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Le terroriste-type est un fils d’athées

© Al Furqan
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Un rapport du Centre de prévention contre les dérives sectaires liées à l'islam (CPDSI) affirme que les candidats au djihad viennent souvent de familles peu religieuses.

Le rapport, cité par Le Figaro, est fondé sur le témoignage de 160 familles. Il met en évidence la difficulté à comprendre le processus de radicalisation des jeunes candidats au djihad. Le plus souvent, ils ont basculé seuls, avec simplement l’aide d’une connexion Internet – dans 91% des cas – et de l’efficacité des vidéos de propagande islamistes.

Des jeunes plutôt issus des classes moyennes

Le rapport du CPDSI, souligne que les personnes enrôlées dépassant 30 ans sont très rares : les 15-21 ans représentent 63%, les 21-28 ans constituant l’essentiel des 37% restants. En revanche, le public s’élargit : « Les conversions au radicalisme, qu’elles soient musulmanes ou pentecôtistes, touchaient d’abord les mêmes milieux sociaux : deuxième génération d’immigrés, classes populaires déstabilisées, minorités visibles, jeunes en rupture et en quête d’une cause à défendre… Aujourd’hui, elles touchent toutes les classes sociales et peuvent faire basculer un jeune scolarisé dans une grande école ou une championne de natation, en pleines réussite et ascension sociale ».

Familles athées, installées en France de longue date

80% des familles mentionnées dans ce rapport sont « de référence athée », contre 20% qui pratiquent une religion musulmane, bouddhiste, juive ou chrétienne. Le jeune qui souhaite partir faire le djihad rompt avec tous ses proches. Loin d’être enfermé dans une religion héritée de sa famille, le jeune, au contraire, part en contradiction avec sa famille, dont il rejette les valeurs, explique le rapport : « Déchoir les parents de leur légitimité et donc de leur autorité constitue l’un des objectifs principaux des radicaux. Cela s’opère de la même façon dans les familles athées, juives, chrétiennes que dans les familles musulmanes ». Les jeunes concernés expliquent qu’ils n’ont plus rien à voir avec leurs parents car ils ne sont pas des « vrais musulmans », et il en va de même pour toute la famille et les amis.

Citoyens du monde

Seuls 10% des jeunes référencés dans l’étude ont un grand-parent étranger. Mais les aspirants djihadistes se sentent souvent « sans territoire », « de nulle part ». En fin de comptes, ce sont des jeunes gens révoltés contre le nihilisme, plutôt que des victimes d’une religion transmise par leurs familles. On peut mesurer à l’aune de ces résultats l’injustice de certaines réactions aux attentats du 13 janvier, comme le dessin de Johan Sfar dont le personnage disait « merci pour #prayforparis, mais nous n’avons plus besoin de religion… » Malgré toute la sympathie que l’on peut avoir à l’égard de l’auteur du Chat du rabbin, il conviendrait plutôt de dire « nous n’avons plus besoin de nihilisme » !

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