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Cette femme de 80 ans a donné à ce médecin la plus belle leçon de sa vie

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Cette vieille dame en fin de vie a changé le cours de son existence.

C’est une journée qui a commencé comme tant d’autres dans un hôpital en Sardaigne mais qui finira de manière inattendue. Marco Deplano, 37 ans est urologue. Ce jour-là il était loin d’imaginer qu’il allait recevoir la plus belle et la plus touchante des leçons de toute sa carrière de médecin, d’une vieille dame en fin de vie âgée d’environ 80 ans. Avec elle il apprit le sens de la mort, inévitable, et l’importance d’une existence « digne ».

« Je suis morte il y a quinze ans »

Marco a devant lui « une octogénaire, blanche, toute blanche, des cheveux couleur carotte, avec deux doigts de repousse mais les ongles d’un rose impeccable ». Il regarde son dossier médical, « je vous ausculte et on refait une échographie ». Il lui explique la situation et elle de lui répondre : « Pardon si je vous coupe… mais j’aurai un autre petit sac derrière aussi ? ». « Oui, madame…», lui répond le jeune homme. La patiente lui demande comment il s’appelle et ajoute: « Vous avez deux minutes ? Savez-vous que je suis déjà morte ? Oui… je suis morte il y a quinze ans quand mon fils de 33 ans est décédé d’un infarctus ».

« Je suis morte ce jour-là, vous savez ? Je devais mourir avec lui il y a quinze ans, je devais mourir il y a dix ans quand on a découvert ma maladie et maintenant je n’ai plus à faire semblant pour les autres, souligne la vieille dame. Mes enfants sont casés, mes petits-enfants aussi… Je dois retourner chez Lui. Quel sens cela a-t-il que je vive quelques jours en plus avec un sachet, en souffrant et faisant souffrir mes proches… J’ai ma dignité. Cela vous offense si on s’arrête là ? Je suis fatiguée et je veux m’abandonner dans les mains de Dieu. Ou plutôt faites-moi plaisir, arrêtez la transfusion et laissez-moi rentrer chez moi, pour manger une glace avec mon petit-fils », ajoute-t-elle.

« Sans inquiétude, ni peur ni égoïsme »

« Vous pouvez faire ce que vous voulez… mais en mettant deux… », essaie de la convaincre le médecin, mais la vieille dame est décidée : « Marco, non c’est non. C’est ma vie et j’en ai décidé ainsi ». Le jeune médecin raconte : J’avais « oublié ma fatigue, mes colères et tout ce qui m’angoisse. Mes années d’étude avaient disparu, les milliers de pages étudiées, les lignes directrices… Plus rien n’existait, tout était inutile. Nu et désarmé devant tant de candeur face à la mort. J’étais bouleversé ».

Ses yeux se mirent à briller d’émotion : « À ce moment-là, écrit-il dans son post, c’était la plus belle femme du monde, lumineuse, décidée, une mère, une grand-mère… en un mot l’amour pur. C’est probablement la seule fois où je fus content de passer pour un imbécile. Démonté, mis à nu et ménagé à mon tour par quelqu’un que j’aurais dû aider. Elle était en train de me donner la plus touchante des leçons de ma vie. La mort vue comme dernière phase de la vie, sans inquiétude, sans peur ni égoïsme. Une conscience que des années d’étude n’enseigneront jamais ».

 « Un brin de vie ordinaire »

Le médecin a posté sur Facebook son petit récit, recueillant une vague d’éloges pour la compassion et le courage qu’il avait eu pour cette femme qui demandait à la science, bien qu’animée des meilleures intentions du monde, de ne pas s’acharner sur son corps. « J’ai seulement rapporté un brin de ma vie de tous les jours, a commenté Marco dans la soirée, en essayant de répondre par un nouveau post aux milliers de messages arrivés sur sa page. Je ne suis qu’un des nombreux médecins qui travaillent avec passion chaque jour, confrontés quotidiennement à des difficultés objectives que les non-spécialistes ont tendance à prendre pour un manque de professionnalisme ».

Article traduit de l’italien par Isabelle Cousturié

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