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Saint Jacques apôtre, dit le majeur, une âme de feu

© Daniel Blanco
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Ce bouillant disciple de Jean-Baptiste apprit de Jésus la douceur et l’humilité et fut le premier apôtre martyrisé. Des pèlerins du monde entier vénèrent son tombeau à Compostelle.

Fêté le 25 juillet, Jacques est l’un des premiers apôtres de Jésus avec Jean, André et Pierre. Cette ancienneté lui vaudra l’appellation de "majeur", en opposition à son homonyme, Jacques d’Alphée, cousin de Jésus. Frère aîné de Jean l’évangéliste, les deux sont fils de Zébédée, un patron pêcheur du lac de Tibériade. Disciples de Jean Baptiste, ils ont suivi Jésus après son baptême pour devenir des pêcheurs d’hommes. Leur mère Marie Salomé suivra également le Maître avec d’autres femmes.

Fils du tonnerre

De tempérament fougueux et impulsif, Jacques hérita de ce surnom avec son frère Jean : "fils du tonnerre" (boanerguès). Un jour que les apôtres montaient à Jérusalem, Jésus en envoya quelques-uns en avant de lui, dans un village de Samaritains, pour préparer sa venue. On le sait, les Juifs méprisent les Samaritains qui sont séparés de Jérusalem depuis la mort de Salomon. Ceux-ci chassèrent les messagers et refusèrent donc de recevoir Jésus. Voyant cela, Jacques et Jean interpelèrent Jésus : "Seigneur, veux-tu que nous ordonnions qu’un feu tombe du ciel et les détruise ?" (Lc 9, 55). Celui-ci se retourna et les réprimanda. Ils avaient oublié que le Fils de l’homme n’était pas venu pour perdre les âmes, mais pour les sauver, et que le bon grain doit pousser avec l’ivraie.
 
Jésus exhortait régulièrement ses apôtres à se dépouiller de toute dureté de cœur envers le prochain. Il prêchait par l’exemple. Sa conduite conférait l’autorité, sans pouvoir excessif. Il ne se vengeait pas, ne recherchait pas les honneurs, contrairement aux apôtres. Par trois fois, Il leur annonça qu’Il sera livré aux grands-prêtres à Jérusalem, qu’ils Le condamneront à mort, qu’ils Le livreront aux païens, qu’ils Le tueront, mais qu’Il se lèvera d’entre les morts après trois jours. Ils ne comprenaient pas ; ces confidences de Jésus remettaient en question l’image qu’ils se faisaient du Messie.
 
Un jour, Salomé demanda cette faveur à Jésus : "Ordonne que mes deux fils que voici siègent, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ton Royaume" (Mt 20, 21). Jésus répondit : "Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire ?". Les deux frères répondirent par l’affirmative. Jésus ajouta : "Ma coupe, vous la boirez ; quant à siéger à ma droite ou à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé par mon Père" (Mt 20, 24). Lire la suite sur le blogue de Jacques Gauthier