de la société, perpétrée par des guerres que l’imbrication entre mouvements fondamentalistes, organisations terroristes et intérêts régionaux et internationaux, ne fait qu’intensifier. » Telles ont été les paroles du cardinal Bechara Rai, à l’inauguration ces jours-ci d’un amphithéâtre dans l’ancien monastère arménien catholique de Bzommar, au Liban, à la mémoire du martyr Ignace Maloyan, proclamé symbole du « combat spirituel de tout chrétien dont la foi est exposée aux attaques du mal », lors de sa béatification par Jean Paul II en 2001.

100 ans après le génocide arménien

Selon un compte-rendu d’Asianews, l’agence de l’institut pontifical des missions étrangères (PIME), cette inauguration fut pour le patriarche des maronites du Liban et de tout l’Orient une nouvelle occasion de mettre le doigt sur la tragique situation des chrétiens de la région qui, 100 ans après le génocide arménien par la Turquie, prend de plus en plus l’allure d’une stratégie d’extermination systématique. « Des centaines de fils et filles de nos églises – a rappelé le cardinal – sont morts, des centaines de milliers d’autres ont pris le chemin de l’émigration » pour échapper à ces crimes. Mais nos églises, a-t-il ajouté, « résistent, restent et progressent, grâce au sang des martyrs qui se mélange au sang salvifique de Notre Seigneur et au pouvoir de sa résurrection », comme Jésus avait promis en disant à Pierre : « Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église et la puissance de la mort ne l’emportera pas sur elle ».

Le christianisme, a déclaré le patriarche maronite, est par nature « ouvert au prochain, à la différence  ; pour édifier une humanité meilleure et civile (…) nous pensons que la présence chrétienne en Orient est vitale, essentielle, pour ce qu’elle apporte au plan intellectuel, théologique et culturel depuis plus de six siècles avant l’arrivée de l’islam ». Puis, il y a eu le contact avec les musulmans, et cette richesse « s’est accentuée, gratifiant l’humanité de nouvelles ressources culturelles et scientifiques bien connues de tous », a-t-il poursuivi, qui ont permis, avec l’Occident, d’ériger « un pont culturel et scientifique » et  « lancer les valeurs de la modernité »  dans « un climat d’interaction, de coopération et de dialogue entre ces deux mondes ».

Conserver le « riche » visage d’Orient

L’islam est donc tout autant « une nécessité » pour le monde arabe, mais à condition, selon le cardinal Rai, qu’il conserve un esprit « de modération et d’ouverture », en mettant fin aux organisations terroristes et takfiristes – adeptes d’une idéologie ultra-violente – qui recourent à la violence au nom de l’islam même.

Le cardinal Rai a alors invité les musulmans à s’unir aux chrétiens pour « conserver le riche visage » de l’Orient arabe et de « le protéger contre le rejet de la diversité, des différences confessionnelles, ethniques et linguistiques ». Sur le modèle du Liban où l’on sépare et respecte « les droits de chaque culte et ses enseignements », le patriarche a rappelé qu’un pays qui « ne privilégie aucun autre État, oriental ou occidental quel qu’il soit, et sait maintenir un équilibre constant entre toutes les nations » est un pays où l’on « ne prend pas part aux luttes, mais œuvre pour la justice, pour la paix et pour l’unité de tous ses membres ».

Prendre exemple sur les Arméniens

Présent également à la cérémonie d’inauguration, le nonce apostolique au Liban, Mgr Gabriele Caccia, a invité les chrétiens d’Orient à « prendre exemple sur le peuple arménien qui a souffert et vécu le triomphe de la résurrection ». Il les a exhortés à « s’inspirer »  de leur foi, « une foi si grande qu’ils sont les seuls chrétiens parmi tous à avoir des croix sculptés dans la pierre, les khatchkars, en signe de leur « résistance totale », a-t-il conclu.

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