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Archives du 7eme Art / Photo12
La Bible Bibbia, La / The Bible: In the Beginning (1966) USA Director: John Huston
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C’est une histoire de Salut par la foi : une rédemption que Dieu nous offre toujours, même au milieu des horreurs que nous avons provoquées.

« Après moi, le Déluge ! », c’est la formule même de l’irresponsabilité, et elle est d’autant plus criminelle qu’elle ne fait pas le tri dans les victimes annoncées, innombrables. Parmi les légendes de la Bible, l’histoire du Déluge universel et de l’Arche de Noé est certainement l’une des plus populaires. Toutes les civilisations ont des mythes comparables, qui proviennent certainement de la mémoire la plus reculée, sur une catastrophe naturelle à l’échelle de la planète.

« Yahweh vit que la méchanceté des hommes était grande sur la terre, et que toutes les pensées de leur cœur se portaient chaque jour uniquement vers le mal. Et Yahweh se repentit d’avoir fait l’homme sur la terre, et il fut affligé dans son cœur, et il dit : “J’exterminerai de dessus la terre l’homme que j’ai créé”. […] Mais Noé trouva grâce aux yeux de Yahweh » (Genèse, 6).

La légende est par définition hyperbolique et  indifférente tant à la vraisemblance qu’à l’exactitude. Mais son caractère saisissant repose justement sur le fantastique qui, avec la contraction à l’extrême du récit, traversant les siècles et les millénaires, est la source de sa force de persuasion, sa qualité de parabole. L’histoire du Déluge est bien le mythe fondateur de l’écologie politique moderne. Sans passer par les détours de la science, elle dit une vérité à retrouver à chaque époque : ce sont les hommes, qui par leur délire de toute puissance, violent la nature au point de déclencher des calamités.

Un exemple récent de lecture politique des cataclysmes : récemment, au Népal, l’abominable « fabrique » d’enfants destinés à satisfaire les commandes de couples majoritairement homosexuels a défrayé la chronique. Les Népalais ont interprété le terrible séisme qui venait de ravager le pays, comme un châtiment divin pour avoir accepté chez eux la pratique d’une infâme traite humaine. Bien soutenus par leur gouvernement, les parents rapatrièrent les nouveaux-nés de l’aéroport de Katmandou, pourtant saturé par les rotations d’avions de transport de l’aide internationale d’urgence. Les pauvres immigrées indiennes qui avaient accepté la grossesse pour de l’argent, et qui ne pouvaient prétendre à la moindre protection une fois le « produit » livré, n’ont pas eu cette chance.

Noé et nos lanceurs d’alerte

Après le « Déluge », le christianisme, religion de l’espérance, insiste sur le deuxième volet de l’histoire, celle de l’Arche construite par Noé pour sauver et les animaux et les hommes : c’est une histoire de Salut par la foi, la rédemption que Dieu nous offre toujours, même au milieu des horreurs que nous avons nous-mêmes provoquées.

L’histoire de l’Arche de Noé est une parabole sur la foi, ici celle d’un seul homme, capable  de sauver la planète par sa docilité aux ordres du Seigneur. Notre pape, en brandissant la Miséricorde comme un étendard, est d’ores et déjà le lanceur d’alertes le plus radical, parce que le plus ambitieux. Il désavoue toute logique belliciste de notre époque : fin de l’hypocrisie des représailles prétendument légitimes, fin de la loi du talion, abolie par le Christ.

Les tribunaux sont là pour enrayer les vengeances et rétablir la paix, et ce devrait être la règle au niveau des tribunaux internationaux. C’est le seul sens possible d’une justice d’inspiration chrétienne, capable de proposer la rédemption aux pires criminels, car après la pénitence et la repentance, elle permet la réconciliation, et la libération. Or dans nos pays qui ont aboli la peine de mort, celle-ci est revenue subrepticement, avec sa cruauté et son injustice foncière, sous l’euphémisme d’exécution extrajudiciaire. Ainsi nos médias voudraient que l’on trouve normal qu’un terroriste soit « abattu » plutôt que capturé et jugé. Les dernières opérations tant militaires que policières menées par la République française, depuis l’affaire Merah, appliquent cette règle, comme les États-Unis, la Grande-Bretagne ou Israël, pays réputés plus civilisés que d’autres…

Ne sous-estimons pas le courage de notre pape qui fustige « l’économie qui tue, le capital érigé en idole, l’ambition sans retenue de l’argent qui commande », bref « le fumier du diable » et tous les abus de pouvoir qui s’en nourrissent. Sans attendre la lecture de son dernier livre, nous savons que notre pape nous redonne le courage d’être tous lanceurs d’alerte comme lui, des disciples de Noé, et qu’il a trouvé la formule dont notre temps a besoin : oui, le nom de Dieu est bien Miséricorde.

Soyons avec François des disciples de Noé reconnaissants, et que la menace du « Déluge » recule devant la Miséricorde et ses miracles !

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