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Quand Jésus a convaincu Mère Teresa de fonder les Sœurs de la charité

© Dennis Jarvis/Flickr CC
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En septembre 1946, au cours d’un voyage en train, une voix a soudainement changé le cours de son existence…

Sœur Teresa est en voyage, dans un train parti de Calcutta. Nous sommes en 1946. Ce jour-là, un fait bouleversera à jamais l’existence de la future Mère Teresa, la « Mère de Calcutta », qui sera déclarée sainte le 4 septembre prochain, soit à la veille du 19e anniversaire de sa mort.

Autour d’elle, dans le wagon, tous les passagers dorment. Teresa ne dort pas mais se sent lasse. Elle n’arrête pas de prier, de penser aux conditions qui l’entourent. « Qui sait combien souffrent ces mères qui ne peuvent donner à manger à leurs enfants, qui les voient mourir sans rien pouvoir faire pour l’empêcher, cela doit être atroce », pense-t-elle.

La voix de Jésus

Soudain se produit un fait incroyable, elle entend une voix : « En Inde il y a tant d’âmes pures, tant d’âmes qui n’ont pour seul désir que celui de se donner à Dieu ». Sœur Teresa lève la tête, regarde autour d’elle, mais tout le monde dort, raconte Roberto Allegri dans son ouvrage Mère Teresa la mère de Calcutta.

« Si seulement tu répondais à mon appel et m’apportais ces âmes. Si tu pouvais les arracher au diable », poursuit la voix. La Voix est partout. Teresa ne l’entend pas seulement avec ses oreilles, elle la perçoit dans son corps et dans son esprit, la sent flotter dans les airs, dans tout le compartiment, comme venant des passagers pourtant endormis.

« Sauve les pauvres »

Teresa a compris. Cette voix est une intuition, et son cœur commence à battre très fort, l’émotion est à son comble. Elle joint ses mains, les serre contre sa poitrine, et s’incline. « Jésus, Jésus, c’est toi ? Je t’écoute Seigneur, parle-moi, parle-moi encore ! »

« Si seulement tu savais la souffrance que j’éprouve à voir tous ces enfants dans la rue. Toutes ces personnes dans le désespoir. » La voix monte, devient assourdissante. Teresa répond : « Seigneur, ces pauvres gens t’attendent. Ils attendent ton aide, ne les abandonne pas ». Et Jésus : « Je ne peux pas aller vers eux tout seul. Ils ne me connaissent pas, ne me veulent pas ! Toi vas-y, va parmi eux et amène-moi avec toi ».

Teresa : « Moi ? Tu veux que j‘aille chez les pauvres, ceux que j’ai vus ce soir ? ».

Jésus : « Oui, ceux-là. Et tant d’autres. Je veux entrer dans leurs maisons sombres et tristes. Amène-moi avec toi. Sois leur victime. Immole-toi dans ton amour pour moi, et ils me verront, et alors m’aimeront à leur tour ».

Les habits de Marie

Alors Teresa, perplexe, lui demande : « Être leur victime ? Que veux-tu dire par là ? ». Jésus : « Ta vocation est d’aimer et souffrir. Et de sauver les âmes. En agissant ainsi, tu exauceras le désir de mon cœur ».

Quand la religieuse demande à Jésus ce qu’elle doit faire, le Seigneur lui répond : « Je veux des sœurs indiennes. Qui soient des missionnaires de la charité, qui soient mon feu d’amour parmi les pauvres, parmi ceux qui meurent dans la rue. Ces religieuses conduiront à moi les pauvres et offriront leurs vies pour les âmes ».

Jésus dit encore : « Tu porteras les habits que portent les gens simples, comme s’habillait ma mère qui était pauvre et humble. Ton sari sera mon symbole ». Teresa hésite. « Seigneur, je ne sais pas si je serai capable… ».

Jésus lui adresse alors son dernier message : « Ne crains rien. Je serai toujours avec toi. Ne me repousse pas, laisse faire. Aie toujours confiance en moi, aveuglement. Prie toujours avec ferveur et toutes les difficultés s’évanouiront ».

Dans les mains du Seigneur

Teresa reste en prière, immobile, les yeux fermés, mais comblée de joie, une joie si forte qu’elle est sans force, épuisée. « J’ai fait comme tu m’as dit Maman, murmure-t-elle du bout des lèvres. J’ai mis mes mains dans celles de Jésus. Et Il me les a serrées avec amour ».

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