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Pape François : « Être des enfants de Dieu est dans notre ADN »

© GABRIEL BOUYS/AFP
Pope Francis celebrates a Pentecost mass in St.Peter's Basilica at the Vatican on May 15, 2016. / AFP PHOTO / GABRIEL BOUYS
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Lors de la messe de la Pentecôte, et au Regina Cœli, le Saint-Père est revenu sur la fonction "d’aide-mémoire" du Saint-Esprit pour arracher l’homme de "sa condition d’orphelin".

Avec la fête de la Pentecôte se termine la longue période pascale commencée avec le mercredi des Cendres. Cinquante jours après la Résurrection du Christ, la liturgie invite le chrétien à « ouvrir son cœur et son esprit à l’Esprit Saint » que Jésus, au Cénacle, avait promis aux siens au soir du Jeudi saint et « obtenu pour nous, par sa Résurrection (…) pour lier notre vie au Père » en nous enseignant « toute chose, soit l’unique chose indispensable : aimer comme Dieu aime », a rappelé le pape François dimanche, à la messe de la Pentecôte et avant la prière du Regina Cœli, la prière qui remplace celle de l’Angélus pendant toute la période pascale.

L’Esprit Saint aide à « intérioriser »

Le pape François, comme chaque dimanche, devant des milliers de pèlerins et fidèles, rassemblés place Saint-Pierre, est revenu sur la liturgie du jour centrée, en ce jour spécial, sur la fonction « d’aide-mémoire »  de l’Esprit Saint, envoyé effectivement par le Père, pour « tout enseigner » et faire en sorte que « l’on se souvienne » de tout ce que Jésus a dit lors de son existence sur Terre. L’Esprit Saint, a rappelé le Pape, « n’enseigne rien de différent, mais rend vivant, rend actif l’enseignement de Jésus, afin que le temps qui passe ne l’efface ou ne l’affaiblisse. L’Esprit Saint déclenche cet enseignement à l’intérieur de notre cœur, nous aide à l’intérioriser, fait en sorte de l’intégrer en nous comme une partie de nous-même, chair de notre chair ». En même temps, ce cœur, il le prépare pour « être capable de recevoir les paroles et les exemples du Seigneur ».

« L’autre Défenseur »

À chaque fois que la parole de Jésus est accueillie avec joie dans notre cœur, c’est à l’Esprit Saint qu’on le doit, « l’autre Défenseur », comme l’appelle l’Évangile (Jn 14, 15-16), qui désigne à la fois « le Consolateur, l’Avocat, l’Intercesseur », autrement dit « Celui qui nous assiste, nous défend, marche à nos côtés dans la vie et dans notre lutte pour le bien et contre le mal », a expliqué le Pape. Et si Jésus dit « un autre Défenseur » c’est parce que le premier c’est Lui, « Lui qui s’est fait chair pour assumer notre condition humaine et la délivrer de l’esclavage du péché », a souligné le Pape.

Jésus a dit à ses disciples : « Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements. Moi, je prierai le Père et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous » (Jn 14, 15-16). Ces paroles sont, pour le Souverain Pontife, une nouvelle occasion de rappeler aux chrétiens que « l’amour pour une personne, mais également pour le Seigneur, ne s’exprime pas avec des mots, mais dans les faits », en impliquant toute sa vie. Être chrétien n’est pas seulement une question d’appartenance – « appartenir à une certaine culture ou adhérer à une certaine doctrine », a-t-il précisé – mais plutôt une question de « liens » – « lier sa vie, sous tous ses aspects, à la personne de Jésus et, à travers Lui, au Père », grâce à l’Esprit Saint qui est « l’Amour qui unit le Père et le Fils et procède d’Eux », et permet donc à tous de « vivre la même vie que Jésus ».

« Une œuvre ré-génératrice »

L’Histoire du Salut est « une œuvre ré-génératrice ». Lors de la messe de la Pentecôte, qu’il a présidée à la basilique Saint-Pierre juste avant, le pape François a beaucoup insisté sur la fonction du Paraclet, de cet autre Défenseur dont l’objectif premier et principal est de « rétablir nos relations avec le Père, nous arracher à la condition d’orphelins et nous rendre celle qui fait de nous des fils de Dieu ».

Tant de signes sont révélateurs de notre condition d’orphelins : « Cette solitude intérieure que nous éprouvons même au milieu de la foule et qui parfois peut devenir tristesse existentielle ; cette prétendue autonomie par rapport à Dieu qui s’accompagne d’une certaine nostalgie de sa proximité ; cet analphabétisme spirituel diffus à cause duquel nous nous retrouvons dans l’incapacité de prier ; cette difficulté à percevoir comme vraie et réelle la vie éternelle, comme plénitude de communion qui germe ici-bas et s’épanouit au-delà de la mort ; cette difficulté à reconnaître l’autre comme un frère, en tant que fils du même Père (…) ».

Fils du même Père, c’est dans notre ADN

L’appartenance au Christ, signifiée par l’Esprit, nous fait entrer « dans une nouvelle dynamique », a encore affirmé le Pape. Nous ne sommes plus orphelins, « mais fils du même Père », et « cela change tout ! ». Notre condition « de fils » est « ce pour quoi nous sommes faits », elle est « notre plus profond ADN« , a insisté le Pape. Et celui qui s’immerge avec foi dans ce mystère de régénération renaît à la plénitude de la vie filiale », a-t-il promis.

Les missionnaires en première ligne

Et c’est à la Pentecôte que le pape François a choisi de publier son message pour la Journée mondiale des missions 2016 sur le thème « Église missionnaire, témoin de miséricorde. Le mandat de l’Évangile ». Cette journée se tient chaque année le troisième dimanche du mois d’octobre. Après la prière du Regina Cœli, le Souverain Pontife a prié l’Esprit Saint de « rendre plus forts tous les missionnaires ad gentes et de soutenir la mission de l’Église dans le monde entier ». Il a invité pèlerins et fidèles à demander à l’Esprit Saint de « donner des jeunes – filles et garçons – qui ont envie d’aller annoncer l’Évangile ».

« Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, et leur apprenant à observer tout ce que je vous ai prescrit » (Mt 28, 19-20) ne s’est pas achevé. Au contraire, affirme le Pape dans son message, « il nous engage tous, dans les scénarios présents et les défis actuels, à nous sentir appelés à une “sortie” missionnaire renouvelée ». Chaque peuple et chaque culture, souligne-t-il, « ont le droit de recevoir le message du salut qui est le don de Dieu pour tous », et cela est « d’autant plus nécessaire » que de nombreuses situations de crises humanitaires, de guerres et d’injustices attendent encore de trouver des solutions.

De plus en plus de femmes

Sous l’action de l’Esprit Saint, assure-t-il, nous pouvons « devenir miséricordieux comme notre Père céleste, en apprenant à aimer comme Il nous aime et en faisant de notre vie un don gratuit, un signe de Sa bonté » (Bulle Misericordiae Vultus, n°3). Et cela, les missionnaires le savent par expérience. Mais tous les chrétiens sont invités à « sortir », en tant que disciples missionnaires, chacun pouvant mettre au service des autres « ses propres talents, sa propre créativité, sa propre sagesse et sa propre expérience en ce qui concerne l’annonce du message de la tendresse et de la compassion de Dieu à l’ensemble de la famille humaine ». À ce propos, le Pape s’est réjoui de « la considérable et croissante présence féminine au sein du monde missionnaire » qui constitue, selon lui « un signe éloquent de l’Amour maternel de Dieu ».

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