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Pape François : "Les larmes adoucissent les peines" et "soignent contre l’indifférence"

© ANTOINE MEKARY / ALETEIA

Isabelle Cousturié - Publié le 06/05/16

À la veillée de prière pour sécher les larmes de tous "les affligés" de la vie, le Saint-Père a offert une belle illustration d’un des plus beaux gestes de miséricorde spirituelle : consoler son prochain !

« Que de tristesse il nous arrive de découvrir sur tant de visages que nous rencontrons. Que de larmes versées à chaque instant dans le monde », a souligné le pape François à la grande Veillée du 5 mai, jour de l’Ascension, pour « essuyer les larmes »  de tous « les affligés » de la vie. Veillée qu’il a souhaité personnellement comme illustration d’un des sept gestes (œuvres) de miséricorde spirituelle, auquel il demande de s’ouvrir, en cette année jubilaire.

La célébration a eu lieu en présence du reliquaire des Larmes de la Vierge de Syracuse, célébrant l’amour maternel de Marie, lui-même expression de l’Amour de Dieu, de son soutien et de sa Miséricorde.

La prière, le vrai remède à nos souffrances

Trois témoignages ont marqué la célébration : celui de Felix Qaiser, un chrétien réfugié politique, journaliste pakistanais, parti se réfugier en Italie après avoir été menacé, ainsi que sa famille, par des intégristes musulmans; celui d’un couple dont le fils s’est suicidé; et de jumeaux dont l’un a été sauvé par la conversion de son frère (cf. Radio Vatican). « Au moment de la défaillance, de l’émotion, et des pleurs, la prière est le vrai remède à notre souffrance. Nous pouvons sentir la présence de Dieu près de nous. La tendresse de son regard nous console, la force de sa parole nous soutient, en nous insufflant l’espérance », a dit le Pape à leur intention et à l’intention de tous ces « visages souffrants »  que nous rencontrons, dont les larmes forment ensemble « un océan de désolation qui demande pitié, compassion, consolation ».

© Antoine Mekary / ALETEIA
Le pape François à la grande Veillée du 5 mai, jour de l'Ascension © Antoine Mekary / Aleteia

Et les larmes les plus amères sont celles provoquées par la méchanceté humaine: Le Pape a prié pour les chrétiens persécutés, pour les personnes menacées de mort, torturées, réduites à l’esclavage ; pour les enfants victimes d’abus, pour les victimes de guerre, de terrorisme et de violences; pour les personnes handicapées et leurs familles; pour tous ceux qui sont accusés injustement; pour ceux qui sont déprimés, angoissés, désespérés; pour les victimes d’addictions, les personnes séparées de leurs familles, pour ceux qui ont perdu leur maison, leur patrie et leur travail.

La raison toute seule « n’est pas capable de faire la lumière au fond de soi, de saisir la douleur que nous éprouvons et de donner la réponse que nous attendons ». Il faut chercher dans les « raisons du cœur »  la vraie explication de ce mystère.

Et la compassion

Dans les moments de tristesse, dans la souffrance de la maladie, dans l’angoisse de la persécution et dans la douleur du deuil, chacun cherche une parole de consolation. Nous sentons fortement le besoin que quelqu’un nous soit proche et éprouve de la compassion envers nous.

Le pape François a alors rappelé les larmes de Jésus, passé lui aussi par les épreuves de « la peur de souffrir et de mourir, la déception et le découragement ». Ces larmes si émouvantes, versées «  sans pouvoir se retenir », après avoir vu Marie pleurer  la mort de son frère Lazare (Jn 11, 33-35),  « ont déconcerté beaucoup de théologiens au cours des siècles », mais ont surtout « lavé beaucoup d’âmes, adouci beaucoup de blessures », a-t-il commenté. Car elles ont montré que « si Dieu a pleuré, je peux moi aussi pleurer, sachant que je suis compris ». Elles sont donc un enseignement pour tous les chrétiens, invités à  » partager la douleur d’autrui », à « participer au malaise et à la souffrance de ceux qui vivent dans les situations les plus douloureuses ». L’antidote contre l’indifférence face aux souffrances de nos frères.

L’agnus Dei

Après l’homélie du Pape, les fidèles ont pu remettre leurs intentions de prières sur des billets portés à l’autel durant la prière. Le Souverain Pontife a ensuite remis aux représentants de tous ceux qui portent sur leurs épaules des histoires humaines de grande souffrance, l’image sacrée de l’Agneau Pascal, tirée du cierge pascal, pour soutenir la vie des baptisés, comme « signe visible de la miséricorde de Dieu ».

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