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Les sans-abris ? Des menteurs, agressifs et ingrats !

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Un sacré point commun avec nous finalement.

Il est vrai que la communication avec un SDF se résume souvent à une expérience perturbante et déprimante, voire effrayante, surtout dans les grandes métropoles. Sans parler du sentiment de culpabilité qu’elle suscite.

Et puis ça ne change rien

La triste vérité, c’est que nous craignons l’agressivité verbale ou physique des SDF tout en sachant que nous ne pourrons pas résoudre leurs problèmes physiques, mentaux et affectifs en leur donnant quelques euros ou un ticket restaurant.

La plupart d’entre nous pense qu’une aumône risque d’empirer leur situation en les décourageant de chercher une aide à plus long terme. Nous craignons de devenir l’instrument d’une dépendance plus profonde, irrémédiable, dont ils ne sortiront plus.

« Il faudrait leur enseigner à devenir autonome plutôt qu’à faire la manche ! Nous payons déjà des impôts qui financent les aides sociales, pourquoi devrions-nous nous sentir coupables ? » Les arguments sont les mêmes et nous confortent dans nos certitudes paresseuses. Comme le disait un jour un commissaire de police d’une grande ville occidentale, « les mendiants pourraient simplement « disparaître » si les gens cessaient de leur donner de l’argent ! » Comme on supprime les pigeons en interdisant les miettes de pain. Il suffisait d’y penser.

Certes, mais là n’est pas le problème

Nous ne sommes pas appelés à sauver le monde mais à faire preuve de compassion, de charité et d’amour, en particulier envers ceux que nous croisons au quotidien. Nous avons le devoir de remonter le moral de nos frères humains épuisés et transis, agités, malodorants, méprisés, laissés quasiment pour mort sous nos yeux. Si l’on ne peut pas les aider tous, en aider un seul sera déjà un bon départ.

Nous pouvons, en un mot, l’empêcher de « disparaître », du moins dans l’immédiat. Comment aider ? Comment faire preuve de bonté et de charité envers les SDF en cette année de miséricorde ?

Dans un article publié aux États-Unis en novembre 2015, le cardinal Timothy Dolan avouait sa propre réticence à aider, mais il a trouvé une solution pour que son don ne se transforme pas en une bouteille (de bière, whisky, vin, etc.) de plus pour le sans-abri, ou un autre prétexte pour sombrer. Il donne des tickets-restaurant ou des chèques-cadeaux valables dans les supermarchés.

Une idée intelligente, et un don qui permet de choisir son achat (si les caissiers y veillent, les tickets restaurants ne sont valables que pour la nourriture prête à consommer) ou, avec les chèques-cadeaux, d’acheter des articles de toilette ou du petit électroménager. C’est ainsi qu’un sans-abri a pu se procurer l’antiseptique et les pansements dont il avait un besoin pour soigner ses plaies. Ainsi, quelques euros peuvent faire beaucoup pour aider quelqu’un à retrouver une part de dignité.

Le Cardinal Dolan nous rappelle qu’il existe une façon simple et efficace de faire preuve de miséricorde et de recréer du lien avec les défavorisés qui nous entourent. Mais ne recherchez pas la gratitude, vous ne la rencontrerez pas toujours. Le but des actes de miséricorde n’est pas la reconnaissance.

Et ne vous posez jamais la question de savoir si telle personne mérite votre charité, votre compassion ou votre amour. Nous-mêmes, sommes-nous si certains de gagner ce qui nous est donné ? « Nous devons aimer notre prochain sans nous demander s’il est digne de notre amour ou pas. Cette question n’est pas notre affaire, elle n’est d’ailleurs l’affaire de personne. Ce qui nous est demandé, c’est d’aimer, c’est cet amour lui-même qui nous rendra dignes, nous et notre prochain » (Thomas Merton).

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