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Vivre l’été autrement avec Aleteia (5/7). Sainte et docteur de l’Église

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Pour changer des romans de plage, voici un recueil de 800 extraits de la Bible cités et commentés par sainte Thérèse d’Avila. À picorer, butiner, ruminer sans modération !

C’est un de ces paradoxes dont se joue la grâce : sainte Thérèse d’Avila, docteur de l’Église, n’avait pas d’accès direct à l’Écriture sainte ! L’Inquisition avait en effet proscrit l’édition et la lecture de la Bible en langue vulgaire. Or – autre surprise –, Thérèse ignorait le latin ou du moins n’en connaissait que des rudiments. Mais sa fréquentation assidue de « livres de prière » – son bréviaire, des livres liturgiques, des opuscules– et ses nombreuses lectures d’auteurs spirituels qui truffaient leurs écrits de citations bibliques, lui ont permis d’étancher son intense soif spirituelle.

Un instinct surnaturel guidait la Madre jusqu’à la source, l’Esprit Saint l’ouvrant au sens mystique des Écritures. Elle les mémorisait fragment par fragment pour en scruter inlassablement le mystère, faisant résonner la Parole à tout instant dans sa propre vie et dans les directives et conseils spirituels qu’elle donnait à ses « filles » carmélites et à ses nombreux correspondants.  Elle ne s’arrêtait pas à la littéralité des textes mais, pour ainsi dire, les butinait, allant de l’un à l’autre pour en extraire le suc et en faire le miel nécessaire à sa vie et à celle de toute la ruche du Carmel. Ses audaces ou, pour mieux dire, ses fulgurances étaient strictement cadrées par son sens de l’Église et sa fidélité absolue au magistère.

Grâce au travail d’une vie, celle du père carme Emmanuel Renault (décédé en 2010), poursuivi et complété par le père Didier-Marie Golay, lui aussi membre de la Province de Paris de l’Ordre des Carmes Déchaux, nous bénéficions à notre tour des puissants coups de projecteur de sainte Thérèse d’Avila sur des passages clés de l’Ancien et du Nouveau Testament. Ces textes très courts et les commentaires de la Madre se prêtent à un bienfaisant grappillage spirituel. En voici un petit florilège, glané dans l’Ancien et le Nouveau Testament, en guise de mise en bouche :

Sur la prière, à propos de Genèse 2, 5-8 : Dieu planta un jardin. « Celui qui commence à faire oraison doit se représenter qu’il entreprend de transformer un jardin entièrement inculte et couvert de mauvaises herbes, en un jardin d’agrément pour Notre-Seigneur. C’est le divin Maître Lui-même qui arrache les mauvaises herbes et plante les bonnes. »

Sur l’humilité qui doit précéder l’oraison, à propos de Luc, 5, 8 : Éloigne-toi de moi car je suis un pécheur. « …Ce que j’ai compris, c’est que tout l’édifice de l’oraison repose sur l’humilité, et que plus une âme s’abaisse dans l’oraison, plus Dieu l’élève ». Et aussi, à propos de Luc, 10, 38-42 : Marthe et Marie. « …[ne pas] vouloir être Marie avant d’avoir travaillé avec Marthe. »

Toujours sur l’humilité, à propos de 1 Corinthiens, 4, 7 : Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? « Si l’on sert le Seigneur avec humilité, il ne manquera pas de secourir (…) Mais si cette vertu n’est pas profondément enracinée en nous, il nous laissera, comme l’on dit, choir à chaque pas… »

Et encore, à propos de la deuxième Lettre de saint Jean, 4 : Vivre dans la vérité. « Je me demandais un jour pourquoi Notre-Seigneur aime tant la vertu d’humilité. Tout à coup, et sans réflexion, me semble-t-il, il me vint à l’esprit que c’est parce que Dieu est la suprême vérité et que l’humilité n’est autre chose que marcher dans la vérité. »

Sur la lassitude ou la paresse, à propos de Genèse 13, 2 : Abraham était très riche en troupeaux. « Jacob n’était pas moins saint par ce qu’il s’occupait de ses troupeaux ; Abraham et saint Joachim non plus, mais comme nous fuyons la peine, tout nous fatigue. J’en suis là aussi ; c’est pourquoi Dieu veut que j’aie bien de quoi me sortir de moi-même. »

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