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Cultiver son âme comme un jardin : quatre conseils de sainte Thérèse d’Avila

GARDEN

Shutterstock

Marzena Devoud - publié le 05/12/18 - mis à jour le 14/10/21

Pour sainte Thérèse d'Avila, notre vocation est celle d’un jardinier qui cultive son âme comme un jardin. Voici ses quatre conseils pour cheminer spirituellement, les mains dans la terre..

Le jardin de l’âme, sainte Thérèse d’Avila le décrit dans la « Vie« . Pour cette mystique du XVIe siècle, grande experte du cheminement spirituel, survient le temps de l’émondage survient toujours, après l’euphorie des débuts du cheminement spirituel que connaissent la plupart des convertis : le Seigneur fait le ménage. « Puis vient le temps de la sécheresse, dès que Dieu nous retire l’eau de sa grâce », souligne-t’elle. Ensuite arrive « une période où Dieu veut aider si bien le jardinier qu’Il prend sa place et fait presque tout le travail ». L’âme alors « est dans le ravissement. En un instant, le Jardinier céleste fait croître les fruits et les fait mûrir de telle sorte qu’elle peut vivre des fruits de son jardin ». Et sainte Thérèse conclut ainsi :

« Si cette terre a été profondément travaillée par les épreuves […] qui font comprendre à l’âme que les fruits de son jardin ne viennent pas d’elle-même, elle jouit de la haute oraison d’union et peut désormais faire part aux autres des avantages spirituels qu’elle a reçus, sans s’appauvrir ».

Notre intériorité… un jardin

Ce jardin de l’âme est pour sainte Thérèse d’Avila une mise en récit de la vie de prière. Elle aimait beaucoup ce passage de l’Évangile selon saint Jean, celui où la samaritaine dit à Jésus « Seigneur, donne-moi de cette eau, que je n’aie plus soif. » Thérèse le découvre à travers une peinture qui décorait un des salons de sa maison familiale  : au bord d’un puits, Jésus est assis, en train de dialoguer avec une femme venue chercher de l’eau. Au bas de ce tableau : une inscription en latin, citant l’Évangile : « Donne-moi à boire ».  

Dans l’esprit de Thérèse, cette image de l’eau et de la rencontre au bord d’un puits symbolise notre relation à Dieu. Elle va s’enrichir au fil du temps de toutes sortes d’images empruntées à la nature et à sa beauté qui exprime quelque chose de plus grand que nous. 

Thérèse a sous les yeux la terre de Castille, séchée par le soleil d’Espagne. Pour la rendre fertile, les jardiniers espagnols doivent trouver tous les moyens d’irrigation possibles… le puits, la noria ou roue à godets, le canal d’irrigation… Mais le meilleur arrosage ne dépend pas d’eux, mais de la pluie qui vient du ciel !

Quatre manières d’arroser notre jardin intérieur 

Au départ, notre jardin est ainsi en friches mais sainte Thérèse nous assure qu’en commençant à vivre la prière silencieuse – l’oraison – c’est Dieu lui-même qui se charge d’arracher les mauvaises herbes ! De nous dépend seulement l’arrosage du jardin – autrement dit la prière – pour que les fleurs grandissent et s’épanouissent, afin d’accueillir en nous « Celui que notre cœur aime. ». Il y a, selon la mystique,quatre manières d’arroser notre jardin intérieur : 

1. Le puits ou la prière

Notre prière ressemble à l’effort que le jardinier doit déployer pour aller puiser de l’eau au fond du puits. Il nous faut descendre – comme dans un puits – dans les mots de l’Évangile, lus et relus, pour y découvrir la présence de Dieu…

2.La roue à godets

Là, l’effort du jardinier se trouve un peu soulagé… Pour sainte Thérèse Dieu lui-même vient rejoindre nos efforts pour nous recueillir. C’est là où on commence à expérimenter Sa paix… même si les distractions nous chahutent encore !

En images : la jolie symbolique spirituelle des fleurs

3.Le canal d’irrigation

Il s’agit là d’une eau courante que le jardinier n’a plus qu’à canaliser… « Dieu aide tellement le jardinier qu’il prend sa place en quelque sorte, et fait lui-même presque tout », précise sainte Thérèse. Notre recueillement dans la prière est de plus en plus profond et nous commençons à apprendre à laisser faire l’Esprit saint qui prie en nous…

4. La pluie

Enfin, il y a la pluie abondante : le jardinier n’a rien à faire qu’à laisser la bonne pluie imbiber sa terre… Comme on ne peut décréter qu’il pleuve, cette forme de prière est un don de Dieu. Pour la mystique espagnole, c’est le Seigneur qui arrose alors « sans aucun travail de notre part, et ce mode d’arrosage est, sans comparaison, supérieur à tous ceux dont nous avons parlé. » Cette prière « laisse l’âme remplie d’une extrême tendresse d’amour », conclut-t-elle. 

Le jardin n’est-il pas une magnifique métaphore dont les fruits et fleurs récoltés sont des fruits et fleurs de sainteté ? 

Découvrez en images les jardins de la Bible
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âmejardinThérèse d'Avila
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