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« Amoris Laetitia » décrypté par le confident du Pape

© Antoine Mekary / ALETEIA
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L’exhortation post-synodale du pape François sur l’amour dans la famille est une vraie "charte" pour les prochaines décennies, assure Andrea Tornielli.

Beaucoup de difficultés et de défis. Mais aussi tout ce que l’amour conjugal apporte de positif. L’exhortation post-synodale « Amoris Laetitia » du pape François est une vraie « charte » pour les prochaines décennies. De l’importance de la sexualité (« don merveilleux de Dieu fait à ses créatures ») à deux chapitre-vadémécum sur l’amour entre mari et femme. La famille « est un bien dont la société ne peut se passer ». Des conseils sur l’éducation des enfants

Neuf chapitres pour un document de 264 pages, long et complexe : l’exhortation apostolique Amoris laetitia, la « joie de l’amour » du pape François clôture les deux synodes consacrés à la famille. Le premier chapitre offre une bonne base de citations bibliques, le deuxième dresse un tableau de la situation actuelle, le troisième parle de la vocation de la famille. Deux chapitres, le quatrième et le cinquième, portent essentiellement sur le thème de l’amour conjugal. Le sixième parle des perspectives pastorales, le septième de l’éducation des enfants. Et le huitième, qui fera certainement le plus débat, fournit des indications qui favorisent l’intégration des divorcés remariés.

 L’amour symbole des réalités intimes de Dieu  

Au premier chapitre, le pape rappelle que « la Bible abonde en familles, en générations, en histoires d’amour et en crises familiales ». Le « couple qui aime et procrée est la vraie ‘‘sculpture’’ vivante capable de mani­fester le Dieu créateur et sauveur. C’est pourquoi, l’amour fécond arrive à être le symbole des réalités intimes de Dieu ».

 Individualisme et chute démographique  

Au deuxième chapitre, il est question de « défis ». La famille est confrontée au danger croissant que « représente un individua­lisme exacerbé », qui fait « prévaloir, dans certains cas, l’idée d’un sujet qui se construit selon ses propres désirs élevés au rang d’absolu ». François met en garde contre les effets de  la chute démographique, due à « une men­talité antinataliste », et encouragée « par les politiques mondiales en matière de santé reproductive ». Il rappelle que « l’Église rejette de toutes ses forces les interventions coercitives de l’État en faveur de la contraception, de la stérilisation ou même de l’avortement ». Mesures qu’il qualifie d’ « inacceptables y compris dans des lieux à taux de natalité élevé », mais que les hommes politiques « encouragent » aussi dans les pays où le taux de nata­lité est très bas.

La maison

François relève que « le manque d’un logement digne ou adéquat conduit souvent à retarder la formalisation d’une relation ». Une « fa­mille et une maison sont deux choses qui vont de pair ». C’est pourquoi « nous devons insister sur les droits de la famille, et pas seulement sur les droits individuels. La famille est un bien dont la société ne peut pas se passer, mais elle a besoin d’être protégée ».

 L’exploitation des enfants  

L’exploitation sexuelle de l’enfance constitue « une des réalités les plus scandaleuses et les plus perverses de la société actuelle ».  Dans les sociétés traversées par la violence à cause de la guerre, du terrorisme ou de la pré­sence de la criminalité organisée, le phénomène dit « des enfants des rues s’accroît ». Et l’abus sexuel des enfants – insiste-t-il – « devient encore plus scandaleux quand il se produit dans des lieux où ils doivent être protégés, en particulier en famille, à l’école et dans les communautés et ins­titutions chrétiennes ».

Misère, euthanasie et autres fléaux  

Parmi les « graves menaces » qui pèsent sur la famille dans le monde entier, le Pape cite l’euthanasie et le suicide assisté. Puis il évoque la situation « des familles submergées par la misère, touchées de multiples manières, où les contraintes de la vie sont vécues de manière déchirante » ; parle de la toxicomanie, une des plaies de notre époque, « qui fait souffrir de nombreuses familles et finit sou­vent par les détruire.  Il en est de même en ce qui concerne l’alcoolisme, le jeu et d’autres addictions ».

Ne pas affaiblir la famille  

Affaiblir la famille « ne favorise pas la société », elle « porte préjudice à la maturation des personnes ». François regrette qu’il n’y ait plus une conscience claire de ce que « seule l’union exclusive et indissoluble entre un homme et une femme remplit une fonc­tion sociale pleine ». Nous devons reconnaître que « les unions de fait, ou entre personnes du même sexe, par exemple, ne peuvent pas être pla­cidement comparées au mariage. Aucune union précaire ou excluant la procréation n’assure l’ave­nir de la société ».

Mères porteuses, mutilations génitales, violences

Au paragraphe 54, le Pape parle des droits de la femme. Il trouve « honteux »  la « violence qui s’exerce parfois sur les femmes » : violence verbale, physique et sexuelle au sein de certaines familles, qui « contredit la nature même de l’union conjugale ». François évoque ensuite la question des « graves mutilations génitales de la femme » pratiquées dans certaines cultures, et celle de « l’inégalité d’accès à des postes de travail dignes et aux lieux où se prennent les décisions ».  Il rappelle également « le phénomène des mères porteuses » ou « l’instrumentalisation et la marchandisation du corps féminin dans la culture médiatique actuelle ».

 La « pensée unique » du gender  

Le Pape consacre quelques lignes au « gender », idéologie qui « nie la différence et la réciprocité naturelle entre un homme et une femme », laisse envisager « une société sans différence de sexe et sape la base anthropologique de la famille ». Cette idéologie induit des projets éducatifs et des orientations législatives qui « encouragent une identité personnelle et une intimité affective radicalement coupées de la diversité biologique entre masculin et féminin ». François estime « inquiétant » que « certaines idéologies de ce type, qui prétendent répondre à des aspira­tions parfois compréhensibles, veulent s’imposer comme une pensée unique qui détermine même l’éducation des enfants ».

Non à la « fabrique » d’enfants  

Autre inquiétude, « la possibilité de manipuler l’acte d’engendrer », en le rendant indépendant de la relation sexuelle entre un homme et une femme. De la sorte, la vie humaine et la parentalité sont devenues des réalités qu’il est possible de faire ou de défaire, principalement sujettes aux désirs des individus ou des couples ». « Ne tombons pas dans le péché de prétendre nous substituer au Créateur », souligne le Pape.

Éduquer les enfants, « droit primordial » des parents  

Au troisième chapitre, le pape François retrace le magistère de ses prédécesseurs et explique que le sacrement du mariage « n’est pas une convention sociale », mais « un don pour la sanctification et le salut des époux », une véritable vocation. Par conséquent, « la décision de se marier et de fonder une famille doit être le fruit d’un discernement vocationnel ». L’amour conjugal est ouvert à la fécondité. Et « l’éducation intégrale » des enfants est à la fois un « grave devoir » et un « droit primor­dial » des parents,  dont « personne ne devrait prétendre les priver ».

Instruction sur l’amour  

Au quatrième chapitre, le pape offre l’hymne à la charité de saint Paul comme modèle à suivre pour offrir des indications concrètes aux époux. Une des indications est « la patience réciproque »,  sans prétendre que « les relations soient idylliques ou que les personnes soient parfaites », et sans vouloir toujours être »au centre ». Il les invite à  être bienveillants et à « se donner pleinement, sans mesurer, gratuitement, pour le seul plaisir de donner et de servir » ;  mais aussi à ne pas se vanter ou se pavaner, car quand on aime on évite « de trop parler de soi » ; à ne pas devenir « arrogants et insupportables », mais « humbles » et « aimables » ; à ne pas mettre en relief « les défauts et les erreurs » de l’autre. Il invite les époux à ne jamais finir leur journée « sans faire la paix en famille », à se pardonner sans rancune, à parler en bien l’un de l’autre, en essayant de « montrer le bon côté du conjoint au-delà de ses faiblesses et de ses erreurs » et à avoir confiance en l’autre sans le contrôler, en lui laissant des « espaces d’autonomie ». Enfin, le pape invite les époux à un amour « contemplatif » l’un envers l’autre, en se souvenant que « les joies les plus intenses de la vie jaillissent quand on peut donner du bonheur aux autres ».

Message aux jeunes 

Le Pape, « en raison du sérieux de cet engagement public de l’amour », rappelle aux jeunes que le mariage ne saurait être « une décision précipitée », mais que pour cette même raison, on ne peut pas non plus la reporter indéfi­niment ». S’engager avec l’autre de manière exclusive et définitive comporte toujours « une part de risque et de pari audacieux ». Il faut « se donner du temps » et savoir écouter son conjoint, le laisser parler avant de « commencer à donner des avis ou des conseils ».  « Beaucoup de discussions dans le couple ne portent pas sur des questions très graves. Parfois il s’agit de petites choses, de peu d’importance, mais ce qui altère les esprits, c’est la manière de les dire ou l’attitude adoptée dans le dialogue. »

La sexualité, « un don merveilleux »  

Désirs, sentiments, émotions, « occupent une place importante dans le mariage ». François, en citant Benoît XVI,  explique que l’enseignement officiel de l’Église « n’a pas re­fusé « l’éros comme tel, mais a déclaré la guerre à sa déformation destructrice » qui « le prive de sa dignité, le déshumanise ». Dieu Lui-même « a créé la sexua­lité qui est un don merveilleux fait à ses créatures ». Jean Paul II a rejeté l’idée que l’enseignement de l’Église conduit à « une négation de la valeur du sexe humain », ou que simplement il le tolère en raison des « exigences d’une nécessaire procréa­tion ». Le besoin sexuel des époux n’est pas « ob­jet de mépris ». Certes, « souvent, la sexualité est dépersonnalisée et affectée par de nombreuses pathologies », de sorte qu’ « elle devient toujours davantage oc­casion et instrument d’affirmation du moi et de satisfaction égoïste des désirs et des instincts ». Il est donc impératif, selon le Pape, de réaffirmer clairement que l’ « acte conjugal imposé au conjoint sans égard à ses condi­tions et à ses légitimes désirs n’est pas un véritable acte d’amour et contredit par conséquent une exi­gence du bon ordre moral dans les rapports entre époux », que « toute forme de soumission sexuelle » doit être rejetée.

Accueillir la vie  

Le cinquième chapitre rappelle que la famille « accueille la vie ».  Si « un enfant naît dans des circonstances non désirées, les parents ou d’autres membres de la famille doivent faire tout leur pos­sible pour l’accepter comme un don de Dieu et pour assumer la responsabilité de l’accueillir avec sincérité et affection », rappelle le Pape. Les familles nombreuses « sont une joie pour l’Eglise », même si ceci n’implique pas d’oublier la saine mise en garde de saint Jean Paul II, lorsqu’il expliquait que la paternité responsable n’est pas une « pro­création illimitée ou un manque de conscience de ce qui est engagé dans l’éducation des enfants ». François rappelle l’importance pour l’enfant de se sentir « attendu ».  On aime un enfant «  parce qu’il est un enfant : non pas parce qu’il est beau, ou parce qu’il est comme-ci ou comme ça ; non, parce que c’est un enfant ! Non pas parce qu’il pense comme moi, ou qu’il incarne mes désirs ». A toute femme enceinte, le Pape recommande : «  Cet enfant mérite ta joie. Ne permets pas que les peurs, les préoccupations, les commentaires d’autrui ou les problèmes éteignent cette joie d’être un instrument de Dieu pour apporter une nouvelle vie au monde ».

 La présence de la mère…  

L’exhortation apostolique reconnait comme « très légitime, voire désirable » que les femmes veuillent « étudier, travailler, développer leurs capacités et avoir des objectifs personnels ». Mais en même temps, dit-il, « nous ne pou­vons ignorer le besoin qu’ont les enfants d’une pré­sence maternelle, spécialement au cours des pre­miers mois de la vie ». L’affaiblissement de la présence maternelle « avec ses qualités féminines est un risque grave pour notre monde ». Et le Pape de commenter : « J’apprécie le féminisme lorsqu’il ne prétend pas à l’uniformité ni à la négation de la maternité ».

… et les pères absents  

Le problème aujourd’hui serait « l’absence des pères ». Ils sont parfois « si concentrés sur eux-mêmes et sur leur propre travail et parfois sur leur propre réalisation individuelle qu’ils en oublient même la famille. Et ils laissent les en­fants et les jeunes seuls ». La présence paternelle, « est affec­tée aussi par le temps toujours plus important qu’on consacre aux moyens de communication et à la technologie du divertissement ». Mais dire « présent » n’est pas la même chose que dire « contrôleur », parce que « les pères qui contrôlent trop anéantissent leurs enfants »

Oui aux adoptions  

L’adoption « est une voie pour réaliser la ma­ternité et la paternité d’une manière très généreuse ». Le Pape encourage ceux qui ne peuvent avoir d’enfants à « faire preuve de générosité et à ouvrir leur amour matrimonial en vue de recevoir ceux qui sont privés d’un milieu familial approprié ». Il réaffirme également l’importance « d’in­sister pour que la législation puisse faciliter les pro­cédures d’adoption, surtout dans les cas d’enfants non désirés, en vue de prévenir l’avortement ou l’abandon ». La famille « ne doit pas se considérer comme un enclos appelé à se protéger de la société », ni se croire « séparée » de tout le reste. « Dieu a confié à la famille le projet de rendre le monde “domestique”,  pour que tous puissent sentir chaque homme comme un frère. » Cela implique aussi de se tourner vers les pauvres et les souffrants. Le petit noyau familial « ne devrait pas s’iso­ler de la famille élargie, incluant les parents, les oncles, les cousins, ainsi que les voisins ».

 Le cri des personnes âgées  

« Nous devons réveiller le sentiment collectif de gratitude, d’appréciation, d’hospitalité, qui ait pour effet que la personne âgée se sente une partie vivante de sa communauté ». François observe que « l’attention à l’égard des personnes âgées fait la différence d’une civilisation” le document renferme aussi une invitation à ne pas considérer le beau-père ou la belle-mère, et tous les parents du conjoint comme des « rivaux » ou des « envahisseurs ».

Familles, les « principaux acteurs » de la pastorale  

Le sixième chapitre de l’exhortation est consacré aux perspectives pastorales. François demande « un effort d’évangélisation et de catéchisme envers la famille » et « une conversion missionnaire » de toute l’Église, pour ne pas s’en tenir à « une annonce purement théorique et déta­chée des problèmes réels des gens ». La pastorale familiale « doit faire connaître par l’expérience que l’Évangile de la famille est une réponse aux attentes les plus profondes de la personne humaine ». Le texte insiste sur l’importance que les séminaristes reçoivent « une formation interdisciplinaire plus étendue sur les fiançailles et le mariage, et non seulement une formation doctrinale ».

 Se préparer au mariage  

François insiste beaucoup sur l’importance de « mieux préparer les fiancés » à leur mariage, en impliquant davantage toute la communauté. On laisse à chaque Eglise locale le soin de s’organiser. « Il s’agit d’une sorte d’“initiation” au sacrement du mariage ». Ne pas oublier « les pré­cieuses ressources de la pastorale populaire », comme par exemple le jour de la saint Valentin, qui, « dans certains pays, pro­fite plus aux commerçants qu’à la créativité des pasteurs ». La préparation doit aussi leur donner la possibilité “de reconnaître des incompatibilités ou des risques »,  et donc de mettre un terme à leur relation.

« Trop focalisés sur les préparatifs »  

« La préparation immédiate du mariage tend à se focaliser sur les invitations, les vêtements, la fête et les détails innombrables qui consomment aussi bien les ressources économiques que les éner­gies et la joie. Les fiancés arrivent au mariage, stres­sés et épuisés. » « Chers fiancés, appelle le Pape, ayez le courage d’être différents, ne vous laissez pas dévorer par la société de consommation et de l’apparence. »

 Oui à Humanae vitae  

Le pape François demande de redécouvrir l’encyclique de Paul VI et Familiaris consortio du pape Jean Paul II, « pour combattre une mentalité souvent hostile à la vie ».

Conseils aux jeunes époux  

Le pape suggère aux époux « une série de rites quotidiens ». « C’est bon de se donner toujours un baiser le matin, se bé­nir toutes les nuits, attendre l’autre et le recevoir lorsqu’il arrive, faire des sorties ensemble, parta­ger les tâches domestiques ». Mais il est bon aussi « d’interrompre la routine par la fête, de ne pas perdre la capacité de célébrer en famille ».

 Les crises se résolvent

Avec une « aide appropriée et par l’action réconciliatrice de la grâce, bon nombre de crises conjugales sont surmontées d’une manière satisfaisante ». « Savoir pardonner et se sentir pardonné constitue une expérience fondamentale dans la vie familiale ». L’art difficile de la réconciliation, qui nécessite le soutien de la grâce, a besoin de « la géné­reuse collaboration de parents et d’amis, et parfois même d’une aide externe et professionnelle ».

Jamais utiliser les enfants comme « otages » 

Aux parents séparés, François supplie : « Il ne faut jamais, jamais, jamais prendre un enfant comme otage ! (…) Que les enfants ne soient pas ceux qui portent le poids de cette séparation, qu’ils ne soient pas uti­lisés comme otages contre l’autre conjoint, qu’ils grandissent en entendant leur maman dire du bien de leur papa, bien qu’ils ne soient pas ensemble, et que leur papa parle bien de leur maman ». Le Pape affirme que le divorce est un « mal » et trouve inquiétante « l’augmentation du nombre des divorces ».

Des homosexuels dans la famille  

L’expérience d’avoir en leur sein des personnes manifestant une tendance homosexuelle, est « une expérience loin d’être facile tant pour les parents que pour les enfants ». Le Pape réaffirme que «  toute personne, indépendamment de sa tendance sexuelle, doit être respectée dans sa dignité et accueillie avec respect », évitant ‘ « toute marque de discrimination injuste ». «Il s’agit, au contraire, d’assurer un accom­pagnement respectueux des familles, afin que leurs membres qui manifestent une tendance homo­sexuelle puissent bénéficier de l’aide nécessaire pour comprendre et réaliser pleinement la volonté de Dieu dans leur vie ». Et nouveau NON à tout projet d’assimiler au mariage les unions entre personnes homosexuelles.

La « piqûre » de la mort

Le Pape rappelle l’importance d’accompagner les familles frappées par un deuil, en les aidant à « découvrir » que « nous qui avons perdu un être cher, nous avons encore une mission à accomplir, et que cela ne nous fait pas du bien de vouloir prolonger la souffrance, comme si elle constituait un hommage ».

 Qui guide nos enfants ?  

Au septième chapitre, consacré à l’éducation des enfants, le Pape invite à s’interroger sur « ceux qui sont chargés de leur divertissement et de leurs loisirs, sur ceux qui rentrent dans leurs chambres à travers les écrans, sur ceux à qui ils les confient pour qu’ils les guident dans leur temps libre ». Il faut toujours rester vigilants : « Les pa­rents doivent orienter et prévenir les enfants ainsi que les adolescents afin qu’ils sachent affronter les situations où il peut y avoir des risques d’agression, d’abus ou de toxicomanie, par exemple ». Mais attention à l’obsession de « vouloir avoir sous contrôle toutes les situations qu’un enfant pourrait traverser ». « Si un parent est obsé­dé de savoir où se trouve son enfant et de contrôler tous ses mouvements, il cherchera uniquement à dominer son espace. De cette manière, il ne l’édu­quera pas, ne le fortifiera pas, ne le préparera pas à affronter les défis », explique François.

 Comment éduquer  

La for­mation morale devrait toujours se réaliser « de façon inductive, de telle manière que l’enfant puisse arriver à découvrir par lui-même la portée de certaines valeurs, principes et normes, au lieu de se les voir imposées comme des vérités irréfutables ». En ce temps, « où règnent l’anxiété et la vi­tesse technologique, une tâche très importante des familles est d’éduquer à la patience.  Il ne s’agit pas d’interdire aux jeunes de jouer avec les dispositifs électroniques, mais de trouver la manière de créer en eux la capacité de distinguer les diverses logiques et de ne pas appliquer la vitesse digitale à tous les domaines de la vie ».

 Le risque « autisme technologique »

Les dispositifs électroniques « souvent, éloignent au lieu de rap­procher, comme lorsqu’à l’heure du repas chacun est rivé à son téléphone cellulaire, ou quand l’un des conjoints dort en attendant l’autre, qui passe des heures à jouer avec un dispositif électronique ». Enfants et adolescents sont parfois « déconnectés du monde réel », une forme « d’autisme technologique » qui « les expose plus faci­lement à la manipulation ». L’exhortation dit oui à une « éducation sexuelle qui préserve une saine pudeur », et encourage une éducation qui aide les enfants à comprendre que « les garçons aussi peuvent s’occuper de taches domestiques. Pour finir, il est fondamental que « les enfants voient d’une manière concrète que pour leurs parents la prière est réellement importante ».

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