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Un lycéen français à la rencontre des chrétiens syriens

Mgr Rey et Baptiste devant le Krak des chevaliers © DR
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Après avoir rencontré des personnalités de tous les horizons, dont le pape François, Baptiste, 17 ans, a accompagné Mgr Rey au Proche-Orient. Entretien.

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Après avoir présenté son travail de fin d’étude au Pape en personne l’année dernière, un jeune catholique pratiquant est parti en Syrie au début du mois à la rencontre des chrétiens d’Orient dans le cadre d’un voyage qui l’a profondément marqué comme en témoigne cet entretien.

Aleteia : Comment l’occasion d’aller en Syrie s’est-elle présentée à vous ?
Baptiste : En réalisant avec mon camarade Édouard notre TPE l’année dernière, nous avons fait la connaissance de Mgr Dominique Rey (évêque de Fréjus-Toulon, ndlr). Nous lui avons alors fait part de notre envie de partir en Syrie à la rencontre des chrétiens d’Orient. Il a finalement rendu tout cela possible ; ne nous restait alors plus qu’à financer notre voyage, ce que nous avons fait en grande partie grâce à des dons.

Comment avez-vous trouvé les Syriens ?
Ce qui frappe immédiatement sur place ce sont ces sourires qui illuminent leurs visages, en particulier ceux des chrétiens. Ils sont tous remplis d’une grande espérance, parce qu’il ont conscience que Dieu les comble malgré leur quotidien dramatique. Nous avons été témoins d’une pauvreté certaine mais n’avons en revanche pas perçu une quelconque misère sociale. Les voir heureux, malgré le fait qu’ils ne possèdent plus rien, a fait renaître en moi une profonde espérance. Imaginez qu’ils reconstruisent leurs églises avant même leurs propres maisons. Cela nous a rappelé à quel point, nous catholiques français, avons un rôle à jouer dans notre propre pays. Nous aussi devons faire face à une crise sociale grave que nous dépasserons en prenant exemple sur les chrétiens d’Orient. Si nous voulons changer les choses, il faut que nous soyons armés de cette même espérance qui les anime. Sans cela, nous n’iront nulle part. Saint Augustin lui-même disait que « seule l’espérance permet de retrouver la dignité humaine ».

Que vous ont-ils dit de plus marquant ?
Ils nous ont demandé de parler d’eux au maximum à notre retour en France, que nous témoignions qu’ils sont encore là et qu’ils feront tout pour ne pas disparaître. Ils nous aussi demandé de prier pour eux et de les aider afin qu’ils puissent rester chez eux. Cette idée était très présente, ils ont une vraie volonté de rester dans leurs villages.

Ce voyage semble vous avoir secoué, revenez-vous changé ?
Oui, je suis décidé à être plus joyeux désormais ! Au moment même où j’ai vu ces enfants sourire, je me suis dit que je devais faire plus d’efforts dans ce sens. Je voudrais aussi essayer d’être témoin du Christ à chaque instant et rayonner de cette belle espérance qu’ils nous ont transmise. Ce séjour m’a par ailleurs fait m’interroger sur ma vie quotidienne. La Syrie est marquée par la défaite du matérialisme tandis qu’il règne en Occident. Trouve-t-on pour autant le bonheur à travers la consommation ? Je crois avoir désormais la réponse : non.

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