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Le Japon ne renonce plus à la guerre

un Mitsubishi F-15 de l'armée de l'air d'auto-défense japonaise
un Mitsubishi F-15 de l'armée de l'air d'auto-défense japonaise
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La réforme militaire qui doit permettre pour la première fois depuis 1945 à l'armée japonaise de combattre hors de l'archipel, a été adoptée samedi 19 septembre à l'aube.

La Diète a adopté une série de lois sur la sécurité nationale samedi 19 septembre au petit matin, passant outre les manifestations et les motions de censure de l’opposition. Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, a salué l’adoption par le parlement japonais de textes « nécessaires à protéger la vie des gens et un quotidien pacifique ». Textes qui suscitent l’hostilité d’une majorité de la population très attachée au pacifisme en vigueur dans l’archipel depuis 1945.

La remise en cause du pacifisme japonais

Non seulement ces lois remettent en cause le pacifisme japonais, mais elles sont considérées comme contraires à la Constitution par l’opposition, des spécialistes du droit nippon et de nombreux observateurs.

L’article 9 de la Constitution, prévoit que « le Japon renonce à jamais à la guerre en tant que droit souverain de la nation ». Une mesure adoptée au lendemain de la défaite de l’Empire du soleil levant dans la guerre du Pacifique face aux États-Unis, qui a conduit à la suppression de l’armée impériale et de la marine impériale japonaise. Le Japon ne dispose plus depuis lors que d’une armée dite d’auto-défense et ne déploie plus sur les théâtres d’opérations étrangers que des troupes de soin ou d’encadrement non combattantes.

L’environnement sécuritaire régional se complique

Beaucoup craignent à présent de voir le Japon emboîter le pas aux nations occidentales dans les conflits menés à travers le monde, principalement par les États-Unis, son allié historique, ou se livrer à une course à l’armement avec ses voisins, Chine et Corée du Nord, sur fond de contestation de la souveraineté de territoires en mer de Chine orientale.

Shinzo Abe veut faire de l’Archipel un « pays normal » au rôle accru dans les affaires internationales, répondant à « un environnement sécuritaire qui a fondamentalement changé autour [de lui] ». Si les Philippines, inquiètes elles aussi des velléités chinoises dans sa région, ont salué la décision nippone, à Pékin, on considère que ces nouveaux textes pourraient « compliquer » l’environnement sécuritaire régional.

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