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Le sarcasme est l’antithèse de la miséricorde

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« Le sarcasme est selon moi la langue du Diable, raison pour laquelle j’y ai renoncé depuis bien longtemps » (Thomas Carlyle).

La semaine dernière, Aleteia a publié un article sur les 35 idées pour vivre la Miséricorde au quotidien. Point de doute, le numéro 1 sur la liste sera le plus difficile pour moi. Si vous lisez mon blog, vous connaîtrez mon penchant pour le sarcasme, ce dont je suis loin d’être fier. La limite entre sarcasme et satire est très ténue, et il m’arrive de la franchir.

En cette période de jubilé de la Miséricorde, il me semblait donc particulièrement opportun de me pencher sur cette question.

Le sarcasme vient du grec sarkadzein qui signifie « mordre la chair ». Métaphore révélatrice s’il en est ! Sorte de vélociraptor du verbe, plus tranchant et précis que la mâchoire la plus redoutable. Le sarcasme est facteur de séparation, mais pas au sens des Écritures. La Parole de Dieu est « plus aiguisée qu’une épée à deux tranchants » (He 4, 12), elle trie le bon grain de l’ivraie. En revanche, le sarcasme ne fait que séparer la vérité de la vérité. La Parole de Dieu est l’Évangile, la Parole qui nous donne la vie, nous montre la Miséricorde du Père. Le sarcasme quant à lui ne s’embarrasse d’aucune pitié, et sur ce point je rejoins Thomas Carlyle. Satan aime le sarcasme, car il laisse derrière lui une plaie qui ne cicatrise que difficilement.

Par opposition, le travail spirituel qui sous-tend la miséricorde constitue un acte de charité par lequel nous instruisons, conseillons, consolons et réconfortons notre voisin. Nous sommes ainsi appelés à faire preuve de patience, à supporter les torts et pardonner les offenses. Et pourtant, combien de fois sommes-nous témoins de sarcasme dans les médias sociaux, sur les blogs catholiques, dans les commentaires d’articles. Un sarcasme qui ne dit pas son nom et prend le prétexte de la correction fraternelle, telle une insulte déguisée en conseil. L’offense qui en résulte est pourtant rarement pardonnée. Si la miséricorde est le fruit de la charité (Catéchisme de l’Église catholique, 1829), alors il convient de renoncer au sarcasme. Ce bref moment de satisfaction après une remarque désobligeante ne vaut la peine d’engendrer une animosité qui certainement se prolongera dans le temps, et qui risquera d’atteindre la personne dans sa dignité, de lui faire perdre confiance, de perdre sa foi aussi. J’en ai moi-même fait l’expérience, en tant que victime et bourreau.

La miséricorde est un acte par lequel nous pouvons remettre les choses à leur place. À l’aurore du jubilé de la Miséricorde, il est temps pour moi d’en faire de même. Saint Jacques a écrit sans ambages : « Mais pour la langue, nul homme (de lui-même) ne la peut dompter, c’est un poison que l’on ne peut arrêter ; elle est remplie d’un venin mortel. Par elle nous bénissons le Seigneur et notre Père, et par elle nous maudissons les hommes qui ont été faits à l’image de Dieu. De la même bouche sortent la malédiction et la bénédiction ! Il ne faut pas, mes frères, qu’il en soit ainsi ».

Le premier pas pour moi sera donc celui-ci : à ceux que j’ai pu heurter par mes remarques sarcastiques, je demande pardon, et je demande la miséricorde si j’en viens à succomber à nouveau à la tentation. Et je pardonne ceux qui en ont fait de même à mon encontre.

Le premier pas donc. Le plus dur reste à venir.

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